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·9 février 2026
CAN 2025 - Nigeria : Chelle revient sur le clash Lookman - Osimhen

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·9 février 2026

Éric Chelle, le sélectionneur du Nigeria, est revenu sur le clash qui a opposé Victor Osimhen et Ademola Lookman lors du match entre le Nigeria et le Mozambique.
Le 5 janvier dernier, le Nigeria ne faisait qu'une bouchée d'une Mozambique en s'imposant sur le score de quatre buts à zéro. Un succès qui lui permettait de rallier les quarts de finale de la CAN. Ademola Lookman avait ouvert les hostilités dès la 20e minute avant que Victor Osimhen ne s'offre un doublé (25e, 47e) et qu'Akor Adams n'alourdisse l'attention à l'entrée du dernier quart d'heure (75e).
Et pourtant, l'ancien joueur du LOSC et de Naples avait été remonté contre l'ailier de l'Atlético Madrid puisqu'il l'avait pris à partie au moment d'un corner en faveur des Super Eagles, vexé de ne pas avoir été servi par son partenaire sur une action précédente. Une scène qui n'avait pas manqué de faire parler. Invité à revenir sur l'incident, Éric Chelle a confirmé que ça avait été tendu.
Dans le podcast After Afrique, le sélectionneur des Super Eagles a déclaré : "Sur le terrain, il y a eu une discussion avec Lookman. Victor lui a dit: 'Il faut qu’on arrête de jouer devant les buts.' Ça a chauffé un peu, un petit accrochage, mais ça fait partie de la vie d’un vestiaire. À la fin du match, il rentre énervé, il a besoin de temps pour redescendre" explique-t-il dans des propos rapportés par RMC Sport.
Il poursuit : "Et une fois redescendu, il redevient le Victor qu’on connaît. Il n’a jamais été question qu’il ne joue pas contre l’Algérie, jamais. Ce qu’il se passe dans le vestiaire reste dans le vestiaire. Je n’ai même pas eu besoin d’intervenir. On est rentrés à l’hôtel, ils ont discuté tous les deux, et c’était terminé. Devant les buts, ces deux gars-là, c’est du très haut niveau. Victor, c’est une machine."
Une chose est sûre, il est impressionné par le niveau de ses deux attaquants : "S’il ne fait pas son spécifique attaquant, s’il ne marque pas à l’entraînement, ça le rend fou. Il veut tout gagner. Pour lui, ce n’est pas la kermesse. Lookman, c’est pareil, mais plus calme. Franchement, des attaquants, j’en ai vu, mais frapper dans le ballon comme eux, pied droit, pied gauche… c’est du très, très haut niveau."
Enfin, il a fait part de l'humanité immense du buteur de Galatasaray : "Avant le match de l'Égypte (pour la troisième place), j’ai eu une discussion avec Victor sur le terrain. Je lui ai dit qu’il fallait absolument aller chercher cette troisième place. Mais je voyais qu’il était blessé, que ça n’allait pas du tout. Alors je lui ai dit: 'Je suis fier de ce que tu as fait depuis que je suis à la tête de cette équipe. Si un jour tu as besoin de moi, quoi qu’il arrive dans ta vie, tu m’appelles, je viens.'" Quand je suis arrivé, tu étais déjà un grand joueur, moi je ne suis pas arrivé comme un grand entraîneur. Il m’a regardé et il m’a dit: 'Coach, peut-être que tu étais un petit entraîneur, mais maintenant tu es un grand entraîneur.' Là, j’ai fondu en larmes. Franchement, c’était dur d’enchaîner l’entraînement derrière."
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