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·3 juin 2026
CDM 2026 - Zoom sur les États-Unis : une énorme chance à saisir

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·3 juin 2026

Découvrez notre preview sur les États-Unis pour cette Coupe du Monde 2026.
Il y a une pression particulière à organiser une Coupe du Monde sur ses propres terres. Les États-Unis la connaissent bien puisqu’ils l’avaient déjà vécue en 1994, atteignant les huitièmes de finale devant leurs supporters avant de s’incliner face au Brésil. Trente-deux ans plus tard, le contexte est radicalement différent. Qualifiés d’office en tant que pays hôte, ils bénéficient du chapeau numéro un et évitent ainsi l’Argentine, le Brésil, la France et l’Espagne dès la phase de groupes. Un avantage non négligeable. Mais les attentes, elles, ont explosé. L’objectif le plus réaliste reste d’atteindre les huitièmes de finale, ce qui n’a plus été réalisé depuis 2014. Une génération entière de joueurs américains évolue désormais dans les meilleurs championnats européens : Christian Pulisic à l’AC Milan, Weston McKennie à la Juventus, Giovanni Reyna au Borussia Mönchengladbach ou encore Folarin Balogun à l’AS Monaco. Une profusion de talents que le pays n’avait jamais connue. Dans le groupe D face au Paraguay, à l’Australie et à la Turquie, les États-Unis partent favoris pour se qualifier. La vraie question est ce qui viendra ensuite.

⭐️⭐️⭐️
Barème :
⭐️ Ne devrait pas passer le 1er tour⭐️⭐️ Peut se qualifier en phase à élimination directe⭐️⭐️⭐️ Peut passer plusieurs tours⭐️⭐️⭐️⭐️ Sérieux outsider⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ Favori à la victoire finale

Gardiens de but : Chris Brady (Chicago Fire, USA), Matt Freese (New York City FC, USA), Matt Turner (New England Revolution, USA)
Défenseurs : Max Arfsten (Columbus Crew, USA), Sergino Dest (PSV, HOL), Alex Freeman (Villarreal, ESP), Mark McKenzie (Toulouse FC), Tim Ream (Charlotte FC, USA), Chris Richards (Crystal Palace, ANG), Antonee Robinson (Fulham, ANG), Miles Robinson (FC Cincinnati, USA), Joe Scally (Borussia Mönchengladbach, ALL), Auston Trusty (Celtic, ECO)
Milieux de terrain : Tyler Adams (Bournemouth, ANG), Sebastian Berhalter (Vancouver Whitecaps, USA), Weston McKennie (Juventus, ITA), Giovanni Reyna (Borussia Mönchengladbach, ALL), Cristian Roldan (Seattle Sounders, USA), Malik Tillman (Bayer Leverkusen, ALL)
Attaquants : Brenden Aaronson (Leeds, ANG), Folarin Balogun (AS Monaco), Ricardo Pepi (PSV, HOL), Christian Pulisic (AC Milan, ITA), Timothy Weah (Olympique de Marseille), Haji Wright (Coventry City, ANG). Alejandro Zendejas (Club América, MEX)
Folarin Balogun (AS Monaco) : Son histoire avec la sélection américaine aurait pu ne jamais exister. Né à Brooklyn, formé à Arsenal, Balogun a longtemps évolué avec les équipes de jeunes anglaises avant de devoir trancher entre les Three Lions et les États-Unis. Un choix cornélien, et une décision qui a finalement penché du côté de son pays natal. Dès sa première convocation, il s’impose immédiatement : il inscrit son premier but en finale de la Ligue des Nations de la CONCACAF face au Canada, en juin 2023, décrochant son premier titre en sélection. Cette saison à l’AS Monaco, malgré quelques turbulences, il affiche un bon bilan de 13 buts et 5 passes décisives en Ligue 1. Déjà décisif à 12 reprises en sélection avec 8 buts et 4 passes décisives, l’attaquant de 24 ans aborde ce Mondial à domicile avec une conviction affichée : "C’est une très grande opportunité, j’ai vraiment hâte de représenter l’Amérique sur nos terres et de rendre le pays fier." Sur ses terres et face à son public, il a l’occasion de confirmer les progrès effectués cette saison en club.
Mauricio Pochettino : Ancien finaliste de la Ligue des Champions avec Tottenham en 2019, champion de France avec le PSG en 2022, l’Argentin avait tout connu des grandes scènes européennes avant de répondre à l’appel américain. Pour la première fois de son histoire, la fédération américaine s’offrait un entraîneur de tout premier plan, un signal fort et même presque une déclaration d’intentions. Le bilan depuis a été contrasté : de belles victoires en Ligue des Nations, suivies de défaites contre le Panama et le Canada qui ont semé le doute. La publication de sa liste a elle aussi suscité des critiques, avec notamment l’éviction surprise de Tanner Tessmann, vécue comme une "grosse surprise" par l’intéressé. Mais Pochettino assume, comme toujours. "Mon objectif est de laisser un héritage durable et de transformer notre talent naturel en réussite sur le terrain." Une ambition à la hauteur d’un pays qui n’a jamais dépassé les huitièmes de finale, et d’un homme qui n’a jamais eu peur de viser haut.








































