Olympique-et-Lyonnais
·17 septembre 2026
Avec Boudache et Nakamura, l'OL a (re)déployé ses ailes contre Anderlecht

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·17 septembre 2026

De notre envoyé spécial à Anderlecht.
4-4-2 ? 4-3-3 ? Depuis quelque temps à l'OL, la question du schéma tactique préférentiel occupe l'espace médiatique. En l'espace de quatre jours, une partie de la réponse a certainement été trouvée. Il y a quatre jours, la prestation sur la pelouse du Paris FC avait soulevé des interrogations, la formation lyonnaise se retrouvant obligée de ne jouer qu'intérieur et n'utilisant quasiment jamais la largeur pour mettre en difficulté le bloc parisien.
Quatre jours plus tard, c'est avant tout en repassant dans un schéma avec des ailiers que l'OL a fait mal à Anderlecht. Si Paulo Fonseca a avant tou mis en avant l'aspect défensif de ses hommes pour tenir le résultat, il ne pouvait occulter que c'est en passant par les ailes que son équipe a fait le plus mal. Dans des styles bien différents, Keito Nakamura et Kaïl Boudache ont d'ailleurs fait plus d'une différence.
Cette soirée bruxelloise, le Japonais s'en rappellera certainement toute sa vie. Après la rencontre, il ne cachait pas sa "fierté de jouer son premier match de Coupe d'Europe" et on pouvait le comprendre. Après un gros quart d'heure contre le PFC, Nakamura a joué les 90 minutes avec une certaine réussite, quand bien même la dernière demi-heure a surtout servi à faire front avec le reste de ses coéquipiers. Mais, à l'heure des doutes sur la capacité lyonnaise à remplacer Malick Fofana, l'ancien Rémois a montré qu'il pouvait apporter quelque chose de différent. Il n'a pas la fougue ou la vitesse du Belge, mais il a cette finesse technique qui peut faire des différences sur un pas, un contrôle.
A la 22e minute, il a certes eu un peu de chance, en voyant Ambros dévier sa frappe pour faire le break. Seulement, cette première réalisation a montré ce que Nakamura pouvait apporter sur l'aile gauche. Un joueur capable de rentrer intérieur, de combiner, mais surtout de prendre sa chance sur une petite ouverture. Ce qu'avait déjà souligné Paulo Fonseca et que le Portugais a encore confirmé mercredi après le succès. "Keito n’est peut-être pas un dribbleur, mais c’est assurément un joueur de bonnes décisions. Il n’a pas perdu beaucoup de ballons, et surtout, il comprenait quand attaquer, quand garder le ballon, les bons moments pour faire telle ou telle action."
De l'autre côté du terrain, Kaïl Boudache aurait certainement aimé y aller de son but face à Anderlecht. Cela aurait récompensé ses nombreux efforts et courses pendant 90 minutes. Mais, il n'a pas toujours été servi comme il le fallait, étant même parfois oublié à son grand désespoir, ou a tout simplement manqué de réussite dans ses frappes. Pourtant, c'est bien de lui que vient le premier frisson de la soirée avec ce coup-franc déposé sur la tête d'un de ses coéquipiers (2e) puis le premier but de la soirée dans son propre style.
Dans une gestuelle rappelant quelque peu Rayan Cherki avec une multiplication de passements de jambes, l'Algérien a amené le centre permettant à Noah Nartey d'inscrire son premier but de la saison en Ligue Europa. "Avec le ballon, il a le courage d'avoir l'initiative individuelle. C'est un joueur très rapide", soulignait son coach. Vrai poison technique, il n'hésite pas à partir sur son mauvais pied, chose que ne fait pas forcément Ernest Nuamah. Mais, plus que son apport offensif, Paulo Fonseca a surtout voulu mettre en avant "la façon dont il a aidé l'équipe à défendre. Il est arrivé deux ou trois fois dans notre surface pour aider l'équipe avec un tacle, un retour dans les pieds. C'était important." Le coach lyonnais voulait une réponse de ses joueurs, il a été entendu.







































