Real France
·11 mars 2026
Arbeloa raconte le plan contre City : "On savait comment leur faire mal"

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·11 mars 2026

Alvaro Arbeloa s'est exprimé après la belle victoire du Real Madrid face à Manchester City (3-0) en huitième de finale aller de la Ligue des champions.
Grande victoire : "Ça s'est mieux passé que ce que vous pensiez, n'est-ce pas ? Je suis content de voir à quel point le Bernabéu a pris du plaisir, les joueurs aussi. Ils méritaient une soirée comme celle-ci après tout ce qu’ils ont vécu."
Le pessimisme autour de l’équipe : "C’est clair que les sensations venant de l’extérieur n’étaient pas très confiantes envers cette équipe et ces joueurs. Mais nous sommes le Real Madrid et il ne faut jamais nous considérer comme morts."
Valverde : "Peu importe où tu le mets. Pour moi, c’est le Juanito du XXIe siècle. C’est une référence. Tout ce que doit être un joueur du Real Madrid, c’est Fede Valverde."
Le penalty manqué : "J’ai aimé la réaction du Bernabéu, la manière dont Vinicius a été ovationné. S’il y a quelqu’un capable de se relever des coups, c’est bien lui."
La blessure de Mendy : "Oui. On ne sait pas encore ce que c’est, mais ça ne sent pas très bon. Je le remercie pour son effort. C’était un risque de lui faire jouer deux matchs après une si longue absence, ce n’était pas l’idéal. J’ai pris ce risque avec lui et je le remercie pour sa performance."
Thiago Pitarch : "Je l’ai félicité. Il faut valoriser les joueurs du centre de formation. Ils n’ont pas coûté 30, 40 ou 50 millions, mais ce sont des garçons qui ressentent le Real Madrid et qui se donnent à fond. C’est une grande fierté de les voir jouer et se battre comme ça."
Le plan de jeu : "Nous savions très bien comment joue City, comment joue Pep et ce qu’il cherche toujours. Nous avons fermé les espaces et les lignes de passe. Ils cherchent à te faire sortir puis à attaquer dans ton dos. Mais nous savions que si nous les attendions, que nous tournions vite et que nous attaquions leur dos, nous pouvions leur faire mal."
La qualification est-elle déjà acquise ? "S’il y a quelque chose qui semble encore loin, c’est bien la qualification. Je l’ai dit aux joueurs : ce n’est pas terminé. On connaît l’équipe qu’a City et le grand entraîneur qu’est Guardiola. J’avais déjà dit que Pep allait nous surprendre, et il l’a fait. Il recommencera au match retour."
Est-ce le meilleur match depuis votre arrivée ?
C’est le match où nous avons le mieux suivi le plan que nous avions. Nous avons été une équipe avec un grand E, et c’est ce dont nous avons besoin pour gagner n’importe quel match, contre City ou contre Elche. C’est ce que je veux que les joueurs comprennent. Avoir un état d’esprit collectif, savoir quoi faire avec ou sans le ballon. Ce sont des joueurs avec une qualité énorme, mais ils sont encore meilleurs quand ils partagent la même idée et qu’ils la respectent comme aujourd’hui.
Le match de Fede Valverde
Je suis très heureux pour Valverde. Je suis très lourd avec lui, je ne sais pas s’il ne va pas finir par me détester avec tous les discours que je lui fais. C’est le Juanito du XXIe siècle, il représente parfaitement ce qu’est le Real Madrid. La soirée qu’il a vécue aujourd’hui me remplit de fierté. C’est une récompense pour tous ses sacrifices. Il le mérite beaucoup, pour la manière dont il mène l’équipe.
Est-ce une victoire d’entraîneur ?
Je ne me compare même pas à Pep et à tout ce qu’il a fait, tout ce qu’il a gagné. C’est l’un de nos grands rivaux. Chaque fois que nous arrivons à le battre, cela rend le Real Madrid encore plus grand. Ce qui me rend heureux, c’est l’engagement et l’effort des joueurs, le fait qu’ils aient cru au plan que nous avions. Nous avons eu des jours pour préparer ce match et tout ce que nous avons travaillé s’est vu sur le terrain.
Comment expliquer la transformation du Real Madrid ?
Quand on voit l’équipe que Pep a alignée et les joueurs qu’il a fait entrer en seconde période, on parle de l’un des meilleurs effectifs d’Europe. Ils ont 20 joueurs excellents, à un très haut niveau. Nous, avec beaucoup d’absences de joueurs très importants, de ceux qui font la différence. Mais nous sommes le Real Madrid, nous sommes capables de tout et de ne nous sentir inférieurs à personne. Tout ce que je dis, j’y crois vraiment. Et aujourd’hui, on a vu que parfois je peux avoir raison.
Comment va Mendy ? Peut-il jouer le retour ?
C’est encore tôt, mais ce sera difficile qu’il soit là mardi. Je remercie Ferland parce que nous prenions un risque, mais c’est un joueur exceptionnel et il a montré sa qualité et son niveau.
Vous sentez-vous soulagé ?
Je suis heureux pour le public, qui méritait une soirée comme celle-ci en Ligue des champions. Je pense qu’ils ont beaucoup apprécié ce match contre City. Et aussi pour les joueurs, pour tout ce qu’ils supportent avec l’exigence que nous avons. On dirait que nous célébrons, mais il reste encore 90 minutes de souffrance à Manchester.
Le penalty de Vinicius. Quel est l’ordre des tireurs ?
Le tireur, c’est Vinicius. Et je suis très content de la réaction du Bernabéu et de la manière dont ils l’ont applaudi.
À quoi a joué votre équipe aujourd’hui ?
À gagner, tout simplement, comme joue toujours le Real Madrid. Cela paraît facile de gagner, mais s’il y a une équipe contre laquelle les adversaires ont toujours une motivation spéciale, c’est le Real Madrid.
À quel poste a joué Valverde aujourd’hui ?
Un peu partout. Nous voulions qu’il soit plus agressif et qu’il menace la profondeur derrière la dernière ligne de City. Si les défenseurs centraux sortaient, il pouvait attaquer cet espace. Il a aussi beaucoup aidé Trent dans le travail défensif avec un énorme effort. La chance d’avoir un joueur comme lui, c’est qu’il peut faire beaucoup de choses bien partout. Mais le plus important, c’est ce qu’il fait et ce qu’il transmet à ses coéquipiers.
Comment expliquer les arrêts de Courtois ?
Je n’aime jamais les comparaisons, mais je ne sais pas si j’ai déjà vu quelque chose de semblable à Courtois. C’est comme une balle supplémentaire qu’il te donne à chaque match. Nous avons énormément de chance de l’avoir dans le but. On sait que l’adversaire doit faire des choses presque parfaites et des frappes presque impossibles pour marquer.
Avez-vous déjà vu un joueur de 18 ans comme Thiago Pitarch ? A-t-il entraîné ses coéquipiers dans le pressing ?
Je comprends que faire jouer un garçon de 18 ans dans un match comme celui-ci puisse susciter des doutes. Mais l’effort qu’il met, son engagement… Le public lui a offert une ovation méritée. Il représente la formation du Real Madrid, que nous devons valoriser davantage. Si ce n’est pas depuis l’extérieur, faisons-le de l’intérieur. C’est très important d’avoir dans un vestiaire des joueurs formés au club qui savent ce qu’est le Real Madrid, comme Carvajal. L’ovation a été une belle récompense pour son match.
Ce match peut-il être un tournant ?
Je ne suis pas devin. L’autre jour, après le match contre Getafe, je leur parlais du film Un jour sans fin et personne ne savait ce que c’était. Je suis d’une autre génération. Personne n’avait vu Atrapado en el tiempo. Asencio me disait que le film était sorti dix ans avant sa naissance. Je leur répète souvent qu’ils sont très bons, mais que nous devons être une très bonne équipe. Savoir comment faire mal à l’adversaire et comment défendre ses qualités. Tout est une question d’équipe, de lutte et de croire en cette idée. L’autre jour à Vigo, c’était déjà un grand pas par la manière dont nous avons joué et gagné. Mais samedi, il y a un autre match et il faudra encore le montrer. J’espère que ce sera un tournant et que samedi contre Elche nous saurons quoi faire pour gagner.
La Ligue des champions 2016. Voyez-vous des parallèles ?
Absolument pas. Nous avons simplement gagné un match. C’est une grande soirée pour le Bernabéu et pour les joueurs, mais dans ce club on célèbre les titres, pas des victoires qui, pour l’instant, ne nous ont menés nulle part. Nous avons un adversaire qui nous fera payer la moindre erreur si nous nous relâchons. Il faut récupérer et se préparer pour une bataille très dure à Manchester.
Avez-vous déjà une idée pour le match retour ?
Nous allons analyser le match, voir où ils nous ont mis en difficulté. Mais pour moi, l’idée reste la même : se battre chaque minute, de la première à la dernière, faire mal avec le ballon et chercher le but adverse. C’est dommage de ne pas avoir marqué un but de plus, mais les joueurs ont été très bons. Maintenant il faut se reposer et penser au match contre Elche.









































