Let's Go Metz
·21 janvier 2026
Benoît Tavenot : « Le FC Metz m’a appelé, j’ai dit : je viens ! »

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Fraîchement promu à la tête du patient grenat, Benoît Tavenot s’est présenté à la presse locale et a fait le point sur son plan d’action pour maintenir le FC Metz en Ligue 1.
Le jour d’après. Le centre d’entraînement de Frescaty accueillait la presse spécialisée ce mercredi matin. À l’ordre du jour, la présentation de Benoît Tavenot, fraîchement désigné nouveau coach du FC Metz. Après un mot rapide de circonstance sur l’éviction inéluctable de Stéphane Le Mignan, Bernard Serin devait s’atteler à une périlleuse explication de texte sur le choix de son remplaçant : « Stéphane Le Mignan a travaillé d’arrache-pied pour comprendre l’effectif que nous avions et pour apporter des idées qui ont par moment, même souvent, donné du plaisir à nos supporters. Il y a eu beaucoup plus de jeu et cette philosophie nous a sans doute fragilisés défensivement. La décision de changer d’entraîneur est toujours très difficile ».
Pour le président du club à la Croix de Lorraine, l’ancien adjoint de Frédéric Antonetti jouissait d’une avance considérable sur ses concurrents, puisqu’il connait bien la maison grenat, ses rouages et son fonctionnement. Avec un effectif que les dirigeants messins jugent à l’unisson comme capable de rivaliser face aux équipes « de notre championnat », le choix de Benoît Tavenot semblait le plus réaliste à très court terme. « Le ressort que l’on a quand on est dirigeant, c’est de changer d’entraîneur pour impulser une nouvelle direction dans les principes de jeu, dans l’animation pour retrouver des résultats. Nous avons un effectif complet et de qualité. L’essentiel était de trouver un coach qui relève le challenge, qui soit prêt à le relever rapidement en étant conscient de la difficulté mais également du potentiel de l’effectif », ajoute Bernard Serin.

Crédit photo : Philippe Lecoeur/FEP/Icon Sport
Si le silence de Frédéric Arpinon n’aura échappé à personne, le nouvel entraîneur messin pouvait quant à lui démarrer son opération séduction face des journalistes méfiants et encore sonnés par le retour du second de Frédéric Antonetti. Et il faut bien l’avouer, Benoît Tavenot s’en est plutôt bien sorti. Dès ses premiers mots, une réelle détermination timbrait son discours : « Je suis très content d’être ici. Il y a quarante-huit heures, j’étais très loin du football, très loin de Metz et en deux heures lundi soir, tout a basculé. Il n’y a pas de question à se poser, je viens ici parce que le maintien est possible, tout simplement, je ne viens pas ici pour me relancer personnellement. Je crois profondément en ce club. J’y croyais quand je suis parti il y a trois ans, je crois profondément aux gens qui y travaillent, aux dirigeants et aux supporters. Je ne me suis posé aucune question, le FC Metz m’a appelé, j’ai dit « je viens« ».
Le discours est beau, la mission pas impossible, et Benoît Tavenot n’a pas perdu de temps et était déjà sur le pont dès mardi sur les terrains d’entraînements : « On s’est mis au travail dès mardi, et ce mercredi après-midi, je vais recevoir les joueurs individuellement. Je veux connaître leur ressenti, leur vision. On n’a pas un mois pour être prêt, il faut l’être dès dimanche ». Prudent mais déterminé, le nouveau coach grenat a déjà une idée précise de ce qui l’attend : « Il faut mettre un gros casque et foncer sur les seize matchs qui restent et maintenir ce club en Ligue 1 car il le mérite. Il y a des joueurs pour gagner des matchs. Il y a des choses à changer comme le fait de prendre moins de buts et c’est la première chose sur laquelle travailler ».

Crédit photo : Julien Buret/LGM
Après la tentative louable mais manquée par Stéphane Le Mignan de faire du FC Metz un club au jeu léché et dominateur, place au pragmatisme froid et à l’efficacité défensive. Un retour en arrière de quelques années lorsque Benoît Tavenot dirigeait les séances de Frédéric Antonetti. Reste à voir si le choc thermique ne sera pas trop lourd à digérer pour les joueurs, à quatre jours de recevoir l’ogre lyonnais : « J’ai cette image qui me colle à la peau, celle d’être le « petit » de Fred, mais je ne le renie pas du tout. On s’est bien entraîné avec le groupe. C’était dynamique et investi. Je suis content de démarrer à domicile, Saint Symphorien doit être une force, en permanence et jusqu’à la fin ».
Interrogé, fort logiquement, sur le gap entre la Ligue 2 – où il vient d’échouer avec Bastia – et la Ligue 1, Benoît Tavenot trouve les mots justes : « Je ne vois pas mon métier comme ça. La seule chose qui change c’est la qualité des joueurs et le nombre de SMS que j’ai reçus. Mais si le FC Metz avait été en National, je serai venu quand même. La Ligue 1 c’est très bien, il y a des beaux stades, des bons joueurs, plus d’argent, mais je ne me dis pas « je suis entraîneur de Ligue 1 », ce n’est pas mon moteur. Moi ce que j’aime ce sont les entraînements, les joueurs, les faire progresser. Je serai entraîneur de Ligue 1 quand j’aurai fait cinq-cents matchs comme Fred ».

Crédit photo : Mikael Frank/LGM
Comment faire du FC Metz une équipe compétitive dès dimanche face à Lyon ? Voilà bien une équation difficile à résoudre. Pour autant, Benoît Tavenot s’apprête à mener ses troupes au combat pour les cinq prochains mois. La suite ? Elle s’écrira selon l’issue de l’opération maintien qui démarre : « L’idée c’est de bien travailler. Et si on travaille bien, je serai le plus heureux de rester au FC Metz. On verra au mois de mai ». Une chose est sûre, le nouvel entraîneur messin a déjà une idée bien précise de ce qu’il veut voir sur le champ de bataille, et ce, dès dimanche face à Lyon : « Je veux une équipe agressive et dynamique. Et quand je dis agressive, je ne dis pas que je veux des voyous. Je veux que l’on empêche cette équipe de Lyon de jouer, et je veux que l’on emmène ce stade. L’idée c’est de repartir sur quelque chose de nouveau de suite et que les gens repartent du stade satisfaits de ce qu’ils ont vu. Mais tout cela c’est mental, c’est dans l’approche du match, c’est ce que l’on veut donner ».
Le moment le plus important de la saison se jouait peut-être ce mercredi après-midi, puisque Benoît Tavenot devait recevoir individuellement chaque joueur de l’effectif, exception faite de Cheikh Sabaly et Habib Diallo, pas encore rentrés de leurs festivités suite à la victoire à la Coupe d’Afrique des Nations : « Je vais leur poser deux questions : la première, est-ce qu’ils veulent faire partie de l’effectif d’un FC Metz qui se maintient. Si c’est oui, l’autre question ce sera, qu’est-ce qu’ils doivent faire de mieux pour y arriver ». Les premières réponses devraient rapidement être dévoilées. Un nouveau paradigme que le public attend et espère avec beaucoup d’à priori. La fin de règne de Frédéric Antonetti, et de fait celui de Benoît Tavenot, s’était soldée par une vraie cassure avec le public grenat. Le temps est donc venu d’y croire à nouveau et de juger sur pièce. Premier acte, dimanche à 17h15.
Crédit photo : Arthur Carmier/L’ami hebdo (Image en Une)







































