OnzeMondial
·11 février 2026
ASSE : Romeyer, Puel, Caïazzo... Ruffier sort du silence et fracasse l'ancienne direction !

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·11 février 2026

Trois ans après avoir raccroché les gants dans un silence assourdissant, Stéphane Ruffier sort enfin de sa réserve et dépeint les coulisses d'un club qu'il estime trahi par ses dirigeants.
C'est un monument du peuple vert qui s'exprime. Un homme qui, pendant 383 matchs, a été le dernier rempart d'une institution qu'il a aimée autant qu'il semble aujourd'hui la plaindre. Retiré au Pays basque, Stéphane Ruffier a décidé de régler ses comptes avec ceux qu'il tient pour responsables de sa fin de carrière brutale.
Le gardien mythique de l'ASSE ne fait pas de détour lorsqu'il évoque ses anciens patrons, Roland Romeyer et Bernard Caïazzo dans un long entretien accordé au journal Le Progrès. S'il affirme avoir été "bien avec les deux" pendant des années, il décrit un basculement soudain et une perte de confiance totale. "Ils ont vite retourné leur veste, quand il a fallu", assène-t-il, amer de voir dix ans de fidélité balayés pour un nouveau projet technique.
Mais c'est sur Bernard Caïazzo que les accusations sont les plus lourdes. Ruffier révèle des méthodes de déstabilisation médiatique particulièrement virulentes : "Bernard Caïazzo envoyait des messages aux journalistes en disant “Quand est-ce que vous allez le détruire, lui ?”. Il y en a eu tellement des histoires comme ça. Je pourrais écrire un livre là-dessus". Au cœur de cette chute, un homme se détache, Claude Puel. Pour Ruffier, l'arrivée du technicien marquait déjà la fin de son aventure, comme une sentence écrite d'avance. "À partir du moment où il arrive, tu le sais que ça va se passer comme ça. C'était écrit", confie-t-il.
L'ancien portier décrit alors un quotidien fait de provocations et d'isolement. Mis à l'écart du groupe pro, il raconte des séances d'entraînement punitives, conçues, selon lui, pour le pousser à bout : "Il me faisait être sur le terrain à 8 heures du matin, parce que le groupe s’entraînait à 9 h 30. Il faisait exprès pour me mettre à la faute". Une stratégie qui a culminé avec son licenciement pour faute grave, un épisode que Ruffier juge encore aujourd'hui ridicule : "Quand on arrive à te mettre à pied pour un soi-disant masque que tu as enlevé juste avant d’ouvrir la porte de ta voiture, je crois qu’il faut arrêter d’aller chercher plus loin."
Le dégoût de Ruffier est d'autant plus grand qu'il juge le bilan sportif de ses bourreaux catastrophiques. Pour lui, la direction a sacrifié les cadres et l'âme du club pour une méthode qui a mené les Verts à la déchéance. "Quand ils te lâchent pour un coach qui t’apporte… bah finalement rien, à part la Ligue 2, ouais, c’est clair que ça fait mal", lâche-t-il, cinglant.
Aujourd'hui, loin de l'effervescence du Forez et de la toxicité des bureaux de l'Étrat, Stéphane Ruffier tourne la page. S'il n'attend plus rien de ses anciens présidents, il garde une affection intacte pour les supporters, les seuls à qui il rend hommage : "Ce sont des supporters qui méritent tellement mieux. Ils mettraient tout leur argent pour venir nous suivre... Il y aurait ce qu’il faut pour réussir, mais voilà."
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