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·8 mai 2026
ASSE : Caïazzo lâche ses vérités sur Kilmer

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Dans son livre Temps additionnel, Bernard Caïazzo revient sur la vente de l’ASSE à Kilmer et glisse quelques messages forts sur l’avenir du club stéphanois.
Bernard Caïazzo reprend la parole. L’ancien homme fort de l’ASSE publie un ouvrage d’entretiens où il retrace quarante ans de carrière dans le football professionnel. De ses débuts au PSG à son passage à l’OM, jusqu’à ses deux décennies à la tête des Verts, l’ex-président du conseil de surveillance livre une vision personnelle, parfois piquante, du milieu. Et forcément, Saint-Étienne occupe une place centrale dans ce récit.
S’il se veut globalement positif, Caïazzo n’élude pas certains sujets sensibles. Il revient notamment sur la vente du club à Kilmer Sport Ventures. Une opération qui a marqué un tournant majeur dans l’histoire récente de l’ASSE. L’ancien dirigeant insiste sur le profil de Larry Tanenbaum, qu’il décrit comme un homme profondément humain. Une impression forgée dès leur première rencontre au Canada, où il dit avoir été marqué par l’attitude des collaborateurs de l’investisseur canadien.
Dans son analyse, Caïazzo ne cache pas sa confiance envers le projet porté par Kilmer. Pour lui, la clé réside avant tout dans la puissance financière du nouvel actionnaire. Il affirme même que Tanenbaum est capable d’injecter jusqu’à 500 millions d’euros sur plusieurs années pour relancer durablement le club.
Mais derrière ce soutien affiché, le discours est plus nuancé. Caïazzo glisse une phrase qui n’est pas passée inaperçue : « Kilmer a les moyens de se tromper ». Une déclaration qui résume à elle seule les enjeux actuels. Oui, l’ASSE dispose désormais de ressources importantes. Mais encore faut-il les utiliser à bon escient.
L’ancien président insiste aussi sur une idée forte : les périodes difficiles sont formatrices. Selon lui, les obstacles rencontrés depuis la reprise ne remettent pas en cause la trajectoire du club. Il évoque même une « lumière au bout du chemin », signe de son optimisme sur le long terme.
Plus surprenant, Caïazzo révèle avoir tenté d’influencer certaines décisions sportives. Il affirme avoir écrit à plusieurs reprises aux dirigeants de Kilmer fin 2025 pour les alerter sur la situation d’Eirik Horneland. À ses yeux, l’entraîneur norvégien ne pouvait pas permettre à l’ASSE de remonter en Ligue 1.
Dans la foulée, il valide clairement le choix de Philippe Montanier. Un technicien expérimenté, qu’il juge parfaitement adapté aux exigences de la Ligue 2. Une prise de position qui confirme son attachement à une certaine connaissance du football français.
Fidèle à son style, Caïazzo se place au-dessus de la mêlée. Il reconnaît quelques erreurs, mais défend globalement son bilan et ses choix. Son regard sur le « football circus » séduira les nostalgiques de son époque… et agacera ceux qui attendent un regard plus critique sur ses années à la tête du club.
Et au milieu de tout cela, une certitude demeure : l’avenir de l’ASSE dépendra désormais de la capacité de Kilmer à transformer ses moyens financiers en résultats sportifs.
Source : Le Progrès







































