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·20 février 2026
Amadou Haidara, un renfort d’envergure internationale parfaitement « Lens compatible »

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·20 février 2026

Si le feu des projecteurs a tendance à être surtout braqué sur Allan Saint-Maximin ces dernières semaines, il ne faut pas oublier que le RC Lens a recruté cet hiver un autre joueur de grande envergure en la personne d’Amadou Haïdara. Le transfuge de Leipzig a tendance à rester dans l’ombre pour le moment, le temps de retrouver son meilleur niveau après six mois sans jouer en Allemagne.
Il y a encore un an, lorsque le milieu malien était toujours un incontournable de Leipzig et qu’il était scruté par les grands d’Europe année après année, il aurait été difficile de l’imaginer débarquer un jour à Lens. Pourtant, son statut ne l’empêche pas de s’apparenter à un numéro 4 dans la hiérarchie des milieux lensois, derrière Adrien Thomasson, le « petit frère » malien Mamadou Sangaré, ou le jeune Andrija Bulatovic. Mais Pierre Sage tempère cette façon de voir la hiérarchie : « Ce qu’il faut intégrer dans la manière de présenter le joueur, c’est aussi le fait qu’il n’ait pas du tout joué sur la première partie de saison. Il faut lui permettre de retrouver un bon niveau d’entraînabilité. On est en train d’y arriver. C’est vrai que, pour l’aider, des minutes de match supplémentaires accéléreraient les choses, mais aujourd’hui, il y a aussi l’ambition collective qui nous éloigne un peu de ce schéma-là. Dans tous les cas, c’est un joueur qui va compter pour cette fin de saison, par son expérience, par ses rentrées, peut-être par certaines titularisations. En tout cas, l’année prochaine, dès que les cartes seront redistribuées, ce sera forcément beaucoup plus aisé pour lui. »

Amadou Haïdara est ainsi également là pour préparer la saison prochaine, quand tout sera remis à plat. « Je lui dis exactement les choses que je vous dis, et il est pleinement en phase avec ces choses-là, assure Pierre Sage. Il est assez conscient. Et il a aussi l’ambition de me faire un peu mentir sur mes positions, en tout cas de les faire évoluer, donc c’est très bien. Tout le monde tire profit de cet échange. » En attendant, les séances d’entraînement sont l’occasion pour chacun de voir qu’on n’a pas affaire au premier venu : « On sent le joueur qui a vécu des choses, qui est dans l’initiative, qui sait vivre dans un vestiaire, dans un groupe professionnel, qui est très à l’aise dans le jeu sur certains aspects », note le coach lensois. Le joueur assume quant à lui ses choix : « Dans ma carrière il y a eu beaucoup de rumeurs sur des clubs. Après j’assume ce choix d’être resté à Leipzig parce qu’il y avait des titres à jouer et il y avait la Ligue des champions. Je me disais pourquoi aller dans l’inconnu alors qu’il y a quelque chose qui peut encore me permettre de progresser ici ? C’était un choix et quand le moment est venu de partir de Leipzig, je l’ai fait, je suis là aujourd’hui et je suis très content d’être là. »
Un joueur qui va offrir aussi de nombreuses possibilités par sa polyvalence, même si l’intéressé a confié préférer évoluer en 6, en tant que sentinelle, ou en numéro 8, mais qui, en attendant, joue aussi le jeu à fond pour aider l’équipe au mieux avec ses moyens du moment, à travers une mentalité exemplaire. Pierre Sage observe : « C‘est un joueur qui est très positionnel plutôt qu’un joueur qui se projette. Et c’est aussi une chose importante pour nous. Mais comme il vous l’a dit, il est capable aussi d’évoluer à d’autres positions. Donc je pense que ses caractéristiques peuvent évoluer aussi en fonction de là où il est aligné. Mais aujourd’hui, pour lui, la perspective, c’est de gagner des minutes au milieu et de faire en sorte qu’il retrouve son rythme, sa capacité à enchaîner, tout son talent. Il a un profil très “Lensois”, c’est le cas de le dire. Donc on peut aussi féliciter la cellule de recrutement. Elle a vu le bon joueur, mais je pense que tout le monde le voit. Par contre, être capable d’aller chercher, parmi ces bons joueurs, le bon profil pour notre club, c’était un autre challenge. Il est tout à fait Lens compatible. Et aujourd’hui, il accompagne l’équipe à sa manière, tout en menant son propre chemin de croix, de manière à redevenir le joueur qu’il était encore il y a quelques mois. » « Je pense que j’ai une maîtrise de balle qui peut me faire sortir des situations difficiles et sous pression. Malgré ça je continue à travailler dessus », ajoute Amadou Haidara. Un bel exemple à suivre, en dehors et bientôt un peu plus souvent sur le terrain ?
Propos recueillis par Eloïse De Mester et Christophe Schaad à la Gaillette-Gervais Martel









































