Le Journal du Real
·27 mars 2026
Bellingham face à la douleur : "Je n’avais jamais ressenti ça"

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·27 mars 2026

Dès ses débuts sous le maillot madrilène, Jude Bellingham s’est imposé comme un élément central. Buteur décisif, leader technique et mental, il incarnait l’avenir du club.
Pourtant, en novembre 2023, lors d’un match face au Rayo Vallecano, tout bascule. Une chute anodine en apparence provoque une luxation de l’épaule.
Le milieu de terrain décrit un moment particulièrement éprouvant : « C’était la douleur la plus intense que j’avais jamais ressentie jusqu’alors. J’ai eu l’impression que ça a duré une éternité », relate le quotidien AS, évoquant les secondes interminables avant l’intervention du staff médical.
Cette blessure ne sort pourtant pas de nulle part. Déjà à Dortmund, Bellingham avait été alerté sur la fragilité de son épaule. « On m’avait déjà dit que je devais me faire opérer après une mauvaise chute », explique-t-il.
Mais à l’époque, le calendrier international et la Coupe du monde avaient pesé dans sa décision de repousser l’opération. À son arrivée à Madrid, les douleurs semblaient avoir disparu, renforçant l’idée qu’il pouvait continuer sans intervention chirurgicale.
Ce choix, dicté par son ambition et son sens du devoir, va pourtant se retourner contre lui. « Tout le monde m’a dit que je devais me faire opérer, mais c’était ma première année au Real Madrid et je ne voulais pas laisser l’équipe en plan », reconnaît-il. Une décision compréhensible, mais lourde de conséquences pour sa condition physique et ses performances.
Depuis son arrivée, Bellingham a réalisé 85 % de passes réussies, contre 78 % lors des matchs où il ressentait la douleur, selon Opta.
Au fil des mois, la blessure à l’épaule s’installe comme une menace permanente. Même sans douleur constante, elle impacte son jeu. « Jouer en sachant que si je tombais, elle risquait de se déboîter à nouveau m’empêchait d’être au meilleur de ma forme », admet Bellingham. Cette crainte invisible modifie ses mouvements, ses duels, et limite son engagement dans certaines situations.
L’Anglais reconnaît aujourd’hui avoir sous-estimé l’impact global de cette blessure. « Elle a eu un impact important sur le reste de mon corps », explique-t-il, évoquant les compensations physiques et la fatigue accumulée. Le mental, lui aussi, a été mis à rude épreuve, notamment après la défaite en finale de l’Euro face à l’Espagne. « Je ne voulais pas que ce soit mon dernier souvenir pendant trois mois », confie-t-il, justifiant une nouvelle fois son choix de retarder l’opération.
Avec du recul, le verdict est clair : « J’ai décidé de continuer une année de plus et je n’aurais pas dû le faire ». Une lucidité rare pour un joueur de son âge, qui témoigne d’une prise de conscience importante. Désormais opéré et en phase de récupération, Bellingham se projette vers l’avenir avec ambition. « Je suis désormais en meilleure forme physique et je peux retrouver mon niveau », assure-t-il.
À 22 ans, le milieu madrilène a déjà appris une leçon essentielle : même au plus haut niveau, écouter son corps reste une priorité. Une expérience douloureuse, mais fondatrice pour la suite de sa carrière.









































