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·22 septembre 2026
Billet d’humeur – Ce PSG ne tourne pas encore rond, et ce n’est pas forcément inquiétant

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·22 septembre 2026

Le Paris Saint-Germain s’est imposé dimanche sur la pelouse de l’Olympique de Marseille (1-2). Encore une victoire, donc. Pourtant, difficile de regarder ce début de saison en se disant que Paris joue déjà très bien. Et finalement, c’est peut-être là que notre regard sur cette équipe mérite d’être un peu recalibré.
Il ne faudrait surtout pas tomber dans le piège inverse. Parce que le PSG gagne, il faudrait trouver des qualités cachées à chaque approximation, transformer chaque match moyen en démonstration de caractère et expliquer que tout était prévu. Non.
À Marseille, Paris a longtemps manqué de spontanéité, de précision et surtout de cette facilité offensive qui lui permet, lorsqu’il tourne vraiment bien, de donner l’impression que les occasions arrivent presque toutes seules. Plusieurs joueurs cherchent encore leur meilleur niveau et le collectif fonctionne davantage par séquences que pendant 90 minutes.
Vitinha (26 ans), en est finalement un bon exemple. Le Portugais paraît actuellement moins tranchant, moins souverain, parfois même un peu moins juste. Cela n’empêche pas Luis Enrique (56 ans) de continuer à énormément compter sur lui. Et c’est assez logique : être moins bon que son meilleur niveau ne signifie pas soudainement être devenu mauvais.
Cette phrase paraît terriblement banale. Dans le football actuel, elle ne l’est visiblement plus tant que ça.
Paris sort de deux Ligues des champions consécutives. Il a surtout connu des périodes où son football était tellement maîtrisé que le moindre recul saute désormais aux yeux. Quand on a vu cette équipe déplacer le ballon vite, presser ensemble et créer des décalages presque mécaniquement, un match simplement correct finit vite par paraître mauvais.
Le piège est là. On ne compare plus vraiment le PSG à ses adversaires ou même à ce qu’est normalement une équipe au mois de septembre. On le compare au meilleur PSG des deux dernières saisons.
Évidemment qu’il perd à ce petit jeu.
Pourtant, depuis la défaite contre Monaco (1-2), Paris a battu le Slovan Bratislava (6-1), Brest (0-1) puis Marseille. Trois matchs très différents, trois victoires. Cela ne prouve pas que tout est réglé. Cela montre simplement qu’au milieu d’une période où son football reste imparfait, le PSG continue d’avancer.
Et ça, ce n’est pas complètement anodin.
Le danger serait évidemment de s’installer trop confortablement dans cette lecture. On peut gagner sans être brillant pendant quelques semaines. Beaucoup moins facilement pendant une saison entière. Le PSG devra retrouver davantage de rythme, de constance et surtout cette impression de maîtrise qui a accompagné ses plus grandes performances.
Mais nous sommes encore en septembre. C’est probablement le détail qu’on oublie le plus facilement.
Il y a quelques mois seulement, cette équipe terminait une saison immense. Depuis, les corps ont enchaîné, la concurrence s’est renforcée, certains automatismes bougent et plusieurs cadres ne sont simplement pas encore au maximum. Il serait étonnant que tout reparte immédiatement comme si quelqu’un avait appuyé sur « continuer la partie ».
Alors oui, le PSG peut et doit mieux jouer. Dire l’inverse serait fermer les yeux. Mais il existe une sacrée différence entre une équipe qui joue moins bien et une équipe qui ne sait plus jouer. Pour l’instant, Paris ressemble beaucoup plus à la première.
Et s’il arrive déjà à gagner pendant cette période-là, tant mieux. Le vrai problème commencera le jour où son meilleur football ne reviendra pas. Pas celui où, au mois de septembre, il tarde encore un peu à se réveiller.