Olympique-et-Lyonnais
·22 mars 2026
Avant Monaco, des cadres qui accusent le coup à l'OL

In partnership with
Yahoo sportsOlympique-et-Lyonnais
·22 mars 2026

Les yeux étaient rougis et traduisaient toute la déception qui découlait de cette défaite et de cette élimination en huitième de finale de Ligue Europa. Jeudi soir, l'OL a perdu presque sans combattre et Corentin Tolisso voyait une fois de plus une possibilité de premier titre avec son club formateur lui filer entre les mains. Le chemin jusqu'à Istanbul était certes encore long, mais les Lyonnais ne s'imaginaient pas sortir dès le premier tour des phases finales. Malheureusement, l'abnégation du Celta couplée au déficit de solutions rhodaniennes a entraîné un club vers le bas. Après la déception, il faut vite réagir ce dimanche (15h) dans le choc contre l'AS Monaco et Paulo Fonseca aura certainement besoin de retrouver des cadres à la hauteur de l'évènement.
Depuis jeudi, Moussa Niakhaté cristallise quasiment logiquement toutes les critiques. Son rouge dès la 19e minute n'a clairement pas arrangé les affaires d'un OL déjà sur le fil physiquement et ainsi réduit à dix contre onze pendant 80 minutes. Cette exclusion est intervenue au surlendemain de l'annonce de la perte du titre à la CAN. Une décision pas vraiment acceptée par le défenseur, qui avait malgré tout reçu l'ordre de ne pas s'étendre sur le sujet lors de la conférence d'avant OL - Celta. Certains y ont vu une cause à effet, Paulo Fonseca plutôt "une coïncidence".
Néanmoins, le mois de mars n'a pas été de tout repos pour Niakhaté, déjà particulièrement touché après son tir au but manqué face à Lens. Un raté qui a entraîné là encore l'élimination de l'OL. À l'image des gardiens, un défenseur se sait constamment sur le fil, pouvant passer d'homme du match à un tout autre qualificatif suite à une bévue. Depuis trois jours, le Sénégalais en fait l'amère expérience, lui qui était pourtant l'un des meilleurs Lyonnais depuis huit mois.
C'est d'ailleurs dans ce secteur défensif que la perte de vitesse des cadres se fait le plus sentir. À force de tirer sur la corde, Paulo Fonseca a peut-être réduit ses hommes à n'être que des machines sans aucune alimentation. Joueur le plus utilisé depuis la mi-août, Clinton Mata a pu "couper" contre Le Havre, "grâce" à une suspension. Un peu de repos pour un joueur qui a enchaîné directement Ligue 1, CAN puis Ligue 1 sans repos. Et cela se ressent dans les prestations. Pris de vitesse à l'aller contre le Celta, l'Angolais est nettement moins souverain sur ces dernières semaines. Souvent touché physiquement, il donne l'impression de se sacrifier pour le bien collectif. Une bravoure à l'image du reste du collectif, mais cela se ressent sur le rendu individuel.
Le sens du sacrifice, Nicolas Tagliafico l'a et personne ne peut le remettre en cause. Seulement, le carton rouge reçu jeudi soir a été la goutte de trop. Dans le jeu, l'Argentin a plutôt du mal à se situer dans sa relation avec Abner et ce système en 3-5-2. Tantôt troisième central, tantôt piston ou même relayeur gauche, Tagliafico n'est pas forcément à son aise dans ce rôle multitâche. Mais c'est bien son comportement qui commence à irriter. Il ne se passe pas un match sans qu'il ne se prenne le bec avec le corps arbitral, tandis que ses interventions défensives sont plus que limites. Preuve en est, sur les cinq derniers matchs qu'il a disputés, Nicolas Tagliafico a récolté quatre jaunes et un rouge... La grinta, oui, mais avec intelligence.
Alors forcément, quand les cadres défensifs flanchent, cela se ressent dans les statistiques avec douze buts encaissés sur le dernier mois (sept matchs). Un succès contre Monaco passera par le retour de cette solidité affichée pendant la série de treize victoires. Il faudra également retrouver un Corentin Tolisso conquérant. Avec trois buts et une passe dans la mauvaise passe de l'OL, le milieu se montre encore décisif et heureusement, autrement le club lyonnais aurait certainement plongé un peu plus.
Mais dans l'influence même, le capitaine est moins souverain. Plus de pertes de balle, à l'image de son entrée contre le Paris FC, moins d'explosivité. Touché à l'ischio début février, Tolisso semble aussi accuser le coup de ses efforts à répétition depuis le début de la saison, qui en ont fait l'un des meilleurs joueurs de Ligue 1 en 2025-2026. Malheureusement pour l'OL, à force de trop tirer sur la corde, les coups de pompe individuels sont presque tous arrivés en même temps.









































