Olympique-et-Lyonnais
·14 mars 2026
Au Havre, l'OL espère sortir de sa caricature offensive

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·14 mars 2026

Le constat peut paraître sévère lorsque quatre joueurs majeurs sont aujourd'hui en reprise ou à l'infirmerie. Cela fait maintenant quasiment un mois que l'OL joue sans Afonso Moreira et Pavel Šulc, ses éléments les plus décisifs cette saison par la passe ou le but. Quant à Malick Fofana, il n'est pas là depuis fin octobre, et Ernest Nuamah aura loupé une année entière. Dans ces conditions, compliqué pour n'importe quelle attaque de performer.
Si l'Olympique lyonnais parvenait à sauver les meubles, voire mieux que ça, jusqu'à présent, on sent dernièrement qu'il manque d'idées et de jambes dans ce secteur, bien qu'il reste sur 18 rencontres avec au moins une réalisation. On a pu le constater lors de la première période contre Lens (2-2, 4-5 tab), ainsi que face au Paris FC (1-1) et au Celta de Vigo (1-1).
Ce que reconnaissait d'ailleurs Paulo Fonseca après le nul arraché en Espagne jeudi. "Ce sont les scénarios les plus difficiles dans le football, affronter des blocs bas. On a manqué un peu d'initiatives individuelles selon moi, mais aussi de bonnes décisions dans les derniers gestes, a-t-il décrypté. Ce n'est pas simple, et nous avons toujours essayé de nous créer des occasions, on a joué avec courage et personnalité. La seule chose que je regrette, c'est que nous n'ayons pas marqué davantage."
En Coupe d'Europe, et avant face aux Parisiens, les Rhodaniens sont tombés dans une certaine caricature. Le ballon circule devant la défense, d'un côté à l'autre, mais sans décalage et avec peu de vitesse. Cela aboutit à un centre ou une frappe, des situations en général favorables pour les adversaires s'ils ne sont pas débordés avant.
Le 8e de finale aller de Ligue Europa a illustré le déficit lyonnais dans le dernier tiers du terrain, encore plus avec la supériorité numérique. "Il y a eu de bonnes choses pour aller jusqu'à 25-30 derniers mètres. C'était très bien, on a su les bouger. Dans le foot, c'est ça le plus dur, quand tu affrontes une équipe regroupée, analysait Moussa Niakhaté. On a essayé en tirant (20) ou en centrant (42 !), on a tenté de varier, sans avoir trop de réussite. À force d'abnégation, c'est rentré, et c'est totalement mérité."
De l'abnégation, on ne peut pas dire que les coéquipiers de Corentin Tolisso n'en fassent pas preuve. Hormis à Strasbourg (3-1), où ils sont passés à côté de leur sujet, ils ont toujours livré bataille jusqu'au bout. Ça n'a pas payé à Marseille (3-2), néanmoins cet état d'esprit leur a permis de revenir dans les ultimes instants lors des trois précédentes affiches.
Maintenant, au Havre dimanche et jusqu'à la trêve internationale, est-il possible que l'OL retrouve un peu de fluidité offensive ? Il a perdu Rémi Himbert jeudi, un caillou en plus dans la chaussure car le jeune footballeur réalisait d'épatants débuts en professionnel. Il faudra surtout régler ce souci de la profondeur et de la vitesse sur les côtés dans les jours à venir, mais avec quelle structure et quels profils ?
Les possibles retours d'Afonso Moreira, Pavel Šulc et Malick Fofana feront indéniablement du bien à ce propos. Mais à quel niveau reviendront-ils ? En attendant, le 4e de Ligue 1 comptera sur Roman Yaremchuk, Endrick et Adam Karabec, voire sur des milieux portés vers l'avant comme Corentin Tolisso, Noah Nartey et Khalis Merah. Intéressant sur ses entrées en jeu, Adil Hamdani est-il une solution à court terme avant que les éléments plus confirmés ne reviennent ? Au stade Océane, l'Olympique lyonnais espère trouver quelques réponses à ces questions.
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