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·12 septembre 2026

Avec Gabriel Suazo capitaine, Séville a battu Valence (Vidéo du 1-0)

Image de l'article :Avec Gabriel Suazo capitaine, Séville a battu Valence (Vidéo du 1-0)

Avec le défenseur chilien comme figure de proue, le Sevilla FC a décroché une victoire de très grande valeur en s’imposant sur la plus petite des marges face à Valence, dans un match qui a de nouveau mis en évidence l’une des principales vertus que l’équipe dirigée par García Plaza est en train d’acquérir : la capacité à rivaliser même lorsque le football n’apparaît pas à fortes doses.

L’unique but de Juan Iglesias, après un coup franc frappé par Kochorashvili, a finalement suffi pour permettre au club sévillan de prendre son dixième point de la saison et de confirmer que quelque chose est en train de changer à Nervión.

Ce ne fut pas une démonstration footballistique, loin de là. Mais ce n’était pas non plus nécessairement ce que recherchait García Plaza. Séville a de nouveau affiché une personnalité différente, bien plus reconnaissable, fondée sur l’intensité, l’engagement collectif et une conviction qui, pendant une bonne partie de la saison dernière, avait semblé absente. C’est un début qui rappelle une autre époque à Nervión, une bouffée d’air frais après un exercice qui avait laissé trop de doutes et qui commence maintenant à trouver des réponses aussi bien dans les bureaux que, surtout, sur le terrain.


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La révolution institutionnelle commence à se refléter dans les résultats. Séville est encore loin d’être une équipe pleinement construite et doit nettement s’améliorer avec le ballon, mais il possède déjà quelque chose de déterminant en Liga : c’est un adversaire gênant, physique et difficile à faire plier. Face à Valence, il n’a pas eu besoin de dominer clairement ni de générer un volume extraordinaire d’occasions. Il lui a suffi de tenir le match, d’imposer son intensité et de profiter de l’une des situations sur coup de pied arrêté qui ont fini par faire pencher la balance.

García Plaza a d’entrée misé sur Fofana, Félix Correia et Stassin, modifiant en plus la structure pour jouer avec deux attaquants. L’intention était évidente : gagner en présence offensive sans renoncer à la puissance physique dans l’axe. Et dans ce plan, Fofana a sans doute été le joueur qui a le mieux interprété ce que demandait le match. Le Français a pris le contrôle du milieu tant qu’il avait du carburant, récupérant des ballons et exerçant une pression qui a permis à Séville de jouer de longues minutes dans le camp adverse.

Car s’il a manqué quelque chose à l’équipe sévillane, c’est bien de la clarté dans la construction. Le football a manqué à Séville, oui, mais pas l’envie, l’intensité ni la volonté. L’équipe n’est pas parvenue à enchaîner beaucoup de longues possessions ni à trouver régulièrement ses hommes les plus avancés, mais elle a compensé ces lacunes par un pressing agressif et une organisation collective qui a considérablement réduit les possibilités de Valence.

Il lui a aussi fallu une part de réussite. La barre transversale s’est faite alliée lorsque Otorbi est apparu sur l’une des rares actions offensives réellement dangereuses de l’équipe visiteuse. Sa frappe a fini par s’écraser sur le bois, dans une action qui aurait pu complètement changer le cours d’un match dans lequel Valence a trop peu produit pour mériter davantage.

La célébration de la victoire a donc été particulièrement significative à Nervión. Aux bonnes sensations générées par le marché des transferts commencent maintenant à s’ajouter les points, ceux qui déterminent finalement la valeur de tout projet. Séville a une idée d’équipe, même si elle est encore en construction, et cette identité commence à se reconnaître dans la manière de disputer chaque ballon et d’aborder chaque phase de la rencontre.

Le message que García Plaza est en train d’installer est simple, mais puissant : pour battre ce Séville, il faudra énormément travailler. Quiconque voudra le vaincre devra se heurter à un roc. L’expression résume bien ce que l’on a vu face à Valence. L’équipe andalouse peut avoir des difficultés à créer, mais elle concède peu, lutte sur chaque duel et ne semble pas disposée à laisser filer un match facilement. C’est précisément ce caractère qui commence à donner de la consistance au projet porté par José Ignacio Navarro et García Plaza lui-même, dont les arguments se renforcent à chaque résultat positif.

L’entrée en matière a de nouveau clairement reflété le Séville que veut l’entraîneur madrilène, surtout lorsqu’il joue au Sánchez-Pizjuán. Pressing très haut, lignes avancées et recherche constante de l’erreur adverse à la relance. Les défenseurs centraux ont eux aussi pris des risques, avançant leur position pour accompagner ce premier pressing et réduire les espaces disponibles pour les joueurs de Valence.

La stratégie trouvait en outre un appui dans un double pivot d’un énorme déploiement physique. Les débuts de Fofana aux côtés d’Agoumé ont permis à Séville de gagner en impact dans l’axe et de soutenir un pressing qui, par moments, est parvenu à enfermer l’équipe visiteuse. Le problème est apparu lorsque l’équipe récupérait le ballon : les erreurs de passe ont été constantes et ont fini par gâcher nombre des bonnes récupérations obtenues dans le camp adverse.

Dans ce domaine, Félix Correia a eu des difficultés particulières. Le Portugais, lui aussi titulaire pour la première fois, a eu besoin de pratiquement 40 minutes pour trouver une action vraiment positive. Son imprécision a empêché plusieurs récupérations de Séville de se transformer en attaques véritablement dangereuses. L’équipe récupérait bien, mais ne savait pas toujours quoi faire ensuite du ballon.

En face, Valence a de nouveau affiché un visage inquiétant, très similaire à celui de son pauvre début de championnat. Même le changement de système, avec le retour à une défense à quatre, n’a pas réussi à modifier de façon substantielle la production offensive de l’équipe dirigée par Corberán. La circulation a manqué de rythme, les associations dans le camp adverse ont fait défaut et les joueurs censés faire la différence ont pratiquement disparu du match.

Une course de Otorbi sur le côté droit, accompagnée d’un centre repoussé par Vlachodimos, a constitué pratiquement toute la production offensive de l’équipe ché durant une bonne partie de la rencontre. Ni Sato ni Javi Guerra n’ont réussi à apparaître entre les lignes, laissant Danjuma beaucoup trop isolé entre les défenseurs centraux sévillans. Sans connexions intérieures, Valence s’est retrouvé réduit à des actions individuelles et à des transitions bien trop sporadiques pour réellement mettre Séville en danger.

Les problèmes se sont encore aggravés pour Corberán lorsque, à la 24e minute, il a perdu Tárrega, le seul défenseur central valide qui restait dans l’effectif professionnel. La blessure a obligé le technicien à faire entrer le jeune Iker Córdoba, qui a dû accompagner Pepelu, milieu de terrain reconverti en défenseur. Une circonstance qui a encore davantage conditionné la structure défensive de l’équipe visiteuse et qui a obligé à improviser dans une zone particulièrement sensible.

La domination territoriale a été en faveur de Séville, même si cette supériorité ne s’est pas traduite par un siège permanent du but de Dimitrievski. L’équipe poussait, récupérait haut et affichait une attitude beaucoup plus agressive, mais peinait à transformer cet effort en occasions franches. Stassin, qui a réclamé un penalty de Gayá dès le début de la rencontre, a eu une participation trop discrète durant la première période.

De Sierra non plus n’est pas parvenu à trouver les espaces nécessaires pour peser sur le jeu, tandis que le capitaine valencianiste semblait avoir bien étudié le scénario et a répondu avec concentration chaque fois que Séville tentait de progresser sur les côtés.

Les meilleures approches locales sont venues par les latéraux et les centres. Deux centres de Suazo qui ont trouvé Kike Salas, ainsi qu’un autre centre de Correia dans le temps additionnel qu’Isaac n’est pas parvenu à reprendre correctement, ont été les actions les plus marquantes de l’équipe sévillane lors du premier acte. Un bilan insuffisant sur le plan offensif pour une équipe qui avait le contrôle territorial, mais qui ne trouvait toujours pas la précision nécessaire pour transformer cette domination en occasions.

Et au milieu de ce paysage, Fofana a été la grande exception. Ses récupérations dans le camp adverse, sa capacité à gagner les duels et son déploiement physique ont donné à Séville une sensation de supériorité qu’aucun de ses coéquipiers n’a réussi à maintenir avec la même continuité.

Au final, le résultat a fini par récompenser l’équipe qui a le mieux compris comment jouer un match fermé. Séville n’a pas eu besoin de briller pour gagner. Il a eu besoin de lutter, de résister, de presser et de saisir son occasion. Cette capacité à prendre des points même lors des journées où le football n’accompagne pas peut devenir l’un des principaux atouts du nouveau projet.

Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir et García Plaza sait que son équipe devra progresser en particulier dans la construction offensive, la précision des passes et la capacité à générer des occasions de manière soutenue. Mais il y a une différence substantielle par rapport au passé récent : ce Séville commence à se reconnaître lui-même. Et dans une saison qui ne fait que commencer, cette identité, soutenue par des points, de l’intensité et du caractère, peut être le premier pas vers un redressement qu’à Nervión on attendait depuis bien trop longtemps.

/par Sol García Lineros, correspondante de tout football en Espagne

Cet article a été traduit en français par une intelligence artificielle. Tu peux lire la version originale en 🇪🇸 ici.

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