Le Journal du Real
·19 avril 2026
Au Real Madrid, le problème n'est peut-être pas là où on le pense

In partnership with
Yahoo sportsLe Journal du Real
·19 avril 2026

Le Real Madrid a pris la porte de la Ligue des champions. Éliminés après une douloureuse défaite (4-3) sur la pelouse de l'Allianz Arena face au Bayern Munich, les hommes d'Álvaro Arbeloa disent adieu à pratiquement tout espoir de soulever un trophée cette saison. Une situation très délicate pour le technicien espagnol, appelé pour secouer le cocotier de l'équipe première, mais qui n'a manifestement pas réussi sa mission.
Face à cet échec cuisant, les appels à une révolution estivale se multiplient en Espagne. Mais pour le journaliste Manu Carreño, intervenu dans l'émission El Larguero de la Cadena SER, le diagnostic est bien différent : Álvaro Arbeloa n'est absolument pas le principal problème du vestiaire.
Selon le directeur du programme radiophonique, la crise que traverse actuellement le Real Madrid est la triste continuité d'un mal bien plus profond. Ce que subit le coach actuel est exactement ce qui a coûté la place à ses prédécesseurs. Les joueurs ne sont pas impliqués sur le plan footballistique, et sans un véritable changement d'attitude globale, lutter pour la couronne européenne est impossible.
Au micro de la Cadena SER, Manu Carreño a soulevé un paradoxe frappant pour défendre le bilan de l'entraîneur en place : « Ancelotti a eu le même problème et on lui a dit au revoir. Xabi Alonso a eu le même problème et au revoir. Maintenant c'est Arbeloa, qui a aussi le même problème. Le prochain va-t-il résoudre ça ? »
La question n'est donc plus de savoir qui s'assoit sur le banc du Real Madrid, mais bien de cibler la conception même de cet effectif qui peine à trouver une alchimie. Carlo Ancelotti a réclamé de l'intensité pendant un an en conférence de presse. Xabi Alonso a exigé l'engagement de tous pour redresser la barre. Et aujourd'hui, Álvaro Arbeloa dresse exactement le même constat d'impuissance. Le problème est chronique.
L'analyse va encore plus loin. Comme l'a souligné le journaliste Javier Herráez sur les ondes de la radio, l'effectif actuel du Real Madrid souffre d'un déficit criant de maîtres à jouer par rapport à son récent passé glorieux. « Ils n'ont plus Modric, ils n'ont plus Kroos, ils n'ont plus Benzema... », a-t-il fermement rappelé. Il manque avant tout de la créativité et du football à cette équipe.
Un manque cruel de talent pur que le simple licenciement d'un coach ne pourra pas masquer. D'ailleurs, Manu Carreño pousse le raisonnement en défiant quiconque de trouver le nom du tacticien miracle, que ce soit Lionel Scaloni, Didier Deschamps ou Mauricio Pochettino. « Est-ce que le onze titulaire va beaucoup changer par rapport à celui qu'avaient Arbeloa, Xabi Alonso ou Ancelotti ? », s'est-il interrogé avec perspicacité.
En effet, le onze de départ de la saison prochaine sera probablement composé de neuf ou dix joueurs présents actuellement. Pour la Cadena SER, le verdict est donc sans appel : la véritable mutation au Real Madrid ne viendra pas du tableau noir du prochain entraîneur, mais d'une indispensable remise en question de l'attitude, de l'engagement et de la manière de jouer des stars déjà présentes sur la pelouse.
Direct


Direct







































