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·19 mars 2026

CAN 2025 : Jean-Jacques Ndala, le seul homme que personne n'a jugé

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Comment évoquer cette crise sans parler de lui ?


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Jean-Jacques Ndala, arbitre de la finale de la CAN 2025

La polémique autour de la CAN 2025 ne retombe pas. Après la décision de la Confédération Africaine de Football de retirer le titre au Sénégal et de couronner le Maroc sur tapis vert, les débats continuent d’animer le continent. Pourtant, au milieu de cette crise, un acteur reste peu évoqué : l’arbitre Jean-Jacques Ndala.

Une première décision qui préservait tout le monde

Dans un premier temps, la CAF avait géré la crise avec une forme de prudence mesurée. Saisi après les incidents de la finale, le jury disciplinaire avait rendu un verdict à double tranchant : des sanctions infligées au Maroc et au Sénégal pour comportements antisportifs, mais le résultat du match maintenu. Le titre restait sénégalais. Ce choix avait au moins l'avantage d'une certaine cohérence. Punir les acteurs sans remettre en cause l'issue sportive.

Et surtout, aucune sanction ne frappait l'arbitre de cette finale sous tension maximale. Ni le score, ni le sacre des Lions de la Téranga n'avaient été remis en cause. Tout le monde pouvait respirer, du moins en apparence. Mais l'histoire n'en était qu'à son premier acte.

Le coup de tonnerre du jury d'appel

Deux mois plus tard, la CAF frappe à nouveau. Mais cette fois, le coup est différent, voire historique. Le jury d'appel, en s'appuyant sur les articles 83 et 84 du règlement de la CAN, requalifie entièrement la situation. Le départ des joueurs sénégalais du terrain est assimilé à un forfait. Verdict : victoire 3-0 pour le Maroc, titre retiré au Sénégal.

Une décision qui n'a pas de précédent dans l'histoire récente du football africain. Brutale dans sa forme, lourde dans ses conséquences, et vertigineuse dans ce qu'elle sous-entend. Car dans ce revirement spectaculaire, une seule chose ne change pas : l'arbitre, toujours, n'est pas sanctionné. Comme si la séquence pouvait être jugée sans en examiner le point de départ.

Jean-Jacques Ndala, l'homme au cœur du chaos

Pour comprendre ce qui s'est passé lors de cette finale, il faut revenir à l'essentiel : tout a commencé sur le terrain. Un but refusé aux Lions de la Téranga dans un contexte déjà surchauffé. Puis, quelques instants plus tard, un penalty accordé au Maroc après recours à la VAR. Deux décisions arbitrales majeures, dans les minutes les plus tendues d'une finale que les deux camps voulaient absolument remporter. Ces choix ont provoqué une réaction en chaîne. La frustration des joueurs sénégalais a débordé. La finale a basculé dans le chaos. Et c'est précisément ce chaos que la CAF a ensuite utilisé pour retirer le titre, sans jamais interroger les décisions qui y ont conduit.

Peut-on requalifier un match pour non-respect du règlement sans examiner, au même moment, la gestion arbitrale qui a conduit à cette situation ? Si le règlement a été mal appliqué sur le terrain, pourquoi l'arbitre n'est-il pas concerné par les sanctions ? Si ses décisions étaient conformes et justes, pourquoi modifier le résultat a posteriori ? Ces questions ne sont pas des accusations. Ce sont des exigences de cohérence. Et pour l'instant, elles restent sans réponse.

Un arbitre que la FIFA propulse vers le Mondial 2026 ?

Ce qui rend ce silence encore plus troublant, c'est la trajectoire de l'homme en noir depuis la finale. Loin d'être fragilisé, Jean-Jacques Ndala Ngambo a continué d'officier sur les pelouses africaines, notamment lors des compétitions interclubs de la CAF. Mieux : il a figuré parmi les 15 arbitres africains sélectionnés pour le séminaire de préparation de la FIFA en vue de la Coupe du monde 2026. C'est un signal fort. Une reconnaissance, même.

Mais ce signal, dans le contexte de cette finale toujours contestée, crée un malaise difficile à ignorer. Pendant que les équipes sont sanctionnées et qu'un titre change de camp, l'arbitre est promu. Il ne s'agit pas nécessairement de douter des compétences de Ndala Ngambo. Les grands arbitres font parfois des erreurs. C'est la nature même du football. Ce qui pose problème, c'est l'absence totale d'examen de ses décisions dans une affaire où elles sont centrales.

Quand les décisions d'un soir font basculer l'histoire d'une compétition, tous ces acteurs méritent d'être regardés avec la même exigence. Jean-Jacques Ndala Ngambo n'est peut-être pas fautif. Mais tant que personne ne le dira officiellement, le doute, lui, ne partira pas.

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