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·3 juin 2026

« Avec le recul, ce succès est considéré comme le véritable déclic de la révolution du tennis italien »

Image de l'article :« Avec le recul, ce succès est considéré comme le véritable déclic de la révolution du tennis italien »

Pour comprendre l’âge d’or actuel du tennis italien, il faut remonter au 5 juin 2018. Ce jour-là, sur le court central de Roland-Garros, Marco Cecchinato, alors 72e mondial et sans la moindre victoire en Grand Chelem avant le tournoi, élimine Novak Djokovic et se qualifie pour les demi-finales. Un exploit historique pour l’Italie, qui n’avait plus atteint ce stade d’un Majeur depuis quarante ans.

Avec le recul, ce succès est considéré comme le véritable déclic de la révolution du tennis italien. Le mouvement était déjà en pleine croissance, mais il lui manquait un résultat capable de faire sauter les barrières psychologiques. Cecchinato a donné aux jeunes Italiens une conviction nouvelle : il était possible de rivaliser avec les meilleurs du monde. Jannik Sinner, Lorenzo Musetti et leurs contemporains citeront plus tard ce match comme un moment fondateur.


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Pourtant, le tennis italien avait déjà connu une première explosion de popularité dans les années 1970 grâce à Adriano Panatta. Vainqueur de Roland-Garros et de la Coupe Davis en 1976, il avait transformé ce sport en phénomène national. Mais l’Italie ne disposait alors ni des infrastructures ni des moyens nécessaires pour capitaliser sur ce succès. La chute fut brutale : en 2001, l’équipe nationale descend en deuxième division de la Coupe Davis et les Internationaux d’Italie sont menacés de déclassement.

Cette crise conduit à l’arrivée d’Angelo Binaghi à la présidence de la fédération. Son projet repose sur deux piliers : sauver les Internationaux d’Italie et construire un système capable de former durablement des joueurs de haut niveau.

Après l’exploit de Cecchinato, Fabio Fognini remporte le Masters 1000 de Monte-Carlo en 2019, puis Matteo Berrettini atteint la finale de Wimbledon en 2021. La consécration arrive avec Jannik Sinner : victoire en Coupe Davis en 2023, premier titre du Grand Chelem à l’Open d’Australie, place de numéro 1 mondial en 2024 et enfin triomphe à Wimbledon en 2025.

La révolution du tennis italien est alors pleinement accomplie.

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