Le 11
·12 mars 2026
Amiens SC : « Une mission ardue, mais un beau challenge à relever », les premiers mots d’Alain Pochat

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·12 mars 2026

Pas encore intronisé comme entraîneur numéro 1, en raison des discussions qui se prolongent avec Omar Daf au sujet de la rupture anticipée de son contrat, Alain Pochat a tout de même été présenté à la presse, ce jeudi matin. Officiellement intérimaire, le nouveau coach de l’Amiens SC en a dit plus sur son projet pour tenter de sauver le club d’une relégation en National.
Oui, tout à fait. Je sais qu’il y a tellement de monde sur le carreau maintenant avec la refonte des championnats. Quand on a su que j’allais peut-être quitter Bayonne, Bayonne a reçu 500 CV. Donc on sait qu’il y a du monde sur le marché. Je sais que mon expérience en Ligue 2, il n’y en a pas. Par contre, j’ai quand même connu un peu la Ligue 1 avec Pierre Aristouy (en tant qu’adjoint, ndlr). J’ai déjà connu un peu le monde professionnel. Pour moi, il n’y a pas de différence dans la gestion humaine avec les joueurs. Faire des séances d’entraînement, je l’ai vu à Nantes, ça ne change strictement rien. Ce qui change, ce sont les voitures sur le parking. Ça, c’est sûr. Mais à l’arrivée, le foot reste identique.
Honnêtement, en N2, il y a des objectifs. Il y a des choses à mettre en place avec un groupe. Il y a un groupe à faire adhérer, des convictions à avoir dans le jeu. Le plus dur, c’est de faire adhérer tout le monde. J’ai fait 15 ans dans ce que l’on va appeler maintenant la Ligue 3 professionnelle. Je connais des coachs, dont celui du Mans (Patrick Videira, ndlr), qui arrive de N2 avec Furiani. Il a fait monter Le Mans, il est en Ligue 2 actuellement. Il n’avait pas beaucoup d’expérience non plus. Il est troisième du championnat. Des coachs comme ça, il y en a beaucoup.
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A l’époque, (Christophe) Pelissier arrivait aussi de niveau inférieur. Je pense qu’en France, on forme de très bons coachs. Sauf que des fois, il y a un petit réseau qui fait qu’on revoit souvent les mêmes têtes. Je remercie vraiment la direction, M. Duprez, M. Joannin. J’ai été reçu. J’ai été appelé le mardi. Le mercredi, je suis venu exposer mon projet de jeu, comment je voyais les choses. Ils donnent la chance à quelqu’un qui n’est pas forcément du milieu professionnel.
C’est sûr qu’il y a une course poursuite aux points, pour faire en sorte que le club d’Amiens soit en Ligue 2 la saison prochaine. Maintenant, tout challenge est beau à relever. Je suis confiant par rapport à cette mission. Je sais qu’elle est ardue, mais je suis un compétiteur. J’aime relever les challenges. J’avais fait la même chose à Bourg-en-Bresse en arrivant au mois de février. J’étais arrivé, l’équipe était relégable. On a réussi à se maintenir.
Pareil à Villefranche (qui avait été repêché, ndlr), alors qu’il y avait six descentes, il y a deux saisons de ça, après mon expérience à Nantes. J’ai pu vivre ces moments-là. Quand ça réussit, on est fiers. On est contents d’avoir obtenu ce maintien. Je sais très bien que ça va être une tâche difficile, qu’on a un calendrier ardu, qu’il faut remobiliser tout le monde, que les joueurs soient convaincus du projet. Je pense qu’ils le sont. Maintenant, il faut prendre des points. Ils ne vont pas tomber du ciel, il faut aller les chercher.
Franchement, j’ai bien discuté lundi matin avec le staff pour me faire connaître. Connaître tout le monde, c’est important dans un staff. Après l’après-midi, on a préparé la séance ensemble. J’ai exposé aussi aux joueurs mes idées. Tout de suite, j’ai trouvé de l’intensité en séance. Tous les joueurs ont envie de montrer au coach qu’ils ont envie de jouer. Il y a un effet de boost qui peut-être rebat les cartes. Tout le monde se dit que c’est l’occasion de montrer au coach que je suis là, je suis présent, j’ai envie de jouer.
« Je pense qu’il faut que les joueurs soient conscients qu’il y a urgence. Il ne faut pas se dire qu’il reste des matchs, qu’on a le temps. Non, on n’a pas le temps. »Alain Pochat, entraîneur « intérimaire » de l’Amiens SC
Sur la séance de mardi, le préparateur athlétique m’a dit qu’il y avait une très bonne intensité, de la cohérence dans ce qu’on a demandé. On a travaillé défensivement lundi, on a travaillé offensivement mardi, hier matin aussi. Je pense qu’il faut que les joueurs soient conscients qu’il y a urgence. Il ne faut pas se dire qu’il reste des matchs, qu’on a le temps. Non, on n’a pas le temps. Il faut que tout le monde prenne conscience que tous les matchs, il va falloir une équipe qui soit conquérante, investie, courageuse, qui court. Dès que vous êtes collectivement avec des données supérieures à l’adversaire ou au moins au niveau de la Ligue 2, déjà vous avez plus de chances de rivaliser avec l’adversaire.
On va tout faire pour gêner cet adversaire. C’est une équipe de qualité, attention. C’est une équipe qui peut encore espérer jouer les barrages, je crois qu’ils sont à 5 points. Ils sont sur une série là où ils n’ont pas gagné depuis 4-5 matchs (6, ndlr). On s’attend à un adversaire de qualité. J’ai vu les matchs de Guingamp, c’est une vraie équipe avec un vrai projet de jeu, un coach qui travaille ses systèmes, c’est huilé.
Il y a un garçon devant qui est quand même à 11 buts aussi (Louis Mafouta, ndlr), qui est dangereux. On l’avait vu à l’aller ici. L’idée c’est de se servir de ce qu’on a vu en images, de ce qu’on a préparé en séance. Je pense qu’à Boulogne, il n’y a pas eu un mauvais match. Bien au contraire, c’était cohérent. Après, il y a des faits de jeu. Forcément, il faut finir à 11 parce que quand on finit à 10, c’est plus compliqué.
Il faut avoir par moments peut-être aussi ce facteur d’efficacité qui est très important. Quand vous avez deux occasions à l’extérieur, il faut être capable de punir, en laissez moins à l’adversaire aussi. On sait que c’est une équipe qui centre beaucoup, qui met beaucoup de centres. Donc là, dans la surface, il faut être efficace aussi. On a l’habitude de dire ça dans les deux surfaces. J’espère que les joueurs vont être à la hauteur. Sur ce que j’ai vu dans la semaine, c’est plutôt positif.
Crédits photo : Baptiste Fernandez/Icon Sport
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