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·5 mars 2026
Cédric Berthelin, l’un des gardiens de la flamme lensoise qui a aidé les nouveaux « à comprendre ce qu’était ce club »

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·5 mars 2026

« Trois points, cha ch’est fait, on rintre al baraque ! » L’exclamation de joie de Cédric Berthelin avait fait marrer beaucoup de monde après la victoire à Auxerre. Sa phrase a même fini sur un étendard brandi par les supporters de Lens. Depuis son retour à la maison, l’entraîneur des gardiens du Racing entretient la flamme et les valeurs du Bassin minier.
Revenu au club il y a un an avec son poulain Hervé Koffi, Cédric Berthelin, personnalité lumineuse et enjouée, fait partie de ces enfants du cru. Le natif de Courrières avait passé plus de dix ans au Racing avant de quitter le nid et de revenir en 2025 avec un statut différent.
Et dans un club qui a vu un nouveau staff arriver cet été, lui fait partie de ces garants de la culture lensoise. « Comme d’autres membres du staff, comme Eric Sikora, comme Vincent Lannoy, ce sont des gens qui sont nés footballistiquement ici et qui ont fait une grande partie de leur carrière, même si Cédric s’est beaucoup exporté, souligne Pierre Sage. Pour Cédric, je peux vous prendre l’exemple de quand on allait visiter le centre historique minier (de Lewarde en début de saison). Lui, tout de suite, il a fait des liens avec ses grands-parents. C’est là que j’ai compris quel était le niveau de relation que les gens d’ici avaient avec ce travail-là à ce moment-là. Et chacune des familles avait été impactée d’une certaine manière par ces choses-là. Écouter leurs témoignages, parce qu’ils étaient un peu tous dans cette situation, m’a permis de comprendre pourquoi les supporters étaient aussi accrochés à ces choses-là. Et c’est le fait justement de baigner dans le contexte, et justement avec des gens historiques du contexte, qui nous a aidés à comprendre ce qu’était ce club, les attentes de son public et aussi la place du derby. »

« Le club a été créé avec les mineurs, dont l’histoire est immense, reprend Cédric Berthelin dans les colonnes de L’Équipe. Et j’y suis forcément rattaché parce que j’ai perdu mon grand-père maternel à la mine. Il travaillait dans un puits à Évin-Malmaison, remplaçait un copain qui était parti se marier, il ne devait pas être là. Il s’est détaché pour un truc qu’il n’aurait pas dû faire et il est tombé de 18 mètres. Du jardin de mon grand-père paternel, on voyait les matches de Nœux-les-Mines, celui de Gérard Houllier. Mon attachement au foot et à la région, ça commence là. »
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