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·9 mai 2026

Bayern – PSG : les limites de la méthode Kompany ?

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Au lendemain de l’élimination en ligue des champions, quelles conclusions, en tous cas, quels enseignements peut on tirer ? En s’appuyant sur les propos tirés des articles de mon confrère 1976  » Luis Enrique au top » et « Bayern / PSG : une élimination décevante mais logique ».

« un PSG qui lui aura très bien défendu et affiché beaucoup de solidarité et en montrant une autre facette de son jeu en s’adaptant aux circonstances contrairement aux allemands. Mais V Kompany pouvait il faire mieux ? »


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Disciple de Guardiola, Kompany applique les mêmes principes mais Guardiola n’a jamais atteint la finale avec le Bayern !

1) Adaptations défensives « Le PSG a fait douter le Bayern beaucoup trop tôt et trop facilement. Il faudra en tirer tous les enseignements. » « Le PSG a joué avec ses atouts reposant sur son arme préférée, le contre. En cela, le PSG s’est procuré les occasions les plus tranchantes alors que l’on savait pertinemment comment évoluait les parisiens. »

Le Bayern a été cueilli à froid en jouant comme à son habitude avec un bloc haut et des arrières latéraux très offensifs, très portés vers l’avant pour apporter le surnombre. Sur le but encaissé, Laimer très haut, n’assure pas la couverture d’Upamecano venu presser Kvara qui avait repiqué dans l’axe en aspirant le français. Attentiste, l’autrichien ne presse pas non plus Ruiz qui remise à Kvara en 1-2. Ce dézonage a fait perdre les repères aux bavarois créant le décalage qui amène au but.

Si jouer haut, imposer un pressing intense vaut contre des équipes d’un moindre niveau en Bundesliga, vaut elle autant face à une équipe comme le PSG plus technique et vive ? Dès lors, malgré la nécessité de marquer pour recoller au score sur l’ensemble des 2 matchs, fallait il redoubler de prudence ? Fallait-il jouer moins haut en étant plus patient dans le pressing ?

==> Cette façon de jouer a ses forces et ses faiblesses et nécessite sans doute des adaptations en fonction des circonstances et des adversaires.

2) Adaptations offensives et impact psychologique « Les 20 premières minutes du PSG auront été épatantes, avec de l’engagement et un pressing incessant sur le porteur du ballon, le Bayern perdant trop facilement le cuir au milieu comme sur tout la durée de la match, du fait de l’activité croisée de la paire Ruiz/Nevès » « Les milieux Pavlovic Kimmich n’auront pas eu leur rendement habituel, la faute à un pressing haut du PSG ne permettant pas au Bayern de poser et développer son jeu. »

Avec un milieu très technique et capable de presser avec intensité le PSG aura su faire déjouer Kimmich et Pavlovic évoluant trop souvent dans un fauteuil en Bundesliga. Le Bayern ne s’est pas adapté, cherchant à conserver le ballon malgré tout. Peut être aurait il fallu chercher plus de verticalité, de spontanéité vers l’avant avec un jeu plus direct à certains moments bien avant que les Parisiens ne décident de défendre Fort Alamo ? Ou alors repasser derrière pour avancer à nouveau ?

« Sur les ailes, Olise a été cadenassé même si par moment Mendes a été mis au supplice, mais c’était trop peu pour peser sur la rencontre, avec parfois un peu trop d’individualisme avec ses décrochages qui avaient été parfaitement analysés par le staff technique parisien. De l’autre côté, Diaz aura beaucoup tenté, souvent sans réussite même s’il nous aura parfois régalé en baladant littéralement Zaîre Emery. Mais trop rarement, les bavarois manquant aussi – tous – de justesse technique hier soir. »

« Incapable de hisser son niveau de jeu, nombreux sont les bavarois a avoir été contraints de ne pas évoluer à leur vrai niveau (lire par ailleurs). Dans l’incapacité de passer à la vitesse supérieure quand il le fallait en craignant de toutes évidences les contres supersoniques du PSG »

Être à domicile, devant son public est parfois plus difficile qu’évoluer à l’extérieur. On veut briller et faire vibrer les foules ! C’était au Bayern d’attaquer pour rattraper le but en retard et de semer ensuite le doute dans les têtes parisiennes. En étant rapidement menés au score, frustrés sans doute de subir certaines injustices par rapport aux décisions arbitrales, les bavarois ont vu la pression psychologique augmenter. Cela a pu alors les faire déjouer ! Bien qu’étant professionnels, ils restent des être humains !

De plus, avec un jeu très stéréotypé, qui montre parfois ses lacunes, le Bayern peut toujours s’en remettre à l’exploit individuel d’un Diaz ou d’un Olise voir d’un Musiala. Mais lorsque ces joueurs n’ont pas le rendement habituel en étant parfois brouillons, pour diverses raisons (physiques, mentales ou tactiques), le plan bâti par le coach tombe à l’eau.

Face à une défense regroupée (le PSG a reculé et joué très bas pendant de longues minutes), passer dans l’axe avec des redoublements de passes peut s’avérer stérile face à des équipes de grande envergure qui savent défendre en bloc avec solidarité. Si des centres ont été tentés, ils sont restés peu nombreux et ont souvent manqué de justesse. La tête de Kane n’a pas assez été cherchée et donc quasi jamais trouvée. Un Goretzka (resté sur le banc) aurait sans doute eu un impact physique intéressant sur corners ou des centres. Avec la maitrise du cuir et un PSG acculé, un défenseur central athlétique aurait peut être lui aussi eu sa place dans une surface de réparation pour placer un coup de casque rageur ? Les attaques manquaient cruellement de variétés…

==> au final, on peut résumé en une seule expression, le manque d’adaptation.

« Se repose ce matin la profondeur du banc bavarois et les profils des joueurs. Le Bayern était incapable de surprendre hier et la première force d’Enrique aura été d’identifier les forces et atouts du Bayern et de les contrer. Le Bayern aura lui été incapable de maîtriser la paire Kvara Dembélé… comme à l’aller. »

L’absence de Gnabry aura fait mal dans la construction. Musiala dans un autre registre n’était pas au niveau qu’on lui connait.

Laimer, le marathonien, n’étant pas arrière latéral de métier peut parfois se montrer juste dans ce rôle. Stanisic manque parfois cruellement de concentration et oublie son marquage. Trop juste pour jouer à ce niveau ?

Davies est lui rentré trop tard dans ce match (pour quel motif ?).

Une charnière centrale très athlétique mais trop lente face à certaines flèches comme Kvara.

==> le Bayern va devoir recruter en fonction de ses lacunes. Kompany aura t’il le champ libre dans les choix ?

Et surtout saura t’il s’adapter tactiquement à l’avenir comme l’a fait Enrique ?

L’idée ici n’est pas de vouloir être calife à la place du calife. Mais de se poser des questions, d’analyser, en toute humilité, ce qui a fonctionné et surtout ce qui n’a pas fonctionné !

Pour ceux qui veulent revisionner les moments forts : https://www.canalplus.com/resumes-champions-league/h/dl/creplay-them-sport-resumes-champions-league/44708064_50001

Les stats et compos :

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