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·3 mars 2026

Arbeloa face à un plafond de verre et un Real Madrid au bord du précipice

Image de l'article :Arbeloa face à un plafond de verre et un Real Madrid au bord du précipice

Au premier entraînement d’Arbeloa, les joueurs du Real Madrid se regardent, incertains, tandis que le compte‑à‑rebours du championnat s’accélère. Il promet plus d’énergie, de clarté et un lien renforcé avec le vestiaire, mais les chiffres racontent une autre histoire : quatre défaites en douze matchs, un indice inquiétant pour une équipe qui ne vise que la victoire. La dynamique positive du début s’est éteinte, plongeant le club dans le chaos.

Xabi Alonso avait laissé une équipe irrégulière en fin de mandat, malgré des débuts satisfaisants sur le plan des résultats.


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Aujourd’hui, les Merengues s’inclinent contre des adversaires plus abordables et peinent à imposer leur rythme. Le problème ne réside pas seulement dans les résultats bruts, mais dans l’impression d’une équipe résignée, sans idées. Le Real Madrid n’est ni plus solide défensivement, ni plus imprévisible offensivement depuis le départ du coach basque.

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Des statistiques peu flatteuses pour le début de mandat d'Arbeloa

La décision prise en début d’année de changer d’entraîneur devait stopper la spirale négative et redonner de l’allant au jeu du Real Madrid. Cela ne semble pas avoir eu beaucoup d’effet, et la comparaison des résultats de Xabi Alonso et d’Álvaro Arbeloa ne joue d’ailleurs pas en la faveur du Real version 2026. Sous Xabi Alonso, le club madrilène a concédé cinq défaites en vingt-huit rencontres (17,86% de défaites), le chiffre passe à quatre défaites pour douze matchs pour l’équipe d’Arbeloa (33,33%).

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Une défaite de moins que son prédécesseur, certes, mais pour moins de la moitié des matchs joués. Le contraste est d’autant plus frappant que les revers concédés sous Alonso l’avaient été face à des poids lourds européens, Manchester City, Liverpool ou le FC Barcelone, quand ceux de l’équipe dirigée par Arbeloa l’ont été contre Getafe, Osasuna ou Albacete, club de… troisième division. Un bilan peu flatteur pour le jeune entraîneur, qui a perdu un match sur trois depuis son arrivée.

📊 Arbeloa devient le 2e entraineur à compter 4 défaites après les 12 premiers matchs de sa carrière sur le banc avec le Real Madrid en compétition officielle au XXIe siècle après Julen Lopetegui en 2018 (4). Lopetegui avait été limogé lors de sa 18e rencontre. @Statsdufoot

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Un système Vinicius rapidement mis en échec par les adversaires

Le problème de ce Real Madrid dépendant de Vinicius Jr, c’est qu’en l’absence de Mbappé, le Brésilien se retrouve à devoir tout porter. Dès que l’équipe adverse démantèle le « système Vinicius », le Real Madrid semble disparaître.

Le fiasco au Santiago Bernabéu illustre cette réalité : le club se retrouve sans solution, le moral au plus bas tant sur le terrain que dans le vestiaire. Selon la Cadena SER, après cette défaite, la formation merengue a abandonné le championnat et ne vise plus que la Ligue des champions. Bien que l’objectif reste théoriquement possible, la forme actuelle de l’équipe et celle de ses adversaires font douter la plupart des supporters.

Marca rappelle qu’Arbeloa a fait le choix fort de replacer Vini au cœur du projet dès son arrivée. Psychologiquement, c’était nécessaire. Le Brésilien semblait en perte de repères et il a retrouvé de l’influence. Sur ce point, le pari est réussi. Vinicius est plus impliqué, plus incisif, et assume davantage de responsabilités dans les phases décisives.

Mais ce recentrage a progressivement enfermé l’équipe dans une dépendance offensive. Les Merengues cherchent systématiquement Vinicius Jr, comme si chaque action devait passer par lui. Face aux blocs bas, cette prévisibilité devient un handicap. Les adversaires concentrent les prises à deux et ferment les espaces. L’absence de circuits secondaires ou de créativité dans l’axe rend l’équipe insipide, en attente d’un exploit individuel.

Arbeloa n'a désormais plus le droit à l'erreur

Selon le média The Athletic, si la mauvaise série venait à se prolonger, la position de l’ancien défenseur madrilène serait en effet très sérieusement menacée. Arbeloa le sait, lui qui connaît mieux que quiconque l’exigence permanente qui entoure le club. Formé par la culture de la gagne, il sait que la Maison Blanche ne lui fera pas de cadeau. Et le mois de mars pourrait bien lui être fatal.

Ancien joueur emblématique du club merengue, Arbeloa incarnait pour Florentino Pérez un choix symbolique fort : un entraîneur formé au club, qui connaît la culture madrilène. L’ambiance s’était peu à peu apaisée à son arrivée sur le banc en janvier dernier, et les premières belles victoires face à Monaco en Ligue des champions (6-1) et Villarreal (0-2) étaient porteuses de promesse.

Mais à Madrid, le passé ne protège pas longtemps lorsque les résultats ne suivent plus : après deux défaites d’affilée, une qualification en huitièmes de finale de Ligue des champions acquise dans la douleur, et un plan de jeu inexistant, l’ambiance joyeuse des premiers jours est vite retombée.

Ces dernières semaines, l’état d’esprit de certains joueurs du vestiaire s’est dégradé selon The Athletic. L’entraîneur a perdu une partie de son vestiaire qui ne voit pas d’évolutions dans le jeu de son équipe. Un manque de créativité face aux blocs bas, des difficultés nouvelles au milieu de terrain, le Real Madrid peine à retrouver de sa superbe.

Selon The Athletic, la position de l’entraîneur serait très menacée en cas de poursuite de la mauvaise passe actuelle de l’équipe. Une élimination prématurée en Ligue des champions face au Manchester City de Guardiola pourrait mettre fin à la saison du Real et la position de son entraîneur espagnol en serait plus que fragilisée. 

L’histoire récente du Real Madrid montre que les décisions peuvent être rapides et assez radicales. Une chose est claire : les prochaines semaines seront déterminantes pour Arbeloa. À Madrid, la confiance se gagne par les résultats. Et elle peut se perdre très vite.

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