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·5 mai 2026
Arsenal – Atlético Madrid : les compositions probables, chaîne TV et heure

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·5 mai 2026

Arsenal rêve de Ligue des Champions. Le club londonien n’a plus disputé de finale de la plus grande compétition européenne depuis 2006, lorsqu’il s’était incliné contre le FC Barcelone à Paris. Ce soir, le chemin vers la finale du 30 mai à Munich passe par un Emirates Stadium en fusion, face à une Atlético Madrid qui a prouvé, lors du match aller, qu’il ne serait pas un adversaire commode.
La semaine passée à Madrid, les Gunners avaient ouvert le score grâce à un penalty de Viktor Gyökeres avant la mi-temps, mais l’Atlético est revenu à 1-1 sur penalty peu après la reprise. Arsenal a même frôlé la défaite quand Griezmann a heurté le poteau en seconde période, avec le gardien Raya battu. Au final, le 1-1 est un résultat équilibré qui maintient toute l’incertitude pour ce match retour. Tout se joue ce soir : la victoire, ou bien un nul aux tirs au but en cas d’égalité après les 90 minutes.
La forme récente d’Arsenal est celle d’une équipe solide mais qui peine à conclure. Sur ses 8 derniers matchs toutes compétitions confondues, les Gunners n’ont remporté que 3 victoires — un bilan modeste pour une équipe qui se retrouve aux portes d’une finale de C1 et qui lutte pour le titre en Premier League.
L’inquiétude vient de là : Arsenal est une grande équipe, mais elle manque parfois de tranchant dans les moments décisifs. La victoire convaincante contre Fulham le week-end dernier (3-0), avec un doublé de Gyökeres, est cependant un signal positif qui arrive au bon moment. Mikel Arteta, contrairement à Diego Simeone qui a largement fait tourner son effectif contre Valence ce week-end, n’a pas eu ce luxe, et ses joueurs titulaires habituels sont donc moins frais.
En Premier League, Arsenal se bat toujours pour le titre face à Manchester City. Une défaite contre les Skyblues le 19 avril (2-1) avait fragilisé leur position, mais la victoire contre Newcastle (1-0) et l’écrasante démonstration contre Fulham (3-0) ont confirmé le retour en forme.
Sur le plan des effectifs pour ce soir, la bonne nouvelle de la semaine est le retour de Kai Havertz, blessé lors du match contre Newcastle il y a 10 jours et absent à l’aller. L’Allemand retrouve le groupe et représente une option supplémentaire pour Arteta. Bukayo Saka (7 buts en PL, 2 buts, 2 passes en C1), entré en jeu à l’aller, est désormais prêt à débuter pour la première fois depuis longtemps. Sa présence en tant que titulaire change profondément la dimension offensive d’Arsenal.
Les absences confirmées restent Mikel Merino (pied, fin de saison) et le latéral Timber (cheville). Aucun autre incertain pour Arteta ce soir. Gyökeres (14 buts en PL, 5 en C1) sera en pointe avec la confiance de ses deux buts contre Fulham. Martinelli (6 buts, 2 passes en C1) et Saka formeront les flancs. Le trio du milieu Odegaard ou Eze, Zubimendi, Rice apportera équilibre et créativité. Derrière, la charnière Saliba-Gabriel et le portier Raya, en grande forme lors du match aller, sont les garants de la solidité défensive.
L’Atlético Madrid arrive à Londres avec une motivation intacte et l’avantage d’avoir montré au match aller qu’il était capable de dominer Arsenal pendant de longues périodes. Diego Simeone a bien géré la semaine en faisant largement tourner son effectif contre Valence ce week-end (0-2), permettant à ses cadres de souffler avant cet immense rendez-vous.
Le parcours européen des Colchoneros cette saison est époustouflant. Entrés en lice depuis la phase de ligue, ils ont écarté successivement le Club Bruges (7-4 au cumulé), Tottenham (7-5) dans un match à rebondissements, et surtout le FC Barcelone en quarts de finale (3-2 au cumulé), une qualification arrachée avec caractère après avoir dominé le match aller. Leur recette ? Une solidité défensive à toute épreuve associée à une efficacité offensive redoutable. Ce soir, à l’Emirates, ils joueront encore une fois sur ce registre.
Sur la scène nationale, la saison est décevante. 4e de Liga et battu en finale de la Coupe du Roi aux tirs au but par la Real Sociedad (2-2, 3-4 TAB), la Ligue des Champions est le seul objectif qui reste. Elle galvanise tout un groupe qui n’a jamais remporté cette compétition, malgré deux finales perdues contre le Real Madrid en 2014 et 2016.
La principale incertitude concerne Julian Alvarez. L’attaquant argentin, auteur du penalty égalisateur à l’aller et meilleur buteur en Ligue des Champions avec 10 réalisations cette saison, souffre d’une légère entorse à la cheville contractée lors du match aller. Absent contre Valence ce week-end, il est dans le groupe mais pourrait démarrer sur le banc. S’il ne tient pas, c’est Alexander Sörloth qui prendra sa place en pointe : le Norvégien (12 buts en Liga, 6 en C1) est un remplaçant de luxe capable de faire souffrir n’importe quelle défense.
Toujours absents pour blessure : Pablo Barrios (ischio-jambiers) et Nicolas Gonzalez, deux milieux dont le manque se fait sentir dans la construction du jeu. En revanche, Jose Gimenez fait son retour de blessure et intègre le groupe, apportant une expérience précieuse en défense. La charnière Le Normand – Hancko sera donc protégée par Pubill à droite et Ruggeri à gauche.
Le moteur offensif de l’Atlético, c’est aussi Marcos Llorente (4 buts, 2 passes en C1), capable d’évoluer à plusieurs postes et d’apporter une énergie précieuse dans les transitions. Et puis il y a Antoine Griezmann (7 buts en Liga, 2 buts, 4 passes en C1), qui vit peut-être ses derniers matches en Ligue des Champions avant son départ annoncé à Orlando City cet été. La semaine passée au Metropolitano, il n’a pas trouvé le cadre mais a heurté le poteau à bout portant, montrant toute l’étendue de son intelligence de jeu. Ce soir, à 35 ans, Griezmann voudra écrire un dernier grand chapitre européen avec le maillot rojiblanco.
Ce duel est l’un des plus passionnants de cette Ligue des Champions. Deux philosophies de jeu s’affrontent : le football positionnel et offensif d’Arteta contre le bloc compact, les transitions rapides et le pragmatisme légendaire de Simeone. La question tactique principale est de savoir si Arsenal parviendra à déverrouiller la défense madrilène, qui a su tenir pendant de longues périodes en Liga EA Sports et en C1 cette saison.
L’Emirates Stadium sera un bouillon de culture pour les joueurs d’Arsenal. Le soutien des supporters londoniens peut faire basculer une rencontre — surtout dans les moments de doute. L’historique cette saison donne un avantage théorique aux Gunners : Arsenal avait écrasé l’Atlético lors de la phase de ligue (4-0). Mais le contexte d’une demi-finale retour est radicalement différent. Le match aller (1-1) a montré que l’Atlético avait tiré les leçons de cette correction.
Côté Atlético, Simeone aura le choix de titulariser Sörloth ou d’attendre les nouvelles d’Alvarez jusqu’au dernier moment. Le choix entre les deux attaquants changera la physionomie du jeu madrilène. Sörloth apporte une présence physique et une qualité dans le jeu aérien différentes d’Alvarez, plus mobile et créatif. Quoi qu’il en soit, l’Atlético a les armes pour résister, voire surprendre.
La règle du but à l’extérieur n’est plus appliquée en Ligue des Champions depuis la saison 2021-22. En cas d’égalité après 90 minutes (nul ou 0-0), le match ira aux prolongations puis aux tirs au but si nécessaire. L’Atlético Madrid a prouvé cette saison qu’il était redoutable dans les situations de ce type.
La rencontre sera diffusée en France sur Canal+ à 21h00. Pour accéder à ce match, il faut disposer d’un abonnement Canal+. La prise d’antenne est prévue en amont avec le Canal Champions Club. Retrouvez le programme TV complet du jour sur notre page dédiée : programme TV foot.







































