Peuple-Vert.fr
·17 avril 2026
Bastia y croit : "Une réaction est primordiale. On est capable de le faire"

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Reginald Ray a pris la parole avant de recevoir l'ASSE ce samedi soir. Le coach bastiais a d'abord tenté de comprendre la déroute au Red Star, avant de se projeter sur Saint-Étienne avec un message fort : réaction, caractère et conquête. Les Verts sont prévenus.
Il fallait d'abord digérer. Puis analyser. Puis se relever. C'est le chemin que Reginald Ray a imposé à son groupe cette semaine après la lourde défaite au Red Star. Et en conférence de presse, le technicien bastiais a livré une analyse lucide, parfois douloureuse, mais tournée vers l'action. Saint-Étienne arrive samedi soir à Armand-Cesari. Il faudra être là.
Ray n'a pas esquivé le sujet. La défaite au Red Star a été douloureuse et difficile à expliquer. « On a tenté de comprendre la défaite. Ce différentiel entre 48 minutes de très bonne facture globalement et 42 minutes où on a éteint la lumière. Ce n'était pas envisageable, ce n'était pas prévisible. Depuis que je suis arrivé, c'était la première fois. »
Le coach a ensuite tenté d'identifier les causes de cet effondrement. « À chaud, c'était compliqué à analyser. Je pense que c'est multifactoriel. On peut évoquer les aspects psychologiques. Malheureusement, c'est arrivé. L'idée, c'était de trouver des explications, même si elles peuvent varier en fonction des uns et des autres. Mais on veut surtout que ça n'arrive plus. Parce que c'est préjudiciable. »
Ce qui frappe dans cette analyse, c'est la part de responsabilité que Ray assume pour son équipe. « Le Red Star a fait ce qu'il fallait pour nous mettre en difficulté. Mais on a beaucoup contribué, nous, à ce qu'il puisse revenir dans le match. Et ça, c'est problématique. »
Fait intéressant : Ray a précisé que les données athlétiques des deux mi-temps ne montraient aucune différence significative. Ce n'est donc pas la fatigue physique qui explique l'effondrement. « Sur les données athlétiques, il n'y a pas eu de différence entre les deux mi-temps. Mais j'avais cette sensation du banc. On ne gardait plus un ballon devant. Nos choix d'attaque ont été mauvais. On ne gagnait plus les seconds ballons, on ne gagnait plus les duels. Nos lignes étaient aussi distendues. Donc, le danger est revenu souvent. »
Un problème mental, tactique, de concentration. Pas physique. C'est plus complexe à corriger, mais aussi plus identifiable. Et Ray a clairement voulu tirer les enseignements des deux versants de ce match. « Il y a deux solutions : soit on retient le verre à moitié plein, soit le verre à moitié vide. Il faut servir aussi du verre à moitié vide pour que ça ne se reproduise pas. Mais aussi insister sur ce qui a bien été. »
Pour aborder la réception de l'ASSE, Ray a choisi un angle fort. Il veut que son groupe traite ce match comme une finale. « Le discours, c'est qu'aujourd'hui, Saint-Étienne, c'est un énième match de coupe. Il faut le considérer comme un match où il n'y a plus rien derrière. Même s'il restera trois matchs. »
Le message est clair : libérez-vous, jouez sans pression, donnez tout. « Une réaction est primordiale. On est capable de le faire. On est capable de mettre en difficulté ce type d'équipe. On l'a fait contre Troyes, on l'a fait au Red Star, mais aussi au match aller. Il faut qu'on mette tous les ingrédients pour mettre à mal Saint-Étienne et qu'on emmène les gens avec nous, nos supporters qui n'attendent que ça depuis pas mal de temps. »
Une phrase qui résonne fort dans le contexte de la saison bastiaïse. Le public d'Armand-Cesari attend une réaction. Et Ray veut que son équipe la leur offre.
Sur le plan tactique, Ray a été volontairement vague — non sans humour. « Je ne vais pas donner des indications tactiques, parce que Philippe Montanier a un téléphone et est capable de regarder aussi ce que je vais dire. » Mais il a tout de même posé les bases de l'état d'esprit attendu. « D'avoir une volonté d'être conquérant, qu'on ait le ballon ou pas. Il faudra être proactif, prendre les choses avec du caractère. Il y a un adversaire de qualité qui va essayer de nous mettre en difficulté. »
Une phrase qui trahit aussi le respect que Ray nourrit pour l'ASSE. « C'est une équipe qui est armée depuis le départ pour remonter directement, qui sur une série de 8 matchs affiche 6 victoires et deux nuls. Une équipe qui a sur toutes ses lignes la qualité de joueurs qui ont joué au-dessus ou qui peuvent jouer au-dessus. »
Ray a également été interrogé sur son secteur défensif, mis à rude épreuve au Red Star. « Cette équipe de Red Star a eu toute l'occasion d'aller marquer ces buts-là. L'alignement défensif, il a été très très difficile sur certaines actions. » Sans rentrer dans les détails, il a reconnu qu'un travail spécifique avait été mené cette semaine pour renforcer ce secteur et éviter de reproduire les mêmes erreurs face à une ASSE « très puissante offensivement ».
Le constat est sévère mais honnête. Bastia doit retrouver la solidité défensive qui lui avait permis de tenir pendant une grande partie de la saison. Sans cela, face aux 53 buts marqués par les Verts cette année, la soirée risque d'être longue.
« Il faut reproduire ce qu'on a fait en première mi-temps pour exister contre Saint-Étienne. Si c'est l'inverse, forcément, ça sera compliqué. » Ray le dit lui-même. La première mi-temps de Red Star était bonne. La seconde était catastrophique. Samedi soir, il n'y aura pas le droit à l'erreur.









































