Peuple-Vert.fr
·1 octobre 2026
ASSE : Nolan Roux vide son sac sur ses années en Vert

In partnership with
Yahoo sportsPeuple-Vert.fr
·1 octobre 2026

Nolan Roux garde des souvenirs bien ancrés de ses deux saisons à l’ASSE. Invité d’AddictoFoot, l’ancien attaquant raconte le vestiaire, les soirées européennes et les coulisses de son passage dans le Forez. Avec quelques anecdotes, mais aussi un épisode qui lui reste en travers de la gorge.
Nolan Roux connaissait déjà les villes de football. Formé à Lens, révélé à Brest puis passé par Lille, l’attaquant découvre Saint-Étienne à l’été 2015. Dans son entretien pour AddictoFoot, il raconte avoir immédiatement compris la place du club dans la vie locale. Geoffroy-Guichard le week-end, les références à l’épopée dans les commerces, les maillots dans les rues : cet environnement lui plaît.
« Moi, j’adore ça, les villes de foot ! »
Dans le vestiaire, il retrouve aussi un visage familier. Kévin Monnet-Paquet, avec qui il a été formé à Lens, évolue déjà chez les Verts. Roux arrive au milieu d’un groupe dont il cite encore les noms avec plaisir : Romain Hamouma, Fabien Lemoine, Loïc Perrin, Stéphane Ruffier, Jessy Moulin… Les souvenirs reviennent vite.
L’attaquant décrit « un groupe vraiment de copains ». Parmi eux, Jessy Moulin occupe une place particulière. Lorsque le journaliste lui demande de désigner le joueur le plus fou qu’il ait côtoyé dans un vestiaire, Roux choisit le gardien stéphanois.
Il se souvient également de son voisin de casier, Moustapha Bayal Sall. Le gabarit du défenseur sénégalais l’avait impressionné dès son arrivée.
« J’ai découvert comment on peut être aussi costaud sans faire de muscu. Et en plus, j’étais à côté de lui dans les vestiaires tout le temps. »
Mais c’est aussi la gentillesse de Bayal qui lui revient. Roux sourit à l’évocation de ses duels avec Zlatan Ibrahimović, avant de retrouver les souvenirs des soirées européennes. Les jeudis de Ligue Europa avaient, à ses yeux, une atmosphère particulière.
« Il y avait l’ambiance décuplée par rapport au week-end. »
De cette période, il conserve surtout un but. Pas forcément le plus spectaculaire de sa carrière, mais celui qu’il considère comme le plus important : son penalty à Rosenborg, le 26 novembre 2015.
Les Verts sont alors menés en Norvège. À la 81e minute, Roux égalise après une faute sur Romain Hamouma. Avec ce nul et la victoire de la Lazio contre le Dnipro, l’ASSE décroche sa qualification pour les seizièmes de finale.
Avant de poser le ballon, Roux raconte avoir laissé un instant à ses partenaires. Il était chargé des penalties, mais ne voulait pas empêcher un autre joueur de prendre ses responsabilités.
« Celui qui veut tirer, je laisse. J’en ai vu plein faire demi-tour et baisser la tête. J’ai dit ok, c’est bon, je le fais, j’y vais. »
Il transforme le penalty. Près de onze ans plus tard, ce but reste le plus important de son parcours.
Tous les épisodes ne lui arrachent pas le même sourire. Roux revient notamment sur ce ballon frappé par agacement, qui avait touché un ramasseur de balles.
Il explique avoir découvert la scène après le match. Sous la douche puis devant son téléphone, il voit les messages de ses proches se multiplier. Il ne comprend pas ce qu’ils lui reprochent jusqu’à ce qu’on lui envoie la vidéo.
Sur le terrain, un ballon trop profond l’avait énervé. Il avait frappé dedans avant de se retourner, sans voir le garçon recevoir le ballon.
« C’est un réflexe parce que j’étais énervé. »
Roux assure qu’il n’avait pas vu l’incident sur le moment. Christophe Galtier lui demande ensuite des explications et une rencontre avec le jeune ramasseur est organisée. L’ancien attaquant reconnaît que cet épisode avait encore compliqué une période où il ne marquait pas.
Sur Galtier, son regard reste nuancé. Il apprécie ses discours, sa lecture du jeu et ses qualités tactiques. Il décrit aussi un entraîneur capable de courir sur le terrain pour célébrer un but avec ses joueurs, puis de paraître beaucoup plus distant le lendemain.
La première année se passe bien, dit-il. La fin de la deuxième laisse un autre souvenir.
Roux situe le basculement autour du déplacement à Marseille, en avril 2017. Il raconte avoir effectué la séance de veille de match avec les titulaires, avant d’apprendre qu’il resterait finalement à la maison. Les Verts s’inclinent 4-0 au Vélodrome.
Il reçoit alors une convocation pour le lendemain matin. Selon son récit, Galtier, un dirigeant et un huissier sont présents. On lui annonce qu’il doit enlever ses affaires du vestiaire professionnel. La raison avancée : une réduction de l’effectif.
« J’avais plus le droit de rentrer dans le centre d’entraînement sous prétexte d’une réduction d’effectifs. » Il avait déjà raconté cette mise à l’écart sur Peuple Vert. Dans cet entretien, il détaille aussi le moment où il croise Loïc Perrin. Roux aurait aimé que son capitaine intervienne.
« Loïc, tu ne dis rien. Tu laisses faire ça, tu vois, qu’on m’enlève du vestiaire. »
Il rapporte une réponse désolée, puis récupère ses affaires. Ses agents veulent réagir, mais il refuse le conflit. Il se renseigne auprès de l’UNFP et demande à jouer avec la réserve. L’absence d’explication lui pèse davantage que le choix sportif.
« Tant pis si tu ne comptes plus sur moi, mais je veux m’entraîner. »
Le départ de Galtier ne le fait pas changer d’avis Nolan Roux. Quand Roland Romeyer lui propose de rester pour sa dernière année de contrat, Roux veut déjà quitter le club.
« Si je reste sur un truc comme ça, je vais broyer du noir et je ne serai pas à 100%. »
Il raconte ensuite les discussions sur son prix : quatre millions d’euros, puis trois millions, puis 500 000 euros. Ces variations l’agacent.
« Je suis pas vendeur de tapis, moi. Vous parlez de moi, quand même. »
Roux rejoint finalement Metz à l’été 2017. Il estime avoir accepté une baisse d’environ 80 % de son salaire pour partir.
Le 17 janvier 2018, il retrouve l’ASSE à Saint-Symphorien. Metz gagne 3-0 et Roux inscrit le dernier but. Il raconte avoir cherché Romeyer du regard après avoir marqué. À la fin de la rencontre, les deux hommes plaisantent. Le dirigeant lui aurait même demandé s’il ne voulait pas revenir…







































