"Ça n'intéresse peut-être pas assez" : les constats d'Hervé Renard sur le football féminin en France | OneFootball

"Ça n'intéresse peut-être pas assez" : les constats d'Hervé Renard sur le football féminin en France | OneFootball

In partnership with

Yahoo sports
Icon: Foot National

Foot National

·23 janvier 2026

"Ça n'intéresse peut-être pas assez" : les constats d'Hervé Renard sur le football féminin en France

Image de l'article :"Ça n'intéresse peut-être pas assez" : les constats d'Hervé Renard sur le football féminin en France

Invité de l'émission Rothen s'enflamme sur RMC ce jeudi 22 janvier, l'ancien sélectionneur de l'équipe de France féminine Hervé Renard (2023-2024) a dressé plusieurs constats concernant le football féminin en France.

Il fait partie des cinq (voire six) techniciens français qui vont prendre part à la Coupe du monde 2026 dans quelques mois (11 juin au 19 juillet). En compagnie de Rudi Garcia (Belgique), Sébastien Migné (Haïti), Sabri Lamouchi (Tunisie) et bien sûr Didier Deschamps (France), Hervé Renard sera présent sur le banc de l'Arabie Saoudite en Amérique du Nord. Soit sa quatrième participation à un Mondial après celles de 2018 avec le Maroc en Russie, de 2022 avec la sélection saoudienne au Qatar et de ... 2023 avec l'équipe de France féminine.


Vidéos OneFootball


En retard derrière l'Angleterre

Nommé quelques mois plus tôt en remplacement de Corinne Diacre, l'ancien coach de Sochaux et Lille s'était hissé avec les Bleues jusqu'en quarts de finale de l'épreuve, éliminé par le coorganisateur australien aux tirs au but. Un an plus tard, c'est de nouveau au stade des quarts que le natif d'Aix-lès-Bains (Savoie) a échoué lors des Jeux Olympiques de Paris 2024. Sa dernière échéance à la tête des Tricolores, avant de reprendre la direction du football masculin et de la sélection saoudienne. Dix-huit mois plus tard, Hervé Renard est justement revenu sur la place du football féminin dans l'Hexagone, à l'occasion d'un entretien accordé à l'émission Rothen s'enflamme sur RMC ce jeudi 22 janvier.

"On a une bonne équipe de football féminin mais il y a des manques", a tout d'abord estimé le double champion d'Afrique (avec la Zambie en 2012 puis la Côte d'Ivoire en 2015), qui déplore un retard sur l'Angleterre, "qui a décidé de passer à la vitesse supérieure" et qui est selon lui "déjà quasiment devant la France alors qu'elle est partie derrière. Certainement parce qu'il n'y a pas assez d'investissement, ça n'intéresse pas assez les sponsors. Qui dit investissement dit infrastructures, développement. À part Monsieur Aulas qui a démarré il y a quelques années (à Lyon) avec la conviction de se dire que ça allait marcher - et qui a tout fait pour que ça fonctionne -, il n'y en a pas beaucoup qui l'ont fait. Donc ça n'intéresse peut-être pas assez les gens en France", a jugé Hervé Renard.

"Ça ressemble plus au National qu'à un championnat professionnel"

Malgré une "bonne formation", ce dernier pointe des affluences insuffisantes dans les stades pour assister à des matchs de football féminin : "Les gens ne sont pas assez passionnés par le football féminin. On n'est peut-être aussi trop gâtés par le football masculin depuis des années, donc c'est peut-être difficile pour le football féminin d'embrayer." Le tableau n'est pas si noir pour autant pour le sélectionneur saoudien. Car "il y a une volonté avec Monsieur (Philippe) Diallo et depuis qu'il y a Monsieur Aulas qui est arrivé à la Fédération pour s'occuper de la ligue féminine de football".

"Il y a une volonté mais il faut aussi des budgets assez conséquents, un développement d'infrastructures, a-t-il repris. Mais il faut se dire la vérité, les clubs de Ligue 1 sont parfois réticents à ce que leur équipe féminine joue dans leur stade principal. C'est rien qu'un facteur, et quand vous jouez sur un terrain annexe, ça ressemble plus au National qu'à un championnat professionnel qui soit télévisuellement très bon. Oui, il y a des grandes affiches au Parc des Princes, il y en a eu au stade Groupama à Lyon. Par contre, avec l'équipe nationale, il y a quand même un engouement qui est important. Il faudrait réussir à passer ce plafond de verre, comme vous disiez. Il y aura d'autres échéances. Pour l'instant, elles n'ont pas été une réussite totale. Il y a eu quelques réussites, mais pas totales. Donc, il faut persévérer", a terminé par appeler Hervé Renard.

Retrouvez l'actualité du monde du football en France et dans le monde sur notre site avec nos reporters au coeur des clubs.

À propos de Publisher