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·9 février 2026
ASSE : 3 enseignements forts après la première de Montanier

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Philippe Montanier a bien démarré son aventure sur le banc de l'ASSE. Ses hommes se sont imposés un but à zéro grâce à un but de Julien Le Cardinal, dans le dernier quart d'heure. Les Verts ont réalisé la bonne opération du week-end en Ligue 2 tout en se montrant solides défensivement. Voici les enseignements de ce succès dans le Chaudron.
Quelques jours après le départ d’Eirik Horneland, Geoffroy-Guichard découvrait son nouveau visage sur le banc : Philippe Montanier. Pour sa première à la tête de l’ASSE, l’ancien coach toulousain espérait lancer sa mission sur une note positive.
Le début de rencontre est marqué par beaucoup de prudence côté stéphanois. Bien regroupés, les Verts laissent le ballon à Montpellier mais restent solides défensivement. Les Héraultais tentent d’imposer leur jeu sans parvenir à créer de véritables brèches. La première situation intervient à la 16e minute avec une frappe lointaine de Mbuku, captée sans difficulté par Larsonneur. Saint-Étienne souffre mais tient bon.
Progressivement, l’ASSE se projette davantage en contre. Juste avant la pause, Boakye fait parler sa percussion et sert Miladinovic en bonne position, mais ce dernier manque une énorme occasion. À la mi-temps, Montpellier domine la possession, mais les situations les plus nettes sont stéphanoises.
La physionomie reste similaire au retour des vestiaires. Les Verts attendent et cherchent à faire la différence sur des transitions rapides. Boakye puis Cardona manquent de réalisme, laissant planer le doute. Alors que le nul semble se profiler, Saint-Étienne fait la différence sur coup de pied arrêté. À la 77e minute, Le Cardinal surgit au second poteau pour reprendre victorieusement un corner de Miladinovic.
Solides et concentrés jusqu’au bout, les Verts s’imposent 1-0. Un succès précieux, symbole d’un groupe combatif et déjà efficace sous les ordres de Philippe Montanier.
Pour sa première sur le banc stéphanois, Philippe Montanier n’a pas cherché à révolutionner l’ASSE. Le nouveau coach a avant tout mis l’accent sur l’équilibre et l’organisation. Bloc compact, lignes resserrées, peu d’espaces laissés entre les lignes : les Verts ont assumé de subir par séquences. Montpellier a autant eu le ballon que son adversaire, mais rarement des situations franches. Même lorsque l’ASSE a souffert, elle n’a jamais rompu. Gautier Larsonneur n'a pas été inquiété durant la totalité de la rencontre.
Cette solidité défensive tranche avec les semaines précédentes. Elle illustre une priorité claire : arrêter l’hémorragie avant de penser au jeu. Sans être brillante techniquement, l’équipe a affiché de la discipline et une vraie rigueur collective. Un premier signal fort envoyé par Montanier, qui a visiblement voulu sécuriser les bases avant tout.
Offensivement, l’ASSE reste en chantier. Les occasions existent, mais la justesse manque cruellement dans les derniers mètres. Miladinovic rate un face-à-face énorme avant la pause. Boakye, pourtant très actif, manque de sang-froid au retour des vestiaires. Les attaquants stéphanois jouent avec la pression, parfois avec précipitation. Les courses sont bonnes, les situations sont créées, mais le dernier geste ne suit pas.
Cette fébrilité offensive empêche les Verts de se rendre les matchs plus confortables. Sans le coup de pied arrêté décisif, la rencontre aurait pu basculer dans un nul frustrant. Le chantier offensif est identifié. Montanier le sait. Ce samedi, l’ASSE a compensé par l’engagement et la patience, mais le manque de confiance devant le but reste un vrai sujet.
Au-delà du contenu, cette victoire est capitale sur le plan comptable. Dans une journée où aucun concurrent direct ne s’est imposé, l’ASSE réalise une excellente opération. Troyes a perdu pour la troisième fois de suite. Reims et Le Mans ont concédé un nul à domicile, Dunkerque et Annecy ont également pris un point. Tandis que le Red Star a lourdement été battu par Pau (0-3), à Bauer
Les Verts prennent trois points précieux et repoussent Montpellier à six longueurs. Un écart loin d’être anodin dans la course à la montée. Ce succès permet aussi de lancer l’ère Montanier sur une note positive, dans un Chaudron qui n’attendait que ça. Même sans briller, Saint-Étienne avance. Cette capacité à gagner des matchs fermés, dans la douleur, pourrait peser lourd en fin de saison. Plus qu’une simple victoire, c’est un message envoyé aux adversaires : l’ASSE est encore debout, et elle sait désormais comment prendre des points quand il le faut.
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