Peuple-Vert.fr
·17 mars 2026
ASSE : actionnaire, directives, organisation, un Ex détruit les Verts

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L’ancien entraîneur de l’ASSE féminine, Sébastien Joseph, est sorti du silence. Dans une interview accordée à Instinct Foot, le technicien est revenu sans détour sur son passage à Saint-Étienne, pointant notamment des problèmes internes et un vestiaire qu’il juge difficile à gérer.
Mis à pied par l’ASSE en février et suspendu pour plusieurs matchs, Sébastien Joseph a évoqué son expérience stéphanoise avec franchise. Le technicien, arrivé l’été dernier avec un projet sur plusieurs années, estime que plusieurs éléments ont empêché la réussite de son projet sportif.
Interrogé sur les raisons de l’échec, l’ancien coach des Vertes reconnaît d’abord une part de responsabilité. Mais il explique aussi que certaines réalités du club ont pesé lourd.
Sébastien Joseph (ex-ASSE). « Déjà, c'est que nous, en tant que staff, on n'a pas su forcément tout de suite trouver les bons ingrédients pour que ça fonctionne. Et ça, ça s'explique parce que vous savez, en fait, quand on a fait ce parcours-là à Dijon, pourquoi ça nous a pris trois ans ? Parce que la plus dure dans le foot féminin, c'est d'assainir, investir.
Voilà, c'est de mettre des gens qui sont dans une volonté de travail, dans une logique de performance au quotidien. Dans une attitude qui soit la plus professionnelle possible. Je dirais, prendre le temps de découvrir ses profils, d'aller chercher les bonnes joueuses avec la bonne mentalité. c'est quelque chose qui prend du temps. Or, à Saint-Etienne, je pense qu'on n'avait peut-être pas forcément assez bien jugé ou évalué le vestiaire et ce qu'il en était. »
Dans l’entretien, Sébastien Joseph insiste sur un point précis : l’état du vestiaire stéphanois au moment de son arrivée. Selon lui, certaines habitudes ont freiné l’évolution de l’équipe vers un niveau plus compétitif.
Sébastien Joseph (ex-ASSE). « Je pense que c’était un vestiaire qui demande à être assaini pour pouvoir travailler dans la durée avec une logique de performance qui n’a peut-être pas encore suffisamment aujourd’hui. »
Le technicien estime que certaines joueuses étaient installées dans une logique de maintien plutôt que dans une ambition sportive plus élevée.
Sébastien Joseph (ex-ASSE). « Il y a des joueuses qui ont toujours été habituées à un certain fonctionnement, qui se contentent dans une logique de maintien avec tout le niveau de performance qui va avec. Or, certains n'ont pas forcément perçu la volonté du club en termes de volonté d'accéder vers le haut de tableau. Surtout tout l'investissement que ça demande derrière. D'être capable de revoir son fonctionnement, d'être capable dans une logique de performance au quotidien. Pas uniquement sur l'heure et demie où on vient s'entraîner. »
Une différence qu’il explique aussi par le profil des joueuses de l'ASSE
Sébastien Joseph (ex-ASSE). « Sur l'exemple des données athlétiques, où au quotidien, à Saint-Étienne, même dans les entraînements, on était à des années-lumière de ce qu'on faisait l'année dernière avec Dijon.»
Mais le technicien ne s’est pas arrêté là. Dans l’interview, il évoque aussi l’organisation du club et l’absence d’un cadre sportif clair selon lui.
Sébastien Joseph (ex-ASSE). « Mais au-delà de ça, je pense surtout, ce qui nous a manqué... L'année dernière, avec Dijon, on avait Sylvain Carrik, qui est un excellent directeur sportif. Il sait mettre en place un cap, donner une direction et comment mener les choses à destination sur le plan sportif. Et moi sur le plan technique.»
Joseph décrit une organisation interne qu’il juge confuse.
Sébastien Joseph (ex-ASSE). « On a des éléments qui partent un peu dans toutes les directions, avec des gens capables de changer du tout au tout du jour au lendemain. Je pense que ce qui manque le plus, c’est d’avoir un directeur sportif compétent qui va être capable de faire un recrutement de qualité [...] et surtout d’avoir un vrai lien avec l’entraîneur sur les joueuses choisies, sur les renouvellements de contrats, voilà, toutes ces choses-là qui font qu'il y a une cohérence entre la direction sportive et le technique. Et malheureusement, aujourd'hui, je pense qu'entre les investisseurs canadiens et la direction de l'association, il y a peut-être en tout cas ou des guerres de pouvoir ou des visions, qui ne sont pas axées sur les mêmes choses. »
Des déclarations fortes qui éclairent différemment les difficultés sportives rencontrées cette saison par les Vertes.









































