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·5 juin 2026
ASSE : 5 entraîneurs pour succéder à Philippe Montanier

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·5 juin 2026

Qui sera le prochain entraîneur de l'ASSE ? La question agite le Peuple Vert depuis le soir du barrage retour à Nice. KSV doit trancher. Le marché s'emballe, les profils disponibles se réduisent, et la décision conditionnera en grande partie les ambitions stéphanoises pour la saison prochaine. Peuple Vert fait le tour des options qui nous semblent réalistes.
Montanier n'est plus sous contrat. Le poste est officiellement vacant. Et dans un marché des entraîneurs qui s'enflamme partout en France, l'ASSE doit se positionner avant de se retrouver avec les fonds de tiroir. Cinq pistes méritent d'être examinées sérieusement. Certaines sont excitantes, d'autres rassurantes, une seule est vraiment originale.
C'est le nom qui revient le plus souvent dans les discussions. Pélissier vient de sauver Auxerre à Lille lors de la dernière journée avant d'être remercié dans des circonstances relativement injustes. Champion de Ligue 2 en 2024 avec l'AJA, il connaît le championnat par coeur, sait construire une équipe avec des moyens limités et a le profil du technicien qui monte les clubs.
Nantes l'a récemment contacté. Il n'a pas été convaincu par le discours des Kita et le contexte nantais. Son agent observe un marché qui s'emballe et Pélissier garde une préférence pour la Ligue 1. Mais l'ASSE, même en Ligue 2, reste un nom. Un Chaudron plein, un projet de remontée, un club historique et des moyens financiers : ça peut peser dans la balance si les dirigeants stéphanois montrent suffisamment d'ambition dans leur approche.
Pantaloni a remporté la Ligue 2 avec Lorient en 2025. Il a ensuite réalisé une belle saison avec les Merlus en Ligue 1 avant de se retrouver en désaccord avec sa direction, qu'il considère ne pas avoir tout fait pour le conserver et lui faire confiance. Il est libre, il est en attente.
Son nom circule du côté du RC Lens, où son adjoint de toujours Yannick Cahuzac a déjà posé ses valises dans le staff. La connexion est évidente. Mais si Lens ne se positionne pas rapidement, l'ASSE pourrait s'engouffrer dans la brèche. Un entraîneur qui a gagné la Ligue 2 et tenu la Ligue 1 en proposant un jeu attractif, ça répond exactement au cahier des charges stéphanois.
Poirier a fait monter Martigues en Ligue 2. Il a ensuite terminé quatrième de l'antichambre avec le Red Star, juste derrière les Verts cette saison. En fin de contrat, il a indiqué à sa direction qu'il ne souhaitait pas prolonger. Il vise la Ligue 1 ou une expérience à l'étranger.
Difficile de croire qu'il dirait non à l'ASSE. Un club historique, un Chaudron mythique, une mission clairement définie : monter en Ligue 1. Poirier a 43 ans, une méthode éprouvée, une capacité à construire des collectifs solides avec peu de moyens. En dix ans de coaching, il n'a connu que cinq mois sans travailler. Ce n'est pas un hasard. C'est peut-être le profil le plus audacieux sur le marché pour ce type de mission.
Nancy était annoncé à l'ASSE avant que les dirigeants se tournent vers Horneland. Il est parti de MLS à Columbus, a attendu une autre opportunité, pour rejoindre le Celtic Glasgow. Le bilan en Écosse est sans appel : 6 matchs, 2 victoires, 6 défaites. Dehors rapidement.
La hype qui entourait le technicien français a pris un sacré coup. Mais Nancy a 49 ans et n'a pas abandonné son rêve de Ligue 1. L'ASSE, même en Ligue 2, reste une opportunité de se relancer dans le football français. Le risque est réel : prendre un entraîneur sorti par la petite porte du Celtic n'envoie pas un signal fort. Il ne connait pas la L2 et traine la réputation d'un coach avec des precepts forts. Mais si KSV reste adepte des profils atypiques, Nancy cochait cette case avant tout le monde.
C'est la piste la moins nommée mais la plus révélatrice des orientations de KSV. Jaeson Rosenfeld a pesé dans le recrutement d'Horneland via l'analyse de données. Les résultats ont été en-dessous des attentes, mais les dirigeants stéphanois restent attachés à cette approche. Profondémment. Un profil repéré par algorithme plutôt que par réseau, un entraîneur dont personne ne connaît le nom en France, une méthode qui a déjà échoué une fois.
Les deux dernières saisons devraient théoriquement pousser KSV vers plus de pragmatisme. Le communiqué des groupes ultras a explicitement fustigé les choix basés sur la data au détriment de l'humain. Si Rosenfeld impose encore sa méthode sur ce recrutement, les tensions pourraient vite s'aggraver. A voir.
C'est la piste la plus pragmatique et la moins romantique. Montanier n'est plus sous contrat mais n'est pas fermé à rester. Il connaît l'effectif sur le bout des doigts, sait exactement ce qu'il veut conserver et ce qu'il veut changer. Une préparation estivale complète lui permettrait enfin de mettre en place ses idées, lui qui n'est arrivé qu'en cours d'exercice.
Selon Ouest-France, il a refusé Nantes. Non pas par manque d'ambition, mais parce que le contexte Kita ne le rassure pas. À Saint-Étienne, le contexte KSV n'est pas non plus idéal pour lui, mais Montanier connaît désormais les interlocuteurs, les contraintes, les limites. Si les dirigeants lui montrent qu'ils le veulent vraiment, avec des garanties sur la construction de l'effectif, l'option de la continuité a du sens. Perdre du temps à chercher un autre entraîneur pour arriver au même résultat pourrait être une erreur. SOn bilan de 2 points par match reste flatteur. La fin de l'aventure nettement moins.
La décision appartient à KSV. Elle doit être prise vite, bien, et avec moins de dogmatisme que les deux précédentes.







































