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·31 août 2026

ASM-OM : les tops

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Est-il possible de connaître meilleure rentrée ? Alors que septembre est proche d’imposer sa loi, que les promesses de terrasses ensoleillées s’étiolent, que s’émoussent nos jours glandés, voici que l’ASM nous vient en aide ! Plus qu’une aide d’ailleurs, une véritable bouffée d’oxygène pure qui change la nature de nos réveils. Victoire des nôtres hier soir (2-0) dans un classique de notre championnat. Un match que l’on prendra toujours plus de plaisir à gagner qu’un autre. Et du plaisir il y eut ! Les asémistes ont totalement maîtrisé leur partition, dominé leur adversaire sans jamais trembler, d’un bout à l’autre de la partie. D’aucuns considéreront l’adversité trop faible pour nous en réjouir, il n’en fut pourtant rien. L’OM n’était privé que du seul Paixao, s’est réorganisé en conséquence mais a clairement joué sa partie. Dominés dans tous les compartiments du jeu, c’est principalement du point de vue athlétique que la différence fut faite. Les arrières décrochent vite sur le porteur, le pressing s’applique sans faute, la récupération s’opère à plus de 40 mètres de nos bases…. Une application pratique d’un jeu varié, où la gestion du rythme fait tout, où le groupe devient bloc, où les options s’imposent à la nature fluide d’un jeu retrouvé. Victoire sans ambage, sans partage, nette et sans bavure. On relève les copies !

Les Tops

F.Luis


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A tout seigneur tout honneur ! Alors que l’ASM achevait hier soir, son quatrième match officiel de rang en deux semaines, le précieux travail de notre nouveau technicien mérite déjà salutations distinguées. Le système n’a absolument rien de novateur nous concernant, les hommes qui le composent nous sont, quasi-tous, familiers. Au coup d’envoi seul Nazinho fait figure de nouveau joueur dans le onze. Preuve que le travail de fond, la préparation mentale, les choix marqués d’animation transforment littéralement la qualité du jeu et insiprent désormais le respect envers certains que l’on voyait dépassés ou inaptes (Brunner, Dier, Idumbo).

Notre technicien brésilien a majoritairement appris à nos joueur à gérer le rythme de leur propre jeu. Offensivement cela se traduit par un construction posée où le jeu doit mécaniquement s’accélérer pour prendre l’avantage, mais ne s’accélère jamais sur des phases complexes qui se soldaient, l’an dernier, par des pertes dangereuses. Ici l’accélération se fait majoritairement à la verticale, de l’extérieur vers l’intérieur pour changer nos ailes. Ceci nous rappelle que ce jeu, lorsqu’il redevient simple, n’en n’est pas moins gagnant. Golovin profite du recul adverse, permis par ce travail préparatoire, centre et Brunner marque de la tête (13′, 1-0). F.Luis impose un jeu fluide qui offre toutes les options de développement possibles, jouant sur leurs forces nos hommes prennent confiance, rassurent, prennent des risques… le tempo fait tout.

Défensivement, c’est aussi la gestion du tempo qui fait toute la différence. Certes nous n’en sommes qu’à la J2, et cette analyse devra se confirmer. Il est toutefois bon de relever un clair changement de mentalité à ce titre. Comme pour tous nos techniciens, passés par l’ASM ces dernières années, le brésilien impose un lourd pressing sur le porteur adverse, ultra renforcé au milieu de terrain. La condition sine qua none de la réussite d’une aussi périlleuse entreprise est la coordination. Donc aussi savoir y renoncer quand les conditions de « tenaille » ne sont pas réunies. Les marseillais en ont très lourdement souffert hier, étouffés lors du premier acte, battus encore au retour des vestiaires et, enfin, stériles face à un bloc bas en fin de rencontre qui menait 2-0. Hier, nos asémistes ont aussi su gérer ; variation encore du rythme, défensif cette fois, totalement maîtrisée. Encore !

P.Brunner

Ils ne sont pas légions à avoir pu croire en lui, tant l’allemand fleurait bon le Pellegri, archétype du « prodige » parti trop tôt, encore très jeune mais se perdant à mesure que le temps passe pour disparaître enfin. Le voir en prépa, puis aligné face à Gornik avait aussi vocation à nous désespérer de nos manques d’options offensives pour la saison. Mais hier, P.Brunner a livré une master class aux airs d’acte de naissance footballistique. Un doublé déjà et ce second but à la 53′, chef-d’oeuvre à 360°. Résistance physique à 50M du but adverse, accélération nette, dernière touche pour se placer en position de frappe en surface, rateau (Kondogbia sur les fesses), tête levée, temporisation, feinte n°2 (Egan-Riley sur les rotules), plat du pied…. Merveille (2-0, 53′)

Mais les connaisseurs avaient, au delà de son premier but, déjà pu voir un Brunner en très belle forme sur la première période,  dans le jeu, ceci pouvant nous rassurer sur les aptitudes générales du joueur. Pointe pure qui ne décroche pas trop, ce qui ne sert à rien, qui reste dans la zone la plus dense. Jeu parfait dos au but, corps en pleine opposition pour prendre l’avantage à la touche sur ses adversaires, pas de précipitation (pleine confiance). C’est sa capacité à peu toucher le ballon mais à le toucher bien qui rassure le plus. Il faut donc voir au delà de son sublime but, un titulaire déjà affirmé qui va faire chier des ronds de chapeau aux défenses adverses toute la saison.

L.Camara

Tous nos esprits, nos espérances ne se concentrent pas vraiment sur sa prestation d’hier soir, mais sur le maillot qu’il va porter le week-end prochain. Alors que les rumeurs d’un départ en Angleterre s’intensifient, qu’il est clair que le perdre rebattra toutes les cartes, le sénégalais nous a encore posé une démonstration de football total hier soir. Littéralement partout, sans quasiment aucun déchet, en parfaite cohérence avec D.Zakaria, Lamine a offert une pleine partition de maîtrise sur ses opposants, pourtant extrêmement nombreux au milieu de terrain. Il ne nous reste qu’à prier pour que le deal l’amenant à Chelsea, capote et rappeler aux dirigeants que la valeur du joueur n’a quasiment aucun risque de dépréciation si son transfert était entendu en juin 2027, avec bien davantage de chances d’être sur le podium avec lui que sans. 

E.Dier

C’est bien lui ! Eric la flemme, Eric la pause que l’on croyait en pré-retraite tant il avait immédiatement disparu de tous les radars dès septembre dernier. Mais c’est bien la valeur intrinsèque du joueur qui doit être sondée, l’état de forme peut être remis sur les rails de la compétition. F.Luis a vu que cet homme a connu la PL et le Bayern Munich, il a replacé l’homme au coeur du dispositif défensif, remis l’esprit en confiance et nous avons vu un taulier. Contrôle total du jeu aérien défensif, littéralement devant sur tous les ballons chauds dans sa surface, il parvient à compenser son déficit de vitesse par le placement, le pas de retrait avec Sané en couverture et l’intervention préventive dans le dos de l’attaquant pour le faire reculer. Les trajectoires de passes sont également coupées, dans cette configuration on ne le voit plus souffrir le martyr en repli sur les 1v1. C’est une nouvelle fois le registre de l’animation toute entière qu’il faut sonder pour comprendre le retour en grâce du britannique !

S.Sané

Mention spéciale, très spéciale même pour cette nouvelle pépite sénégalaise passée en terre messine. 8 millions d’euros, une intégration immédiate, une sobriété éclatante et une efficacité redoutable. Personne n’imaginait une telle charnière pour débuter les rencontres, elle est toutefois archi-fonctionnelle et n’a pas encore pris le moindre but en L1.

Photo by Ewen Gavet/Icon Sport

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