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·29 janvier 2026
ASSE : Kilmer est-il entrain de tuer l'identité stéphanoise ?

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Avec l'arrivée de KSV en juin 2024, les beaux jours semblaient enfin revenir à l’ASSE. Mais, depuis, les Verts sont retombés en Ligue 2 et peinent à s'adapter à la nouvelle politique du club. Entraîneur étranger, joueurs peu concernés… L'identité stéphanoise s'effrite. Analyse dans le dernier Sainté Night Club.
Une grande ambition, mais peu de résultat. Et surtout, un club qui semble avoir perdu ses repères depuis son passage sous pavillon canadien. Car, si l’arrivée du groupe Kilmer Sports Ventures avait ravivé l’espoir, la réalité sportive et identitaire est aujourd’hui bien plus sombre. L’ASSE souffre d’un profond décalage avec son histoire et avec ses supporters.
"Petit à petit, on vend notre culture, notre club, morceau par morceau, sans comprendre son histoire", affirme l'ancien joueur de l'ASSE Patrick Guillou.
À mesure que les résultats patinent, la légitimité d'Eirik Horneland s'effrite. Plus que jamais menacé après la défaite à Reims, le coach norvégien devrait prendre la porte après la rencontre contre Boulogne. Et la question de son remplaçant fait débat. Patrick Guillou espère un profil historique du club. "J’ai toujours dit qu’il y en avait un qui faisait l’unanimité à Saint-Étienne, c’est Frédéric Antonetti. Il connaît le club, il en incarne l’âme."
Selon l'ancien défenseur, l’option d’un technicien étranger creuse un peu plus le fossé entre l’ASSE et ses racines. "Aujourd’hui, il y a une nouvelle direction, qui veut absolument un entraîneur étranger. Pourquoi ? Pour donner une dimension internationale ?"
Avec un effectif largement renouvelé ces dernières années, ceux qui ont marqué l’histoire récente de l’ASSE ne sont plus là. Et, les joueurs en place sont plutôt aux abonnés absents ces dernières semaines. "Avec quels joueurs de ce club, aujourd’hui, les supporters s'identifient-ils ?", s'interroge justement Patrick Guillou.
"Il n'y a plus de joueur sur lequel s'identifier comme avec un Romain Hamouma ? Un Kévin Monnet-Paquet ? Qui, aujourd’hui, vous donne envie de dire : « Tiens, je vais acheter son maillot » ? Stassin, qui veut partir ? Davitashvili, qui veut partir aussi ? Les autres, qui restent six mois avant de s’en aller ?"
L’ancien défenseur déplore une rupture grandissante entre le club et son histoire. "Aujourd’hui, les joueurs, quand ils vont au musée ou posent pour des photos, ils ne savent même pas qui sont ces anciens", regrette-t-il. Certains visages historiques ont même disparu des murs de l’Étrat. "Pas mal de photos ont été enlevées dans les couloirs. Peut-être qu’on ne voulait plus voir certaines anciennes gloires", souffle Guillou. Résultat, un lien rompu avec ce qui faisait la force de l’ASSE.
"On est en train d’aplatir toutes les émotions, de tout lisser. C’est du ‘feel good’, du divertissement de surface. Bientôt, pour fêter une victoire, on jettera des coussins dans les loges, comme au hockey sur glace", fustige-t-il.
"On parle de 100 à 120 millions d’euros investis par Monsieur Tannenbaum. Mais, finalement, c’est pour quel résultat ?"
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