Arbeloa : "Le sentiment général, c’est qu’on nous a privés d’une place en demi-finales" | OneFootball

Arbeloa : "Le sentiment général, c’est qu’on nous a privés d’une place en demi-finales" | OneFootball

In partnership with

Yahoo sports
Icon: Real France

Real France

·20 avril 2026

Arbeloa : "Le sentiment général, c’est qu’on nous a privés d’une place en demi-finales"

Image de l'article :Arbeloa : "Le sentiment général, c’est qu’on nous a privés d’une place en demi-finales"

À la veille de la 32e journée de Liga, qui opposera le Real Madrid à Alavés au Bernabéu (21h30), l’entraîneur Arbeloa s’est présenté en salle de presse.

Comment voulez-vous que vos joueurs abordent le match ?


Vidéos OneFootball


Avec le besoin de gagner, de faire un bon match devant notre public.

Qu’est-ce que l’équipe doit changer pour retrouver la victoire ?

Deux saisons sans rien gagner… Le Real Madrid est le club où les choses se passent le mieux le plus souvent. Il y a des moments où ça ne fonctionne pas, mais la mentalité de ce club est de toujours regarder vers l’avenir. Au Real, perdre n’est pas acceptable, mais gagner ne suffit pas non plus, parce qu’on connaît l’exigence de ce club et il faut toujours penser à la suite pour continuer à gagner. Nous devons remporter les sept matchs qu’il reste.

Aimeriez-vous rester la saison prochaine ?

C’est une décision qui ne me concerne pas. Mon avenir ne me préoccupe pas du tout. Ce qui m’importe, ce sont ces sept matchs, et en particulier celui de demain.

Si le Real Madrid ne gagne pas la Liga, il en aura remporté sept sur les vingt dernières. Presque autant que de Ligues des champions. Y a-t-il une explication ?

On pourrait en trouver plusieurs, et beaucoup les voient assez facilement. Par rapport à notre niveau, on a sans doute une marge de progression en Liga ces dernières années. Sur les derniers mois, je pense qu’on a été meilleurs dans les grands rendez-vous que face à des équipes avec moins d’identité. Si on parle de ces trois derniers mois, on a encore beaucoup à améliorer. Mais on a aussi connu des situations, comme contre Girona, qui font que pour le Real, il est parfois plus simple de gagner une Ligue des champions qu’un championnat.

Les changements dans l’effectif ces dernières années et le manque de leadership

On a des leaders. C’est un effectif très jeune si on le compare à d’autres qui ont été champions d’Europe. On demande peut-être beaucoup, trop tôt, à certains joueurs. Mais on a des leaders comme Dani Carvajal, David Alaba, Eder Militão, Federico Valverde, Jude Bellingham, Kylian Mbappé, Vinicius Junior… Et en même temps, il y a beaucoup de jeunes joueurs, et ce n’est pas un club facile pour s’adapter.

Comment avez-vous vécu ces derniers jours après Munich ?

Bien, très bien. Merci de vous en inquiéter. Je me considère comme quelqu’un avec beaucoup de force et d’énergie. J’ai ressenti la fierté du madridisme pour le match réalisé par l’équipe mercredi. J’espère voir demain un Bernabéu uni et fier de la manière dont l’équipe a joué. Le sentiment général dans la rue, c’est qu’on nous a privés d’une place en demi-finales. C’est ce que j’ai pu ressentir.

Ces trois derniers mois, vous avez été très généreux en éloges envers le club, les joueurs… Il n’y a pas eu un seul reproche. N’avez-vous pas manqué d’auto-valorisation ? Avez-vous le sentiment de vous être sacrifié parfois ?

J’ai fait à chaque moment ce que je pensais devoir faire et je n’ai jamais mis ma personne devant le club ou les joueurs. Au club, je ne peux que remercier pour le soutien et la confiance qu’on m’a accordés. Tout ce que j’ai dit, je l’ai dit parce que je le ressentais sincèrement.

Comment va Eduardo Camavinga ?

Il est touché, comme tout le monde. C’était une action qui, clairement, est une grosse erreur de l’arbitre. Il est évident qu’il ne savait pas qu’il n’avait pas de carton, et ça me paraît être une erreur très grave. Camavinga est affecté parce qu’il connaît l’importance de la Ligue des champions pour le Real Madrid. Il a ma confiance, celle du club, l’affection des supporters, et j’espère qu’il pourra rester ici encore de nombreuses années.

Comment décririez-vous votre relation avec le vestiaire ?

Je n’ai pas le sentiment que ce soit une relation de "copinage". Je pense avoir une bonne relation. Je ne vois pas le football autrement. Cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas être exigeant ou les pousser. C’est une relation que tu dois accepter quand tu es joueur. Même dans les moments compliqués, il y a toujours eu une bonne ambiance dans le vestiaire. Pour moi, c’est quelque chose de positif et c’est comme ça que doit fonctionner un groupe.

Craignez-vous les sifflets ?

Non, ça ne m’inquiète pas, parce que j’ai senti dans la rue que le madridisme est avec l’équipe. On doit faire un bon match demain, bien jouer et aller chercher les applaudissements du Bernabéu. Il faut entrer dans le match avec l’intention de le gagner et le montrer dès les premières minutes.

La belle saison d'Arda Güler

Ces trois derniers mois ont été très intenses. On a construit une très bonne relation. Quand je suis arrivé, on disait qu’il n’était pas capable de jouer les grands matchs, et regardez les confrontations qu’il a faites contre le Bayern et City. J’ai toujours vu son talent, son envie, les efforts qu’il fournit aussi. C’est son mérite, parce qu’il a su apprendre de ses erreurs en chemin. La saison que réalise Arda Güler est une belle récompense. C’est un joueur appelé non seulement à faire de grandes choses dans le futur, mais qui le fait déjà aujourd’hui.

Est-ce que le fait d’être arrivé en milieu saison vous a conditionné ?

Ce n’est pas la même chose d’arriver en cours de saison, c’est évident, surtout avec des circonstances comme les blessures. Mais ça ne mérite pas plus d’analyse, pour moi c’est clair. On a un très bon effectif au Real Madrid. Je ne pense pas qu’il faille une révolution pour pouvoir jouer les titres. On va continuer à se battre pour gagner.

Que pensez-vous du fait qu’à 7 journées de la fin, la majorité des questions portent sur votre avenir ?

Les questions, c’est vous qui les posez, pas moi, et vous êtes libres de le faire. Moi, ce qui m’importe, ce sont ces sept matchs, en commençant par celui de demain.

Deux actions de Kylian Mbappé à Munich : une où il ne donne pas le ballon à Vinícius Júnior et une autre où il ne presse pas. Êtes-vous d’accord avec la critique ?

Je ne peux pas finir mécontent d’une action de Mbappé. Il a réalisé une grande double confrontation. Il a fait de gros efforts défensifs. Nous revoyons les matchs plusieurs fois après coup, et je suis satisfait de ce qu’il a montré sur cette confrontation. Il a été un danger constant pour le Bayern, et c’est ce Kylian Mbappé que nous voulons voir tous les jours.

À propos de Publisher