Amiens SC : « Redonner du baume au cœur », saut dans l’inconnu, piège à Fleury… Alain Pochat pose le cadre avant la reprise | OneFootball

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·6 août 2026

Amiens SC : « Redonner du baume au cœur », saut dans l’inconnu, piège à Fleury… Alain Pochat pose le cadre avant la reprise

Image de l'article :Amiens SC : « Redonner du baume au cœur », saut dans l’inconnu, piège à Fleury… Alain Pochat pose le cadre avant la reprise

À l’approche du premier rendez-vous de la saison face au FC Fleury 91, Alain Pochat fait le point sur les forces en présence. Entre l’envie de redonner du baume au cœur après une année difficile, la méfiance légitime face à un adversaire stable et le casse-tête de sa première composition d’équipe, l’entraîneur de l’Amiens SC livre ses vérités avant de se lancer dans ce nouveau championnat qu’est la Ligue 3.

Un nouveau départ pour l’Amiens SC

Alain, avez-vous l’impression de vous apprêter à vivre un grand saut dans l’inconnu ?


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Oui et non. Je l’ai pratiqué pendant quelques années, je sais que c’est un championnat difficile. Il y a de belles équipes, certaines sont sous-estimées. Quand on prend les pronostics du début de saison, les gros sont toujours nommés en premier. On pensait peut-être pas que Fleury ou le Puy feraient les saisons qu’ils ont faits. Il y a des pronostics de départ, des groupes nouveaux, des coachs nouveaux. Certains arrivent à garder une certaine stabilité, mais il faut s’appuyer sur ce qu’on a fait pendant six semaines pour limiter les inconnus.

Où situer Amiens aujourd’hui ?

On verra bien (sourire). Il y a des matchs de préparation qui ont permis de voir des choses, de construire des choses, avec des systèmes de jeu et des associations. On a choisi des joueurs qui peuvent correspondre à ce qu’on voulait. Maintenant, la préparation est quelque chose et la compétition est différente. Il faut laisser un peu de temps aussi, quelques matchs, et on verra au fur et à mesure de la première partie pour voir où on se situe.

Ressentez-vous une attente particulière autour du club ?

On a tous envie de revivre des émotions positives après la saison difficile que le club a connue l’an dernier. On veut tous retrouver le sourire, le goût de la victoire, revoir du monde au stade qui prend plaisir à voir jouer son équipe et à voir des joueurs qui se donnent sur le terrain. C’est ce qui me semble important au niveau des attentes. Je n’oublie pas non plus qu’il y a des personnes qui ont été licenciées au club à cause de la descente. Ce n’est jamais simple à vivre, et il faut redonner du baume au cœur à tout le monde : au staff, au club, à l’environnement. Je pense que les matchs de préparation ont permis de revoir des garçons qui s’investissent, qui marquent des buts, qui gagnent aussi. On joue tous au football pour cela.

Les premiers choix forts

Est-ce un casse-tête pour vous de composer cette première équipe qui va démarrer à Fleury après six semaines de préparation et une trentaine de joueurs utilisés ?

C’est un casse-tête oui et non. Petit à petit, avec les matchs de préparation, on s’est mis dans l’optique d’être capables de composer l’équipe qui va démarrer à Fleury. Vu l’investissement de chacun, ce qui s’est passé depuis le début est très positif. J’ai vu des garçons investis à tous les postes, avec des qualités différentes. On sait tous que le football se joue à 11 pour démarrer, mais il y a aussi des finisseurs. L’avantage cette année avec ce nouveau championnat, c’est qu’on a droit à 18 joueurs sur la feuille de match contre 16 auparavant dans cette division. C’est un plus non négligeable.

Comment gère-t-on la frustration des joueurs qui ne seront pas retenus dans les 18 ?

C’est le message qu’on fait passer depuis le début. Pendant la préparation, tout est beau, tout est rose, tout le monde est content. Dès les premiers choix, il y a forcément des déçus. Mais quand on recrute des garçons, on fait attention à leur capacité à gérer la frustration, la concurrence et à aller tous dans le même sens. Un championnat ne se joue pas à 16 ou 17, mais avec tout un groupe, y compris les jeunes de la formation. Même pour l’intensité des séances la semaine, il faut que les 22 ou 24 joueurs soient au taquet tout le temps. Les garçons actuels sont investis à fond, j’aurai probablement moins de problèmes qu’il a pu y en avoir par le passé.

Une reprise corsée contre Fleury

le FC Fleury 91 a fini quatrième la saison dernière et s’appuie sur une vraie continuité. À quel genre de match vous attendez-vous pour ce premier rendez-vous de la saison ?

C’est un adversaire très solide d’entrée de jeu. Même s’ils ont changé d’entraîneur avec l’arrivée de Maxime D’Ornano — un coach que je connais bien pour l’avoir croisé en N1 et qui est un adepte du beau jeu —, ils ont gardé une vraie stabilité au niveau de leur effectif. Quand on ne bouge pas beaucoup son groupe, on part déjà avec plus de certitudes. Fleury évolue généralement en 4-4-2 avec de grosses pointures de ce championnat, qui avaient été recrutées pour monter de N2. Sur la dynamique de leur accession, ils ont réalisé une très belle saison et ont loupé les barrages de peu. On sait pertinemment qu’il faudra être très costaud là-bas.

Au-delà de l’adversaire, il va falloir aller jouer à Fleury sur un terrain particulier…

C’est honnêtement un paramètre qui me fait un peu peur, au vu des échos qu’on a sur l’état du terrain. On a tous envie de jouer sur de bonnes pelouses, que ce soit en préparation ou en championnat. Quand le terrain est moyen, cela pénalise tout le monde, car Fleury a aussi des joueurs qui préfèrent évoluer sur une bonne surface. Ce sera une première pour moi dans ce stade, on verra directement sur place, mais c’est un facteur à prendre en compte.

Propos recueillis par Romain PECHON

Crédits photos : Anthony Bibard/FEP/Icon Sport

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