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·22 avril 2026
Arkema PL : Une différence de traitement qui interroge

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A quelques semaines de la fin du championnat d'Arkema Première Ligue, les différents regards sont tournés vers le DFCO. Alors que le club bourguignon réalise une saison historique, sa section féminine pourraît bien disparaître au niveau professionnel. Selon interronge sur l'absence de convention collective.
Même si d'un point de vue comptable, le DFCO est très largement assuré de se maintenir en Arkema Première Ligue, ce ne sera pas forcément le cas, en raison de problème financier. Dans un article publié sur le site du Bien Public et de Ici Bourgogne, on apprenait récemment que la section féminine était en danger. C'est ce qu'avait directement mentionné directement le DFCO dans un communiqué. "le DFCO doit comme beaucoup de clubs faire face à des difficultés économiques et repenser son modèle. Sa seule activité féminine étant déficitaire à hauteur de 1,5 millions d’euros pour la seule saison 2025/2026."
Par conséquent, le club précisé recherché "depuis plusieurs mois un partenaire stratégique et financier pour porter et pérenniser le football professionnel féminin"
C'était il y a trois semaines. Depuis, les choses ne semble pour l'heure par avoir évolué de manière favorable, comme le décrit l'Equipe dans son édition du 21 avril.
Si le DFCO venait à disparaître, un des clubs relégué pourraît être repêché comme le stipule le règlement. " Ce repêchage se fait selon les modalités spécifiques à chaque compétition. L’équipe classée dernière de son groupe (ou de son championnat) est reléguée sans possibilité de repêchage. Les équipes ayant fait l’objet d’une exclusion ou d’un forfait général ne sont pas repêchées."
Ainsi, alors qu'une dernière position en Arkema Première Ligue serait rédibitoire, une 11e position pourraît suffire à se maintenir, en cas de descente du DFCO... Pour autant, Dijon compte et espère bien pouvoir se battre jusqu'au bout. Si par le passé, Soyaux et Bordeaux ont connu le même sort, Dijon ne veut bien évidemment pas suivre le même chemin.
Les joueuses du DFCO se mobilise, pour tenter de se sauver. Elles ont d'ailleurs récemment publié un message commun sur les Réseaux sociaux. « Nous jouons pour ce club. Il devrait se battre pour nous. Nous méritons du respect ». Un important soutien est également venu de l'équipe masculine, qui joue actuellement sa montée en Ligue 2. Avant leur rencontre face à Sochaux la semaine dernière (0-0), les joueurs du DFCO ont arboré un t-shirt noir. Sur celui-ci, on pouvait lire : "Soutien à la section féminine". Un joli clin d'oeil pour l'équipe d'Arkema Première Ligue
Les soutiens sont donc nombreux, mais le DFCO est encore loin d'être sauvé... Mais, une chose interroge énormément, avec l'absence d'une convention collective. Pourtant, avec la naissance de la Ligue féminine de football professionnel (LFFP), en juillet 2024, il y avait beaucoup d'attente. L'objectif d'une convention collective est ainsi de "garantir à chaque joueuse des droits fondamentaux". Fabien Safanjon, vice président de l'UNFP développe : "Sans elle, les joueuses évoluent dans un cadre juridique flou, exposées à des situations d'inégalité et de précarité que leur statut devrait pourtant éviter. Cette absence de cadre protecteur n'est plus acceptable."
Deux points bloqueraient encore pour signer cette convention collective. La couverture en cas de blessure, mais aussi le droit à l'image. De son côté l'UNFP, met également en avant le fait que pour le football masculin, cela est aller beaucoup plus rapidement pour la création d'une Ligue 3. Six mois auraient suffis, tandis, que pour le foot féminin et plus particulièrement pour l'Arkema Première Ligue, 3 ans ne semblent pas être assez...
Pour dénoncer tout ça, une Tribune a même été écrite, par les capitaines de Première et Seconde ligue. Ainsi, à l'heure où nous écrivons ces lignes, l'avenir du football féminin est encore trop flou pour de nombreux clubs, qui peinent à s'en sortir d'un point de vue financier. Cela met également en difficulté de nombreuses joueuses qui ne savent pas de quoi leur avenir sera fait...









































