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·29 septembre 2026

ASSE : Après 7 journées de Ligue 2, la méthode Cathro est connue

Image de l'article :ASSE : Après 7 journées de Ligue 2, la méthode Cathro est connue

Arrivé cet été sur le banc de l’ASSE, Ian Cathro n’avait pas caché sa volonté d’installer une équipe intense, dominante et capable de récupérer rapidement le ballon. Sept journées plus tard, les premiers enseignements sont déjà nombreux. Au-delà de la première place des Verts, les données dessinent surtout une identité particulièrement marquée.

16 points sur 21, la meilleure attaque de Ligue 2 et une première place au classement. Le bilan comptable de l’ASSE après sept journées est forcément positif. Pourtant, les dernières sorties ont également rappelé que tout était encore loin d’être maîtrisé. Battus à Dunkerque, les Verts ont ensuite abandonné deux points à Metz après avoir pourtant mené 2-0.


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Mais au-delà des résultats, une question commence à trouver sa réponse : à quoi Ian Cathro veut-il faire ressembler son ASSE ? Les premières données de la saison donnent déjà plusieurs indications très fortes.

Une ASSE qui veut imposer son football

Le premier marqueur est évident : Saint-Étienne ne veut pas subir. L’indice de possession des Verts atteint 75 et leur résistance au pressing 83. Mais la donnée la plus spectaculaire concerne le jeu entre les lignes : l’ASSE affiche un indice maximal de 100. Personne ne fait mieux en Ligue 2.

À l’inverse, le jeu long n’atteint que 16. Le projet apparaît assez clairement. Cathro veut une équipe capable de ressortir le ballon, de progresser par le jeu et de trouver ses joueurs offensifs dans les intervalles.

Cette volonté se traduit ensuite dans les trente derniers mètres. Le volume de tirs atteint 98, la finition 95 et la présence dans la surface adverse 86. Après sept journées, l’ASSE possède d’ailleurs la meilleure attaque du championnat avec 19 buts inscrits.

Les Verts ne cherchent donc pas seulement à contrôler les rencontres par la possession. Ils veulent transformer cette maîtrise en occasions.

Le pressing, véritable marqueur de Cathro à l’ASSE

Mais c’est peut-être lorsque Saint-Étienne perd le ballon que la transformation est la plus visible. L’indice de pressing atteint 75 et celui d’intensité 69, tandis que le recours au bloc bas tombe à seulement 22.

Cette photographie correspond aux impressions laissées depuis le début de saison. L’ASSE cherche régulièrement à récupérer très rapidement le ballon et accepte pour cela de défendre loin de son but.

Les données physiques vont dans le même sens. Après sept journées, les Stéphanois figurent parmi les équipes qui avalent le plus de kilomètres et réalisent le plus de sprints en Ligue 2. Une débauche d’énergie qui constitue désormais l’un des principaux marqueurs de cette équipe.

Cathro avait déjà certains de ces principes à Estoril

Cette identité n’est pas totalement nouvelle chez Ian Cathro. Une comparaison avec l’Estoril qu’il dirigeait la saison dernière permet de retrouver plusieurs de ses principes.

Le club portugais affichait déjà une possession importante (63), une forte propension à jouer entre les lignes (67) et une utilisation limitée du jeu long (26). L’agressivité était évaluée à 67, soit quasiment exactement le niveau actuel de l’ASSE (66).

Cathro semble donc avoir conservé une partie de son logiciel : avoir le ballon, privilégier le jeu au sol et chercher des solutions à l’intérieur du bloc adverse.

Mais il n’a pas simplement transposé son Estoril dans le Forez. Il a adapté son projet aux caractéristiques et au statut de son nouvel effectif.

Une différence majeure avec Estoril

C’est particulièrement visible dans le comportement défensif. Estoril affichait seulement 24 en pressing et 68 dans l’utilisation du bloc bas. L’ASSE présente aujourd’hui pratiquement la photographie inverse : 75 en pressing et 22 en bloc bas.

L’intensité est elle aussi passée de 39 à 69. Autrement dit, Cathro demande beaucoup plus à son équipe stéphanoise lorsqu’elle ne possède pas le ballon.

Le contexte est évidemment différent. À Estoril, l’Écossais dirigeait une équipe qui ne pouvait pas prétendre imposer son football chaque week-end en première division portugaise. À Saint-Étienne, il dispose de l’un des effectifs les plus armés de Ligue 2 et doit régulièrement faire face à des adversaires qui acceptent de lui abandonner le ballon.

Le prochain chantier de l’ASSE est déjà identifié

Reste désormais à trouver l’équilibre. Car cette volonté de jouer haut et d’agresser immédiatement l’adversaire possède son revers. Lorsque le premier rideau est éliminé, Saint-Étienne peut laisser beaucoup d’espace derrière lui.

Les dernières rencontres l’ont rappelé. Malgré sa première place, l’ASSE a encaissé sept buts lors de ses quatre derniers matchs. Le nul à Metz (2-2), après avoir mené de deux buts, a notamment illustré cette difficulté à contrôler totalement une rencontre.

Après sept journées, Ian Cathro semble donc avoir réussi une première étape : donner une identité reconnaissable à son équipe. Le chantier suivant sera probablement plus difficile. Il faudra désormais conserver cette capacité à dominer sans laisser autant de possibilités à l’adversaire de punir les Verts.

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