Amiens SC : « Jamais plaisant de prendre 4 buts », Alain Pochat après Paris 13 | OneFootball

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Le 11 Amiénois

·12 juillet 2026

Amiens SC : « Jamais plaisant de prendre 4 buts », Alain Pochat après Paris 13

Image de l'article :Amiens SC : « Jamais plaisant de prendre 4 buts », Alain Pochat après Paris 13

« Si on donne autant de cadeaux à chaque match, ça ne le fera pas. » Alain Pochat n’a pas caché sa frustration après le sérieux revers essuyé par l’Amiens SC lors de son premier match de préparation, samedi face à Paris 13 (2-4). Le coach samarien a pu mesurer le chemin qu’il reste à parcourir, notamment sur le plan athlétique. Entre recadrage nécessaire et motifs de satisfaction tactiques, il livre ses premières impressions.

Alain Pochat, quel est votre ressenti après ce premier match de préparation ? Forcément de la frustration au regard du score ?

Oui. Ce n’est jamais plaisant de prendre 4 buts, surtout quand on a travaillé défensivement depuis 10 jours. C’est ce que je leur ai dit à la fin. Je leur ai demandé aussi leur ressenti, ils ont tous parlé de buts évitables, de buts bêtes. Mais je leur ai dit : c’est typique du National, de la Ligue 3, que je connais quand même bien. C’est une équipe type du championnat, qui ne va peut-être pas faire des choses en maîtrise, mais qui peut être très efficace, très solide dans les duels, dans l’agressivité aussi, dans le bon sens du terme.


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Si on donne autant de cadeaux à chaque match, ça ne le fera pas. Alain Pochat, entraîneur de l’Amiens SC

Je pense que nous, je nous ai trouvés par moments un peu tendres, voilà. Il a fallu, en deuxième mi-temps, remettre un peu le curseur à ce niveau-là, c’était mieux. Dans la maîtrise aussi, c’était mieux. Après, je pense que c’est l’efficacité qui fait défaut, en tout cas sur le plan offensif, mais aussi sur le plan défensif. Des buts comme on a pris sur un long ballon, on est en supériorité… J’ai l’impression d’avoir vu le but de Pau l’année dernière. Il y a une touche, à la dernière minute, donc c’est rageant. Parce qu’on se doit d’être beaucoup plus hermétique. Si on donne autant de cadeaux à chaque match, ça ne le fera pas.

Après, attention, je pense que vu la semaine qu’on a vécue en termes de charge, les joueurs étaient bien, bien chargés au niveau des jambes. Mais en tout cas, il faut, c’est ce que je leur ai dit, qu’on corrige tout ça pour avancer, progresser, et ne pas se faire punir comme on s’est fait punir ce soir (samedi). Après, il y a quelques satisfactions quand même : c’est que sans avoir trop travaillé l’aspect offensif, on s’est quand même créé pas mal d’occasions, il a juste manqué cette efficacité.

Sans tirer de conclusions hâtives, il y a tout de même des leçons à tirer de ce premier match de préparation ?

Oui, bien sûr. De toute façon, à tous les matchs, il y aura un enseignement à tirer. Celui-là en est un. Pour ceux qui ne connaissent pas la Ligue 3, je leur ai dit, c’est aussi un bon test pour vous montrer. Je les avais un peu prévenus. C’était bien de démarrer par une équipe de Ligue 3 aussi, pour leur montrer où ils mettaient les pieds, et donc ils ont vu. En plus, maintenant, les arbitres laissent beaucoup jouer, il ne faut pas s’attendre à avoir des fautes sifflées, à s’arrêter ou à se rouler par terre. Il faut être là, présent, dur. C’est l’apprentissage pour certains. D’autres, qui connaissent, savent à quoi s’attendre, mais il faut s’en servir.

Chaque match est vraiment… Moi, je n’appelle pas ça des matchs amicaux, je les appelle des matchs de préparation, justement. À chaque étape, on sait qu’on a un support athlétique, et après il y a le support tactique, le support technique, et puis l’état d’esprit. Je ne pense pas que les joueurs aient lâché de ce côté-là, c’est bien aussi, parce que tout le monde s’arrache, personne ne lâche, même si c’est dur, ça aussi c’est important.

Vous avez évoqué la densité athlétique. La différence fut assez criante en première mi-temps. Même si Paris 13 pousse peut-être un peu le curseur à son paroxysme dans ce domaine, cela peut-il être un point d’attention au regard de la constitution de votre effectif ?

Je savais qu’il y avait de la viande, comme je leur ai dit. Dans ces cas-là, il faut ne pas donner de munitions. C’est vrai que sur le jeu long, notamment quand on presse, il faut être en capacité de répondre et d’être au premier et au deuxième ballon parce que sinon, d’un jeu long un peu anodin, ça peut se transformer en une transition pour l’adversaire. Même si je pense que Thomas (Monconduit), Adrien (Julloux) et Lucas (Llort) doivent être capables de répondre. Je pense que, dans les têtes, ce n’est pas encore ancré parce qu’on démarre et que c’était le premier match. Je pense que la piqûre de rappel va faire du bien.

Dans les points positifs, il y a eu un vrai danger sur les coups de pied arrêtés offensifs avec 4-5 occasions nettes…

Quand on les travaille, c’est toujours mieux, surtout quand on voit que le lendemain, ça fonctionne plutôt bien. Après, je le dis souvent, mais quand même, 80% des coups de pied arrêtés, c’est le tireur. Et quand on a des bons tireurs… On a pris des joueurs en sachant cela, je savais que Cazim (Suljic) tirait très bien les coups de pied arrêtés, Rémy Boissier tire très bien les coups de pied arrêtés aussi. D’avoir un droitier et un gaucher, c’est très intéressant. Donc oui, il faut aussi s’en servir. La preuve, c’est que l’on peut mettre l’adversaire en difficulté, malgré notre déficit de taille, quand c’est bien frappé dans les bonnes zones, ça aide.

Dans les intentions, la deuxième mi-temps ressemble-t-elle à ce que vous avez envie de mettre en place ?

Oui. Après, ils ont changé de système en cours de match aussi. Là aussi, on voit bien que quand c’est système contre système, dès la première mi-temps, c’est du rentre-dedans. Et je n’ai pas voulu changer parce qu’on n’a pas travaillé le système à quatre. Quand, ils sont passés à quatre, ça nous a permis d’avoir peut-être d’autres options en restant, nous, à trois.

Un peu plus de largeur ?

C’est ça. Et en fait, c’est vrai que normalement, on doit être capable de switcher. Par exemple, si on avait vu qu’ils jouaient à trois, nous, on doit être capable de switcher, de jouer à quatre pour poser des problèmes. Et je pense que dans la fluidité du jeu, c’est moins ce rapport de force que là. C’était vraiment un rapport de force : trois défenseurs, trois attaquants, ça tapait dur.

Vous ne vous interdisez pas cette option de passer à quatre, même si votre effectif semble être construit pour cette défense à cinq ?

Non, parce que je veux aussi que les pistons puissent jouer latéraux. Et après, on a des garçons comme Zourab (Sopromadze) qui peut jouer faux pied à gauche et Côme (Fromager) qui peut faire la même chose à droite. J’aime bien avoir des excentrés très larges, avec des faux pieds, comme on avait la saison dernière avec Antoine Leautey et Nordine Kandil. C’est un peu l’esprit pour pouvoir étirer les défenses, avec des latéraux qui peuvent rentrer à l’intérieur. Ça, on ne l’a pas travaillé encore. Il faut qu’on soit capable d’animer les deux. Et là, je ne voulais pas les perturber à changer. Je me suis dit qu’on allait rester dans ce qu’on a fait dans les dix premiers jours. On va le travailler sur la semaine de stage.

Propos recueillis par Romain PECHON

Crédits photo : Anthony Bibard/FEP/Icon Sport

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