Olympique-et-Lyonnais
·5 juin 2026
Avec la sortie de Louis-Jean, l'OL affine sa stratégie défensive du mercato

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·5 juin 2026

Pour les annonces chocs, il faudra repasser. Mercredi soir, de nombreux supporters de l'OL ont dû se brancher sur la fréquence de RMC à la recherche d'indices laissés en route par Matthieu Louis-Jean. Ils ont forcément dû se débrancher un brin frustrés. Pourtant, il ne fallait pas s'attendre à de grandes déclarations du directeur technique lyonnais. Ce n'est pas son style et de toute façon, avec un club coté en bourse, difficile de faire de grandes annonces.
Pendant la grosse demi-heure passée à l'antenne, Louis-Jean s'est évertué à rappeler ce qui se dit depuis déjà plusieurs semaines, sans même attendre la fin de la saison. Le lecteur assidu d'Olympique-et-Lyonnais ou tout simplement le fan lyonnais au courant de tout n'auront pas appris grand-chose de cette intervention médiatique. Cependant, dans cette prise de parole qui peut paraitre anodine, l'OL a réussi à dégager une stratégie plutôt claire et qui contraste avec celle de John Textor.
Ce mercato qui s'ouvre le 15 juin prochain sera le premier de la nouvelle gouvernance, si elle est toujours en place dans les prochaines semaines. Matthieu Louis-Jean, Michael Gerlinger et Paulo Fonseca avaient beau déjà être aux manettes la saison passée, le maintien de l'OL en Ligue 1 prononcé le 9 juillet 2025 avait poussé à travailler dans l'urgence. Ce ne devrait logiquement pas être le cas cette saison et le club a mis en place une feuille de route bien claire. Il faudra vendre et le directeur technique l'a rappelé encore mercredi soir. "On a besoin de vendre, on n'a pas le choix". Une phrase qui ressemble à un aveu de faiblesse pour certains, mais qui "n'a rien d'une surprise", nous souffle un agent. "Les clubs savent que l'OL a des soucis financiers, donc ce n'est pas une nouveauté."
Ce besoin de vendre pourrait ainsi faire chuter la cote de certains éléments. Il y a douze mois, John Textor avait lui aussi crié sur les toits que le club était dans une situation inconfortable avant de passer la DNCG. Seulement, il avait ciblé un départ en particulier : celui de Rayan Cherki. L'international français est certes parti pour 35 millions d'euros (hors bonus), mais on ne peut s'empêcher de penser que le club aurait pu en tirer plus, en ne cherchant pas à tout prix à mettre son meneur sur le marché.
Et c'est peut-être là où ce qui s'apparente à une erreur de communication de Matthieu Louis-Jean n'en est finalement pas une. Car, en même temps qu'il annonçait que l'OL a besoin de vendre, le directeur technique a aussi assuré que "aucun montant précis" n'a été acté au sein du club. Cela peut être quinze millions, vingt millions, trente ou même plus. Si l'on peut imaginer quelle est la fourchette sans trop de problème, le club lyonnais ne veut pas tendre le bâton pour se faire battre. Est-ce que la stratégie est bonne ? Difficile à savoir car "tu restes dans le besoin. Donc aussi dépendant de ce que vont te donner les autres", poursuit l'agent rompu à la Ligue 1.
L'OL n'est bien évidemment pas en position de force pour vendre dans ce mercato estival. Il n'est pas le seul puisque, comme l'a dit Louis-Jean, "seul le PSG peut dire qu'il n'a pas besoin de vendre." Alors la stratégie est plus que claire : optimiser un maximum la valeur marchande des joueurs. En ce sens, dire que Nicolas Tagliafico et Ainsley Maitland-Niles sont "à l'instant T à 100%" à l'OL ne veut pas dire qu'ils ne seront pas vendus durant l'été. Tout comme le fait de dire qu'Ernest Nuamah et Malick Fofana font "partie du projet". Une façon de ne pas déprécier la valeur et qui n'est pas sans rappeler la stratégie utilisée par Jean-Michel Aulas pendant de nombreux mercatos. L'OL s'apprête à se séparer de joueurs, "deux au minimum", mais se cache bien de dire lesquels. Afin d'en tirer le meilleur prix.







































