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·29 juin 2026

Amiens SC : cohésion, retardataires, terrain… Alain Pochat fait le point sur la reprise

Image de l'article :Amiens SC : cohésion, retardataires, terrain… Alain Pochat fait le point sur la reprise

Ce lundi était synonyme de rentrée des classes pour l’Amiens SC. Après une journée de cohésion samedi, 33 joueurs avaient rendez-vous au stade Lucien Jovelin de Camon pour participer à une toute première séance collective longue de deux heures. À l’issue de celle-ci, Alain Pochat a livré son sentiment et dévoilé les raisons de certaines absences inattendues.

Quelles sont les sensations après cette toute première séance de la saison ?

Ça fait plaisir de retrouver les terrains. On a passé trois jours où les joueurs ont pu se découvrir avec le staff, notamment à travers les tests médicaux et la journée de samedi. J’ai pour habitude d’organiser cette journée afin que, lorsqu’ils démarrent sur le terrain, ils aient déjà un peu brisé la glace. Sinon, ils arrivent dans un vestiaire et ils se regardent en chiens de faïence. Là, au moins, ils ont déjà fait des activités qui permettent de se découvrir.


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Et puis, on a la chance d’être reçus par Camon dans de super conditions, avec un bon terrain, arrosé, tracé et tondu, c’est plutôt positif. On a fait une bonne séance, avec des températures plus clémentes que celles que l’on a connues ces derniers jours. C’est une bonne séance de reprise, ça fait plaisir. On voit que les joueurs ont envie, ils affichent une bonne humeur, et c’est ce qu’il faut garder sur la durée.

Une première séance longue de deux heures. Quel était l’objectif principal ?

C’est le volume. On essaie de faire du volume pour « faire la caisse », comme on dit. Ils courent, parce qu’on sait que dans tous les championnats, en général, il faut du volume et de l’intensité. Il faut que les équipes fassent le plus d’efforts possibles sur un terrain. On touche le ballon entre une et deux minutes par match, tout le reste du temps, on court.

Il faut être prêt. C’est ce que je leur ai dit en début de saison : il faut presque que, mentalement, ils fassent abstraction de cet aspect physique parce qu’ils savent qu’ils sont prêts et au point. Du coup, ils n’ont plus qu’à penser aux aspects technique et tactique.

Ce sera l’objectif de toute cette première semaine ?

Durant ces six semaines de préparation, l’idée est de varier les plaisirs entre volume, intensité, ballon et course… Il y a un mix de tout pour que l’on balaie tous les aspects athlétiques. Mais pas seulement, parce qu’il faut aussi travailler tactiquement et techniquement, et créer des connexions entre les joueurs. On finira la semaine (vendredi, ndlr) par des petites oppositions pour commencer à se situer à 11 contre 11. Ensuite, on enchaînera les matchs amicaux et on travaillera ce que l’on veut voir sur le terrain pour le championnat.

Quel bilan tirez-vous également de la journée de cohésion ?

Encore une fois, l’enjeu est de créer du lien, d’apprendre à se connaître. On a la chance d’avoir un stade où tout est sur place, l’administratif et le sportif. Il faut que les gens se connaissent. Il faut qu’on apprenne à faire tomber les barrières. Un étage ne peut pas ne pas être connecté avec celui du dessus, ou inversement. J’ai l’habitude de faire ça partout. L’idée est de faire vivre un peu tout le monde ensemble, y compris les femmes des joueurs. Je pense qu’elles sont importantes aussi, tout comme les enfants, pour que tout le monde sache où il met les pieds et se sente intégré dans le projet global du club.

Même après la journée de cohésion, ils se sont retrouvés le soir pour aller boire un verre. Cela a été de leur propre initiative, on n’a rien imposé et c’est important. Si les joueurs sont bien ensemble et qu’ils s’entendent bien, cela se retrouve sur le terrain. Cela a aussi été l’occasion pour les nouveaux de découvrir la ville. Je pense qu’ils ont passé un bon moment ensemble.

On imagine que Thomas Monconduit, le seul joueur expérimenté qui était déjà au club la saison dernière, a pris une part active dans l’accueil des nouveaux…

Tout à fait ! Il le fait naturellement. C’est lui qui a également été l’instigateur du petit coup à boire après le rafting. Je pense que s’il le fait, c’est qu’il sent qu’il y a de la réceptivité en face. S’il se sent bien avec les personnes en face, c’est plus facile. Il a un rôle à jouer. Forcément, quand on est ancien dans le club, on connaît la ville et on a envie de la faire connaître. Il a un rôle de « papa » pour certains jeunes, notamment. C’est parfait.

Ne pas s’entraîner à la Licorne, est-ce forcément un obstacle ?

C’est une contrainte logistique. C’est une contrainte avec les minibus, le temps que l’on met pour venir et pour repartir. C’est sûr qu’on préférerait avoir tout sur place, mais on dit souvent que le propre de l’éducateur, c’est de s’adapter, donc on s’adapte.

Ça a été une vraie crainte, toute la semaine dernière, de ne pas savoir où l’Amiens SC allait pouvoir s’entraîner ?

Franchement, quand on a vu le terrain, j’ai commencé à prendre peur parce qu’ils étaient vraiment cramés. Je ne connaissais pas les terrains de la région. Je me souviens que dans certains clubs, quand on cherche des terrains de repli, on n’a pas toujours ce qu’on souhaite. Mais là, en l’occurrence, entre ici et Moulonguet avec qui on va alterner, cela permettra d’avoir, je pense, de très bonnes conditions pour jouer au foot.

Avez-vous une idée de la date de votre retour au stade de la Licorne ?

Il y a d’abord un délai pour ressemer la Licorne B, puis il faut que la pousse revienne et qu’on ne revienne pas trop vite non plus, parce que sinon on va tout arracher. Donc ce n’est pas pour tout de suite, je pense.

Il y avait 27 joueurs à disposition sur la liste de 33 communiquée en amont. C’était une volonté de reprendre avec un groupe étoffé, notamment avec des jeunes ? Et pour quelles raisons certains manquaient à l’appel ?

On permet à un groupe de jeunes de venir s’étalonner un peu et de montrer leurs qualités. Après, forcément, le groupe va se réduire au fil du temps. Il faudra définir un groupe qui sera le plus compétitif possible pour durer dans ce championnat. C’est bien parce qu’on le voit : malgré tout, il y a une vraie marche (un step) à franchir, et parfois ils n’en prennent pas totalement conscience.

Il faut donc qu’ils comprennent que pour jouer au plus haut niveau, que ce soit en Ligue 3 ou en Ligue 2, il faut quand même avoir un corps d’athlète, être prêt mentalement et s’être préparé en amont. Tout cela rentre en ligne de compte lorsqu’ils voient l’intensité que mettent les anciens.

Pour les absents, Messy (Manitu) ressent une petite gêne. Il a enchaîné après le tournoi de Toulon. C’est une petite contracture, ce n’est pas méchant. Ilan Daf n’est toujours pas revenu de sa blessure contractée à Metz. Ange (Koffi) s’est démis l’épaule, qui était déjà fragile. Enfin, trois jeunes ont été sanctionnés pour un retard. Cela fait partie des choses qu’il faut apprendre. Je ne vais pas faire le flic toute l’année.

Comment cela se passe-t-il pour les joueurs encore sous contrat qui veulent partir et qui doivent s’entraîner en parallèle du groupe ?

Ils sont encore là et vont d’ailleurs s’entraîner à la Licorne. Ils sont en attente d’un projet et cela avance tranquillement avec leurs agents et Lucas (Clément). Je ne maîtrise pas grand-chose sur les aspects contractuels et les ventes, c’est la direction qui gère ça. On a encore fait des entretiens avec eux samedi, c’est clair dans la tête de tout le monde. Il n’y a pas d’animosité, rien du tout. Tout le monde sait qu’ils sont en instance de départ.

Pour nous, c’est un gain de temps de fou de reprendre avec un groupe constitué et des joueurs concernés. Si on fait une préparation de six semaines avec la moitié ou le quart du groupe qui jouera au mois d’août, on travaille dans le vent. Déjà que ce n’est pas facile quand il y a beaucoup de nouveaux joueurs, il faut profiter de ces six semaines pour optimiser le travail au quotidien.

Propos recueillis par Romain PECHON

Crédits photo : Anthony Bibard/FEP/Icon Sport

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