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·23 septembre 2026
Après des propos offensants contre les Lensois publiés sur son compte X, l’ex député Eric Diard relaxé

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·23 septembre 2026

Avec Timothé Grandjacques pour HorizonActu.fr.
Le 9 mars 2025, Éric Diard, ancien député des Bouches-du-Rhône, publiait plusieurs tweets polémiques au lendemain de la défaite de l’Olympique de Marseille face au RC Lens. Près d’un an et demi après les faits, l’ancien maire de Sausset-les-Pins a été jugé ce mardi au tribunal judiciaire de Béthune.
Il aura fallu attendre plus d’un an et demi pour mettre un terme à cette confrontation d’une toute autre dimension. Rappelez-vous, le 9 mars 2025, au lendemain de la victoire du RC Lens face à l’Olympique de Marseille, plusieurs messages avaient été publiés sur le compte X d’Éric Diard, ancien député des Bouches-du-Rhône et ex-maire de Sausset-les-Pins.
Parmi les publications qui avaient suscité l’indignation, l’ancien élu avait notamment écrit « Entre consanguins ? » en réponse à un supporter lensois. Dans un autre message, il lançait : « N’oubliez pas de tous vous coucher en famille après avoir bien bu ».
Les tweets avaient rapidement été supprimés, mais les captures d’écran prises par les internautes avaient largement circulé sur les réseaux sociaux.

Le maire de Lens Sylvain Robert avait déposé une plainte.
Face à ces messages « anti-lensois », la Ville de Lens avait rapidement réagit en portant plainte contre Éric Diard. Le conseil municipal avait voté cette décision à l’unanimité quelques jours après la publication des messages. Le maire de Lens, Sylvain Robert, avait dénoncé les propos de l’ancien député qu’il jugeait particulièrement insultants envers les supporters lensois et, plus largement, envers les habitants du territoire. « Il est impensable de laisser ces discours de mépris et de haine se banaliser », avait également partagé le maire de Lens dans un communiqué.
De son côté, Éric Diard avait rapidement contesté être à l’origine des tweets. L’ancien député avait expliqué qu’une personne de son entourage qui avait accès à son ordinateur, aurait utilisé son compte X à son insu.
Ce mardi 22 septembre 2026, l’affaire a finalement été examinée par le tribunal judiciaire de Béthune. Éric Diard était poursuivi pour « injure publique envers un corps constitué, un fonctionnaire, un dépositaire de l’autorité ou un citoyen chargé d’un service public, par parole, écrit, image ou moyen de communication électronique ». Absent à l’audience, l’ancien député a été représenté par son avocat.
Lors des débats, la question de l’auteur des tweets a de nouveau été soulevée. La défense a maintenu la version avancée après la polémique : Éric Diard ne serait pas à l’origine des publications et son compte aurait été utilisé à son insu. Son avocat a notamment évoqué une possible usurpation du compte et s’est appuyé sur des échanges avec un collaborateur intervenus après la publication des tweets, ainsi que sur une demande de réinitialisation du compte. Une version contestée par l’avocat de la ville de Lens.
Mais c’est finalement sur une autre question que les débats se sont concentrés : l’identification de la personne ou du groupe visé par les propos. En effet, pour que l’infraction poursuivie soit caractérisée, les propos injurieux devaient notamment viser un corps constitué ou un organisme institué par la loi.
Or, au terme des débats, les juges ont considéré qu’il n’était pas possible de déterminer précisément une personne ou un groupe juridiquement identifiable comme cible des tweets.























