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·28 septembre 2026
ASSE : Une profondeur d’effectif qui change tout

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Face au FC Nantes, l’ASSE n’a pas seulement décroché une victoire de prestige contre une équipe de Première Ligue. Yannick Chandioux a surtout pu mesurer la profondeur de son groupe. Une équipe largement remaniée, des entrantes décisives et un match progressivement renversé : pour la deuxième rencontre consécutive, le banc stéphanois a pesé lourd.
Il y a une différence entre avoir un banc et avoir des solutions. Depuis le début de saison, Yannick Chandioux construit encore son équipe, entre recrues à intégrer, automatismes à créer et joueuses à remettre dans le rythme. Pourtant, face à Nantes, il a pu utiliser son effectif avec beaucoup plus de liberté.
Le technicien avait annoncé après Bourges qu’il ferait tourner. Il a tenu parole. Mathilde Kack et Agathe Felden ont été associées dans l’axe pour la première fois en match officiel. Roxane Couasnon, Jana Žufánková et Hanna’a Chamsoudine ont connu leur première titularisation, tandis que Tyler Isgrig occupait pour la première fois un poste de numéro 10. Dans le même temps, Sarah Cambot et Ninon Blanchard ont débuté sur le banc, Héloïse Mansuy restant en tribune, encore gênée physiquement.
Malgré ces nombreux changements, l’ASSE n’a pas perdu sa structure. La première période a surtout été celle de la prudence. Les Vertes ont défendu bas, fermé les espaces et limité les occasions nantaises. En revanche, offensivement, elles ont davantage peiné à se montrer dangereuses.
Yannick Chandioux l’a reconnu après la rencontre, évoquant une entame « très timide ». Cependant, il a surtout apprécié l’état d’esprit de son groupe : « Pendant une heure, j’ai vu des joueuses travailler, s’accrocher et pousser l’adversaire à lutter contre un véritable mur. »
Puis, le match a changé de visage.
En deuxième période, Saint-Étienne monte progressivement en régime. Chamsoudine, Isgrig et Žufánková commencent à trouver davantage d’espaces, avant que Chandioux ne bouleverse presque toute sa ligne offensive.
Lorna Chicha Douvier entre, Isgrig glisse sur un côté, Inna Hlushchenko apporte sa percussion et Sarah Cambot prend la pointe. Cette fois, l’effet est immédiat. Pauline Sierra frôle le cadre, Chicha Douvier touche la barre et Agathe Felden oblige la gardienne nantaise à intervenir.
« Les entrantes ont apporté le plus que j’attendais », résumait Chandioux après la rencontre.
Et la suite lui donne raison. Céleste Delcroix, de retour de Coupe du Monde U20 et elle aussi sortie du banc, récupère un ballon côté droit et centre. Hlushchenko reprend sans contrôle et ouvre le score dans le temps additionnel. Quelques minutes plus tard, Faustine Bataillard remonte le terrain et sert Cambot, qui inscrit le deuxième but.
Deux buts, deux entrantes.
C’est probablement la principale évolution du groupe stéphanois. En début de saison, Chandioux composait encore avec le retour de Scannapieco, l’arrivée tardive de Žufánková ou l’intégration progressive de Chamsoudine. Désormais, il peut choisir entre des profils très différents sans affaiblir son attaque.
Hlushchenko apporte de la percussion, Žufánková de la profondeur, Chamsoudine de l’impact, Chicha Douvier de la qualité entre les lignes. De son côté, Isgrig peut évoluer dans l’axe ou sur un côté, Scannapieco offre un point de fixation et Cambot continue d’être décisive dans plusieurs rôles.
Bourges avait déjà envoyé un premier signal. Žufánková et Cambot, entrées en cours de match, avaient pesé dans le 3-0 final. Une semaine plus tard, face à Nantes, le scénario s’est répété.
« J’ai vraiment aimé cette rotation. On a su faire jouer tout le monde et renforcer le sentiment d’appartenance », expliquait encore Chandioux.
Dans un groupe profondément remanié cet été, ce détail compte. Ainsi, la concurrence s’installe sans casser la dynamique. Les titulaires peuvent devenir remplaçantes, tandis que les remplaçantes peuvent décider du match.
Depuis le début de saison, Yannick Chandioux répète sa volonté d’impliquer l’ensemble de son groupe dans le projet de remontée, convaincu que chaque joueuse aura un rôle à jouer. Face à Nantes, justement, les actes ont pleinement rejoint les paroles. Satisfait de la réponse apportée par son effectif, le coach stéphanois pouvait donc conclure avec le sourire, non sans une certaine fierté : « C’est peut-être un nouveau chapitre de notre projet : on va faire peur à nos adversaires maintenant. »
Le début de saison est réussi. Il faudra néanmoins confirmer après une longue coupure, marquée par l’exemption de la quatrième journée de championnat. Le prochain rendez-vous est déjà tout trouvé avec la réception du leader messin, le 18 octobre, pour mesurer un peu plus les ambitions de cette équipe.
Source : ASSE.







































