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·7 juillet 2026
Arkema Première Ligue : Dijon renonce à faire appel de son exclusion des championnats nationaux

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·7 juillet 2026

Exclue des championnats nationaux par la DNCG ces derniers jours, la section féminine du DFCO a renoncé à faire appel de cette décision et n’évoluera donc plus en première division à partir de la saison prochaine.
C’est une triste fin pour l’équipe féminine de Dijon. Évoluant en Arkema Première Ligue depuis 2018, le club bourguignon ne repartira pas dans l’élite du football professionnel féminin la saison prochaine malgré sa belle 6ème place décrochée en 2025-2026 (à égalité de points avec Fleury, 5ème). La faute à un manque de garanties financières qui a conduit la DNCG à prononcer une exclusion des championnats nationaux ces derniers jours. Le DFCO avait toutefois publié un communiqué dans la foulée dans lequel il évoquait sa volonté de faire appel de cette décision. Mais ces dernières heures, une mauvaise nouvelle est tombée, puisque Dijon a communiqué pour annoncer officiellement qu’il renonçait à faire appel.
« En l’absence des garanties financières attendues de la part de l’acquéreur avec qui le club était en négociations exclusives depuis mai, le Dijon Football Côte d’Or met fin aux négociations exclusives entamées en mai concernant la reprise de sa section féminine. Le club a donc décidé de ne pas faire appel de la décision de la DNCG (Direction Nationale du Contrôle de Gestion) d’exclure l’équipe première féminine de toutes les compétitions nationales, et demandera dans les prochains jours le placement en liquidation judiciaire de la société commerciale DFCO Féminines en charge du football féminin professionnel », écrit d’abord le club sur son site internet.
Comme le rappelle Le Bien Public ces dernières heures, Dijon était d’abord en négociations avec Sphera Partners, mais s’était ensuite tourné vers Evosport, filiale marocaine du groupe OCP qui devait devenir actionnaire majoritaire de la section féminine du DFCO : « Le football féminin continuera au DFCO, autour d’un nouveau modèle, recentré sur son territoire, ses clubs partenaires et fondé sur des bases économiques viables. Cela se traduira par le maintien intégral de la préformation et de la formation des jeunes dijonnaises ainsi que leur engagement dans les plus hauts niveaux de compétitions. Cette continuité de pratique sera notamment possible grâce au soutien de la Ville de Dijon et du Conseil Départemental de la Côte d’Or, ainsi qu’à la volonté du DFCO de continuer à soutenir le développement du football féminin », poursuit malgré tout le club.
Le DFCO continue son communiqué en regrettant bien évidemment la situation actuelle : « Malgré une cession libre de dette et à titre gratuit, seules deux propositions de reprise pour la SAS DFCO Féminines ont été reçues, et aucune n’a pu aboutir, faute de financement suffisant ou des garanties nécessaires pour financer la saison à venir. Alors que la montée en Ligue 2 de l’équipe masculine aurait initialement dû permettre de continuer à subventionner l’équipe féminine, la crise des droits télévisés — divisés par quatre en deux ans — a rendu ce financement impossible.
Cette décision difficile et injuste au regard de leur niveau intervient également quand les revenus du football féminin professionnel stagnent, sans perspectives concrètes, et que les contraintes s’alourdissent pour les clubs — la fédération refusant de verser au DFCO une subvention de 200 000 euros qui lui était pourtant due, après être revenue sur la reconnaissance des acquis et de l’expérience de son directeur du centre de formation. C’est donc une gageure de trouver un modèle équilibré, et une entreprise ne peut durablement dépenser deux euros quand elle n’en gagne qu’un seul. Le DFCO n’est malheureusement pas un cas isolé dans le football féminin professionnel. Cet échec doit collectivement nous interroger, tant les incantations et les commentateurs se heurtent à la réalité : à Dijon, par exemple, seulement 154 spectateurs payants par match, une recette billetterie de 15 000 euros par saison, pour un budget total de 2,7 millions d’euros. »
Le Bien Public rapporte également que les quatre joueuses qui étaient encore liées avec le club (Lina Gay, Airine Fontaine, Oliwia Domin et Gabriela Grzybowska) sont logiquement libérées de leur contrat. Après cette décision qui sera donc maintenue par la DNCG, une question se pose. Qu’en-est-il du championnat d’Arkema Première Ligue ? Alors que douze équipes doivent normalement participer au Championnat de France, l’exclusion des championnats nationaux du DFCO fait qu’actuellement, seuls onze clubs sont actuellement sur la ligne de départ. Ainsi, c’est le RC Lens, avant-dernier du dernier championnat et relégué en Seconde Ligue, qui devrait être repêché.
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