OnzeMondial
·4 juillet 2026
Algérie : choix tactiques douteux, revalorisation salariale, communication... l'heure du bilan pour Petkovic, deux ans après son arrivée

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·4 juillet 2026

Sur la sellette avec l'Algérie, l'heure du bilan a sonné pour Vladimir Petkovic après deux ans de travail à la tête de la sélection.
Après la désillusion, le bilan. Battue par la Suisse vendredi à Vancouver (2-0), l'Algérie quitte la compétition avec beaucoup de regrets et laisse désormais Vladimir Petkovic face à de nombreuses interrogations. Prolongé jusqu’en juillet 2028 quelques jours avant le début du tournoi, le sélectionneur algérien voit son bilan être sérieusement remis en cause. Avec un salaire estimé à environ 135 000 euros mensuels, Petkovic est présenté comme le technicien le mieux rémunéré du continent africain. Un statut qui rend cette élimination prématurée encore plus difficile à accepter.
Sur le papier, le bilan du Bosnien restait pourtant positif avant le Mondial. Depuis son arrivée en 2024, il avait permis à l’Algérie de retrouver la Coupe du monde après douze ans d’absence, d’atteindre les quarts de finale de la CAN 2025 et de progresser au classement FIFA. Mais face à la Suisse, les statistiques n’ont pas suffi à masquer les lacunes affichées par son équipe.
Les choix de Petkovic interrogent depuis son arrivée. Après avoir montré un visage offensif intéressant contre l’Autriche (3-3), le sélectionneur a encore modifié son organisation. Ibrahim Maza a été utilisé dans un rôle hybride, sans véritable avant-centre de métier, tandis qu’Amine Gouiri a débuté sur le banc. Un nouveau choix tactique osé pour celui qui n'en est pas à son coup d'essai, sans aucun impact sur son équipe, qui commence à peser lourd au moment de faire les comptes.
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Après la rencontre, Petkovic a évoqué les erreurs commises et le niveau élevé de la compétition, rappelant que le retour de l’Algérie en Coupe du monde était déjà une réussite en soi. Un discours qui risque de mal passer auprès des supporters, frustrés par le manque de caractère et d’ambition affiché lors de cette élimination. Malgré sa récente prolongation, Vladimir Petkovic sait désormais que la suite de son mandat s’annonce beaucoup plus mouvementée que prévu, annoncé sur le départ. S'il n'y a pas tout à jeter dans le mandat du Bosniaque, il sera dur de tirer du positif de ces deux dernières années, l'Algérie prenant du retard sur ses rivaux en plein essor, dont le Maroc. Il faut désormais (presque) tout reconstruire.
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