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·6 janvier 2026
ASSE - Eirik Horneland en dit plus sur sa vision du football et sa stratégie pour les Verts

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·6 janvier 2026

Eirik Horneland, l'entraîneur de l'ASSE, s'est confié sur sa vision du football.
Arrivé à l'AS Saint-Etienne le 20 décembre 2024 en remplacement d'Olivier Dall'Oglio, Eirik Horneland (50 ans) n'a pas encore convaincu dans le Forez. L'entraîneur norvégien, relégué avec les Verts au terme de la saison dernière, lutte désormais pour retrouver l'élite hexagonale. Dans un entretien fleuve accordé à nos confrères de Onze Mondial, l'ancien technicien du SK Brann a livré sa vision du football ainsi que sa stratégie pour refaire de l'écurie stéphanoise une place forte du football français.
"J’adore travailler avec des joueurs intelligents. C’est si simple d’avoir des joueurs capables de résoudre des situations sur et en dehors du terrain. Le football, c’est ça. Tu peux donner à tes joueurs un cadre, une idée de jeu, mais les joueurs ont aussi une certaine liberté pour s’épanouir dans ce cadre. Le football offensif, c’est le style que j’aime, celui pour lequel je me bats. C’est un style qu’une équipe comme Saint-Étienne doit avoir. Je ne voulais pas descendre en Ligue 2. Mais quand vous démarrez un processus, vous devez le poursuivre. Il faut des compromis, certes, car cela va mettre du temps à se mettre en place collectivement et individuellement, mais on a cette idée. On a eu des moments où l’on se rapprochait de cela, d’autres où on était loin de cela. Mais rester dans cette idée vous aide à long terme. Si vous avez une idée claire de la manière dont vous voulez jouer et que vous mettez cela en place au quotidien, les joueurs ressentent de la confiance. Ils peuvent ressentir qu’ils sont meilleurs jour après jour. C'est la façon dont nous travaillons", a fait savoir le tacticien scandinave.
"Je vois les joueurs à disposition, j'essaie ensuite de créer un bon mix entre football offensif et football défensif. Cela doit aider à tirer le maximum des joueurs. Après, je veux toujours jouer avec une équipe agressive, du jeu court entre les joueurs. Une équipe qui peut combiner rapidement, une équipe intelligente. Même si parfois il y a des choses à ajuster. L'an dernier, quand on jouait avec un joueur comme Ibrahim Sissoko en attaque, on ne pouvait pas jouer de la même manière qu'avec Lucas Stassin devant. Il faut apporter quelques modifications pour tirer le meilleur de leur capacité dans le système mis en place. Je n'ai pas un système rigide. Si Stassin quitte le club, on devra jouer sans lui. On aura alors un nouvel attaquant que l'on voudra développer. Nous avons Duffus en ce moment. Il n'a pas le même jeu, mais il peut également nous faire du bien. C'est pareil pour Boakye, Davitashvili, Old ou Cardona. Ils sont tous différents, mais ils peuvent tous adapter leurs caractéristiques à notre idée de jouer au football. Je ne suis pas du genre à parler précisément de tactique. Je préfère parler de la manière dont nous faisons les choses, la manière dont nous abordons les matchs", a ajouté l'entraîneur des Verts.
"Je ne suis pas trop du genre à parler précisément de tactique. Je préfère parler de la manière dont faisons les choses, la manière dont nous abordons les matches. C'est une question d'attitude. L'attitude des joueurs. On veut toujours jouer un match rapide, récupérer rapidement le ballon quand nous le perdons. On veut que les joueurs soient connectés. On veut mettre la pression sur les défenseurs adverses. C'est plus un style de jeu qu'une tactique. Si on joue Reims, le PSG ou Montpellier, ce que je veux voir c'est de la continuité dans notre idée de jeu, dans notre attitude. Lier résultats et jeu attractif, c'est sûrement le plus difficile. Saint-Etienne est un grand club avec beaucoup de pression. J'aurais voulu qu'on puisse accélérer notre processus, mais tu dois accepter que cela mette du temps, parfois plus que prévu. Avec le travail du quotidien, les résultats viendront. On a un style de jeu, et dans ce style de jeu, j'aime voir de la créativité. J'aime les joueurs qui prennent des décisions. J'essaie d'apprendre aux joueurs à prendre des responsabilités. Pour moi, ça n'est jamais une erreur de perdre le ballon. L'erreur est de ne pas essayer de le récupérer, car on fonctionne comme un groupe. Tu dois avoir cette idée de tenter, car si les joueurs offensifs ne prennent pas de risque et ne sont pas créatifs, tu n'avanceras pas. Les joueurs doivent sentir qu'ils ont le droit de faire des erreurs, tant qu'ils réagissent aux erreurs", a conclu Eirik Horneland.









































