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·23 janvier 2026

Arbeloa dit oui à Güler : comment le Turc s’est relancé avec le nouveau coach merengue

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Il faut d’abord comprendre l’environnement avant de parler de relance. Arbeloa n’a pas pris en main l'équipe première du Real Madrid avec une dynamique sereine, un groupe complet et un plan de jeu stable. Il a repris une équipe abîmée, sous pression. En trois matchs seulement, il a aligné trois défenses différentes, trois milieux différents, et trois attaques différentes. La réalité de ces multiples changements, c’est que les blessures ont forcé le nouvel entraîneur à innover dans l’urgence, jusqu’à démarrer une deuxième période contre l'AS Monaco avec trois milieux utilisés dans une ligne défensive recomposée.

Cette instabilité a eu un effet collatéral. Elle a créé de l’espace pour un milieu de terrain. Et c’est dans cet espace qu’Arda Güler est réapparu, comme solution immédiate. Car Arbeloa sait. Il a parfaitement conscience qu’il manque aux Merengues un chef d'orchestre naturel depuis le départ de Kroos, et que le marché d’hiver n’apportera visiblement pas ce profil. Donc l'Espagnol doit le fabriquer lui-même, au moins pour cette fin de saison. À ce sujet, AS explique que, parmi les options internes, Arbeloa a tranché : Güler sera “l’élu”, avec des galons de titulaire et une vraie continuité. A lui ensuite de “se consolider”.


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D’ailier décoratif à créateur de jeu assumé

Le point le plus intéressant dans cette relance, ce n’est pas seulement la présence de Güler sur la feuille de match. C’est son repositionnement façon Arbeloa. Depuis son arrivée, le Turc a souvent été perçu comme un diamant à polir : beaucoup de toucher de balle, élégant mais peu de régularité et peu d’emprise sur le jeu. Arbeloa, lui, veut changer cela. L'Espagnol veut en faire le dépositaire de son jeu. Grâce à sa vision et sa capacité à accélérer dès qu’un espace s’ouvre, à l'image de sa passe avant le deuxième but de Mbappé contre Monaco, Arda possède précisément les ressources dont la Maison Blanche a besoin dans l'entrejeu.

Cela suppose forcément une prise de risque. Le Turc n’a ni le coffre, ni les réflexes défensifs d’un numéro 6, et sa prise d’information sous pression reste perfectible. Mais le choix d’Arbeloa ressemble à une évidence pragmatique. Dans l’effectif actuel, personne ne distribue mieux que Güler. Et il y a aussi une donnée à ne pas oublier. Arda connecte naturellement avec les joueurs offensifs, notamment Mbappé et Vinicius Jr, parce qu’il ose casser des lignes. Dans une équipe parfois trop latérale, trop prudente, ses prises de risque sont une nécessité.

Le rôle d’Arbeloa dans son développement

Arbeloa ne semble pas vouloir créer un Güler différent. Simplement, il l'utilise au bon endroit, et lui donne un statut cohérent. Un statut qui semble motiver le Turc de 20 ans, qui le lui a plutôt bien rendu lors de son entrée face à Levante et lors de sa masterclass face aux Monégasques. Le numéro 15 assume davantage et se cache moins.

Alors oui, le technicien merengue semble apprécier le joueur, mais il le place aussi face à une obligation de performance. S’il lui donne les clés du milieu, c’est pour qu’il rende l’équipe plus stable avec ballon. Cette confiance constitue aussi une réponse à un autre malaise : les Merengues ont parfois l’impression de courir après le jeu, d’être trop dépendant des éclairs individuels. Arbeloa, sans réinventer l’équipe, tente de redonner un fil conducteur. Güler en est naturellement un grâce à la créativité manquante qu’il apporte au milieu du Real Madrid.

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Et maintenant ? Un déclic à confirmer pour Güler

Le piège, c’est l’enthousiasme. Güler a déjà été encensé après un match, puis oublié au suivant. La différence aujourd’hui, c’est qu’il doit confirmer les espoirs placés en lui depuis trois ans. C’est le moment pour lui de prouver qu’il peut durer et s’imposer dans un milieu de terrain qui crie les besoins qu’il incarne. S’il parvient à pérenniser sa place, le Turc devra aussi survivre aux matchs rugueux où le milieu se gagne au duel et non à la passe. Mais ça, c’est son prochain axe d’amélioration.

Toujours est-il que le Turc dispose déjà de quelque chose d’essentiel : le talent pur, comme le rappelle AS. “Il y a un joueur fabuleux en lui, mais il doit le prouver avec régularité et dans des contextes de très haute exigence”, est-il indiqué. Histoire d'éviter de redevenir une parenthèse. Au Real Madrid, le talent ouvre des portes mais seule la constance et la persévérance permettent d’y rester.

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