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·18 mars 2026
Avis de l’expert : le Sénégal a de fortes chances de récupérer son trophée de la CAN 2025

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·18 mars 2026

Exclusif
Le Sénégal a de fortes chances de récupérer son trophée de la CAN 2025 selon un expert juridique

Sénégal/@caf
Contre toute attente, le jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) a décidé de retirer le trophée de la CAN 2025 au Sénégal et de l’attribuer au Maroc.
Cette annonce a fait l’effet d’une véritable onde de choc. Jamais par le passé, un titre n’avait été retiré à une nation, plusieurs semaines après la finale d’un tournoi continental.
Cette décision n’est toutefois pas définitive. En effet, le Sénégal peut saisir le Tribunal arbitral de Sports (TAS) pour contester la décision du jury d’appel de la CAF. Selon l’expert juridique tunisien Aymen Driss, les “Lions” ont de de fortes chances pour récupérer son trophée, voici ses arguments.
Le jury d’appel de la Confédération africaine de football a invoqué l’article 84 du règlement de la Coupe d’Afrique des Nations pour déclarer le Sénégal perdant et d’attribuer le titre au Maroc. Cet article renvoie lui-même à l’article 82 du même règlement, il stipule que l’équipe qui quitte le terrain avant la fin du temps réglementaire sans l’autorisation de l’arbitre est considérée comme perdante et est définitivement éliminée de la compétition en cours.À la lecture de ce texte dans sa formulation absolue, on peut dire qu’il existe, en principe, une base juridique sur laquelle s’appuyer.Cependant, l’application de ce texte au cas de la finale pose problème : il est ici question d’une sortie du terrain, alors que la sélection sénégalaise a effectivement quitté le terrain, mais est revenue ensuite et le jeu a repris sans que l’arbitre ne mette fin définitivement au match. La rencontre s’est poursuivie dans le temps réglementaire puis en prolongations.Ainsi, cette situation ne correspond pas explicitement aux cas prévus par le texte en question.De plus, le pouvoir d’appréciation dans ce type de situation relève de l’arbitre, en tant que décisionnaire principal pendant le match, ce qu’il a confirmé en laissant le jeu se poursuivre jusqu’à son terme.Par conséquent, déclarer la défaite sur la seule base d’une sortie du terrain qui n’a pas entraîné l’arrêt définitif du match par l’arbitre, même si cela peut être envisagé, reste juridiquement discutable. En réalité, les règles n’ont pas été établies pour léser les équipes, mais pour garantir l’application équitable du droit sportif et protéger le principe d’égalité des chances entre les équipes.Une interprétation correcte des textes légaux exige également de ne pas se limiter à leur lecture littérale, mais de tenir compte de leur esprit et de l’objectif pour lequel ils ont été conçus, surtout lorsqu’il s’agit de situations non explicitement prévues. Dans ce cadre, une lecture stricte et purement littérale d’un texte sans prendre en considération les circonstances particulières peut conduire à des décisions injustes et contraires aux principes d’équité sportive.Ainsi, toute décision doit trouver un équilibre entre le respect des textes et la réalisation de la justice, ce qui reste sujet à appréciation et à débat dans ce type de cas.Enfin, selon mon avis juridique — tout en précisant que je n’ai pas accès à tous les éléments (feuille de match et autres rapports) —, les chances du Maroc devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) sont très faibles, contrairement à celles du Sénégal.









































