"Au Real Madrid, je dormais 4 heures et j’arrivais ivre à l’entraînement" | OneFootball

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·16 mai 2026

"Au Real Madrid, je dormais 4 heures et j’arrivais ivre à l’entraînement"

Image de l'article :"Au Real Madrid, je dormais 4 heures et j’arrivais ivre à l’entraînement"

Le football lui a offert le Real Madrid et une carrière que beaucoup rêvent d’avoir. Pourtant, à cette époque, Cicinho traversait une période compliquée. 

L’ancien latéral brésilien a raconté dans La Gazzetta dello Sport ses problèmes avec l’alcool, une addiction qui a accompagné une grande partie de sa carrière. Aujourd’hui consultant télé au Brésil, Cicinho explique qu’il n’a plus bu une goutte d’alcool depuis près de quinze ans. 


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Il est revenu sur le début de cette descente : "Je me suis auto-détruit avec l’alcool. Tout a commencé à 13 ans, lors d’une fête avec des amis. J’ai goûté la bière et j’en suis tombé amoureux comme si c’était une femme. Plus je grandissais, plus je buvais."

Bien avant son arrivée en Europe, les excès faisaient déjà partie de son quotidien. "Quand je suis arrivé à Botafogo en 2001, je buvais vingt bières et dix caïpirinhas par jour. À 17 ans, j’ai même commencé à fumer. Mais c’était ma façon de vivre le football : je voulais atteindre le sommet, gagner beaucoup d’argent et profiter."

Son transfert au Real Madrid en 2005 ne l’a pas poussé à changer, bien au contraire. "C’était encore pire. Ils m’ont recruté pour être le nouveau Michel Salgado et je me suis dit : 'Parfait, maintenant je peux faire la fête pour toujours'." Le Brésilien raconte sa routine : fêtes chez lui et nuits blanches avant les entraînements.

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Marcelo, Roberto Carlos et Cicinho en 2007 (Getty Images)

"Je me couchais à quatre heures du matin et à huit heures j’arrivais ivre à l’entraînement. Avant de partir, je buvais trois ou quatre cafés et je fumais un paquet de cigarettes pour masquer l’odeur de l’alcool. Et sur le terrain, j’étais très bon. Même Capello ne soupçonnait rien."

Après le Real Madrid, un appel de Francesco Totti l’amène à Rome. Puis une nouvelle blessure au genou en 2009 le fait replonger. "Je me suis de nouveau blessé au genou et je suis retombé dans les excès."

C’est aussi à cette période qu’il comprend qu’il souffre d’une dépression. "Je ne voulais pas l’admettre à l’époque. À Rome, j’ai battu un record : 70 bières et 15 caïpirinhas en une seule journée. En plus de deux paquets de cigarettes."

Le tournant arrive quelques années plus tard avec son retour au Brésil. Cicinho remercie aujourd’hui sa femme pour son soutien : "Tout a été possible grâce à ma femme. Quand je suis retourné au Brésil en 2012, j’ai commencé une thérapie avec son aide. J’ai redécouvert le sens de la vie et aujourd’hui je suis heureux".

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