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·1 février 2026
Bruno Ecuele Manga : “C’est compliqué quand à 2h du matin, le propriétaire vient cogner à la maison, fort, et menacer votre père en lui disant de payer le loyer…”

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·1 février 2026

Pour Brut Afrique, l’ancien défenseur central des Girondins de Bordeaux, Bruno Ecuele Manga, s’est remémoré à quel moment le football avait pris une part importante dans sa vie.
« Le foot arrive sérieusement quand je suis en quatrième, quand je suis encore au collège. C’est là où mes moyennes ont commencé à baisser, et c’est là que j’ai commencé à jouer dans un petit club au Gabon. Mon père ne le savait pas (rires). Puis, je suis allé au FC105 (Libreville). En fait, juste avant ça, il y a eu une situation qui a fait que mon père me laissait faire du foot. Ce qui s’est passé, c’est qu’à la maison c’était compliqué. On devait deux ou trois mois de loyers… C’est compliqué quand à deux heures du matin, le propriétaire vient cogner à la maison, fort, et menacer votre père en lui disant de payer le loyer sinon vous sortez… Là, je ramène un peu d’argent à la maison, et j’explique à mon père comment j’ai fait pour l’avoir. Je lui ai dit que c’était grâce au foot. Il n’était pas très d’accord, mais il a accepté. C’est à ce moment-là qu’il a commencé à me laisser la liberté de faire du foot. Au FC105, j’ai commencé à grandir, et j’ai fait une année où je jouais en première division. C’est la deuxième année que j’ai commencé à avoir un salaire. Au Gabon, il n’y a pas vraiment de centre de formation, et les études ne sont pas adaptées à ça. Un jour, à l’entrainement j’arrive et le coach me dit que je suis un bon joueur, qu’il veut me garder mais que l’école c’est aussi important, et donc qu’il allait falloir que je fasse un choix. Je n’ai pas répondu, car je voulais toujours aller à l’école. Le choix s’est fait naturellement ».
Aujourd’hui, et depuis de nombreuses années, il est le capitaine de la sélection du Gabon.
« C’est plus qu’une fierté de représenter son pays. Des fois, quand on est dans l’émotion, on ne se rend pas compte. C’est après qu’on se rend compte qu’on est vraiment capitaine du pays quoi… C’est vraiment une fierté. Rien que d’en parler, j’en ai la chair de poule ».
Il évoqua la prochaine échéance en sélection, à savoir la Coupe d’Afrique des Nations.
« C’est le groupe de la mort, comme on dit. En même temps, le Gabon, à chaque fois qu’on est allés à la CAN, on n’a pas toujours été épargnés des ‘gros’. On prépare cette CAN sereinement. Je pense que tout le monde a ça un peu dans le coin de la tête. On sera tout simplement prêts ».








































