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·2 février 2026
ASSE : Horneland parti, le vide reste ?

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·2 février 2026

Battue par Boulogne (0-1) et réduite à dix, l’ASSE a vécu une soirée de rupture à Geoffroy-Guichard. Mais plus que le résultat, c’est la chronique sans concession de Patrick Guillou pour Le Progrès qui éclaire la fin de l’ère Horneland et les maux profonds du club.
Inutile d’y passer des heures. Face à Boulogne, les Verts ont sombré comme ils le font trop souvent cette saison. Un but encaissé trop vite, une expulsion évitable, aucune révolte collective et une incapacité chronique à renverser le cours d’un match. Réduite à dix dès la 27e minute, l’ASSE s’incline sans réellement inquiéter son adversaire. Ce revers, le dernier d’Eirik Horneland sur le banc de l'ASSE, laisse les Stéphanois à la 5e place.
Dans sa chronique intitulée « Sous les sunlights des tropiques », Patrick Guillou commence par une évidence : Horneland est parti. Mais pour l’ancien défenseur des Verts, ce départ n’a rien d’un accident. « C’est une accumulation d’erreurs », écrit-il, refusant de réduire la situation à un simple changement d’entraîneur.
Guillou frappe fort : croire que tout ira mieux maintenant serait une illusion dangereuse pour l'ASSE. « Le mal est profond. Sans bon diagnostic, pas de remède efficace ». Une phrase qui résume parfaitement l’état du club.
La chronique dresse le portrait d’une ASSE désorientée. Direction bancale, résultats moroses, vestiaire fracturé, public à bout. Guillou évoque une équipe sans colonne vertébrale, « aussi fluide qu’un embouteillage sur la RN88 », incapable d’imposer le moindre tempo.
Sur le terrain, les mots sont encore plus sévères. Un groupe de l'ASSE sans leaders, sans caractère, miné par une gestion défaillante des egos. Stassin, Davitashvili, Ekwah sont cités comme les symboles d’un collectif éclaté, mal encadré et mal piloté.
L’un des passages les plus forts concerne la responsabilité partagée. Guillou refuse de charger uniquement l’ancien coach de l'ASSE. « Horneland n’a rien construit mais rien détruit non plus ».
Le Norvégien aurait servi de fusible, sacrifié au moment opportun, pendant que la gouvernance restait à l’abri. Une communication jugée « lunaire », déjà prête à réécrire le récit et à édulcorer la réalité.
Alors que Philippe Montanier s’installe sur le banc de l'ASSE, Guillou prévient : « Ce n’est pas parce qu’on change une ampoule que le courant passe encore ». Une mise en garde claire pour ceux qui croient à un simple électrochoc.








































