ASSE - "J'ai tout fait dans ce club", Laurent Battles évoque son passage en tant qu'entraîneur de l'AS Saint-Étienne | OneFootball

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·25 juin 2026

ASSE - "J'ai tout fait dans ce club", Laurent Battles évoque son passage en tant qu'entraîneur de l'AS Saint-Étienne

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L’ancien entraîneur de l’AS Saint-Étienne, Laurent Battles, est revenu sur son passage en tant qu’entraîneur principal des Verts lors de la saison 2022-2023

Après avoir évolué à l’AS Saint-Étienne en tant que joueur en toute fin de carrière (2010-2012), Laurent Battles est revenu dans le Forez pour occuper le poste d’entraîneur principal des Verts lors d’une période délicate dans l’histoire de l’ASSE. 


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Recruté juste après la défaite en barrage face à Auxerre et la relégation en Ligue 2 à l’issue de la saison 2021-2022 et le départ de Pascal Dupraz, Laurent Battles est arrivé sur le banc des Verts dans un contexte quelque peu chaotique. Le technicien de 50 ans est revenu sur cette étape de sa carrière au cours d’un long entretien accordé à En Vert et Contre Tous. 

"Je me suis battu à l’époque avec la direction pour éviter que le club ne descende pas plus bas"

"Ce n’est pas que j’en veux à qui que ce soit. Ce qui m’a le plus dérangé c’est que les choses n’ont pas été remises dans le contexte. J’avais dit quand je suis arrivé que les gens allaient vite oublier et les gens ont vite oublié. Les gens ont vite oublié que je suis arrivé après Auxerre, avec un groupe totalement meurtri, certains avaient été atteints physiquement, leurs familles… Certains ne voulaient plus entendre parler du fait de porter le maillot, tu rencontres les joueurs et la plupart ne voulaient pas rester. Ensuite tu apprends les sanctions, c’est du jamais vu : trois points en moins et quatre huis clos, sauf que moi entre-temps, j’avais accepté de venir" a-t-il confié.

"Il y avait des bureaux par terre, des trucs cassés au plafond"

"Avec ce que j’avais fait chez les jeunes ici, mon expérience réussie à Troyes et l’amour que je portais pour ce club-là, je ne me voyais pas dire non. Peut-être que d’autres avaient refusé avant moi. Moi j’étais d’ici, j’ai tout fait dans ce club, recruteur, adjoint, formation. Je savais tout ce qu’il se passait, je savais que ça allait être compliqué de reconstruire, j’ai quand même accepté. Je leur avais dit que je voulais bien venir mais que le problème c’est que tout le monde allait oublier. Je leur ai dit qu’il fallait faire une équipe parce que si ce n’était pas le cas et qu’on ne remontait pas rapidement, on allait se faire défoncer. Ça n’a pas manqué. Que je sois arrivé avec moins trois points, quatre matchs à huis clos, pas de recrutement, tout le monde a oublié ça. Sauf que quand je suis arrivé à L’Étrat, il y avait des bureaux par terre, des trucs cassés au plafond, il a fallu que je refasse tout un vestiaire, que je fasse des travaux. Je me suis battu à l’époque avec la direction pour éviter que le club ne descende pas plus bas. C’était dur après Auxerre de reconstruire sans moyen. Le seul joueur que j’ai recruté, c’est Bouchouari. Les jeunes qu’on avait n’étaient pas prêts. Jamais un entraineur de l’ASSE n’avait connu ça, mais ça a été oublié et c’est normal parce que dans un club comme Saint-Étienne, tu as besoin de résultats. Ici, si tu as des résultats ça va mais si tu n’en as pas, ça ne va pas. Pour autant, à chaque fois que j’ai rencontré tous les groupes de supporters et ils ont été nickels avec moi, que ce soient les Magic, les Green, il n’y a jamais eu quoique ce soit" a-t-il ensuite ajouté.

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