« Cela ne dépendait pas de nous » : Gigi Buffon fait le point à un peu plus d’un mois des barrages qualificatifs pour la Coupe du Monde | OneFootball

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·16 février 2026

« Cela ne dépendait pas de nous » : Gigi Buffon fait le point à un peu plus d’un mois des barrages qualificatifs pour la Coupe du Monde

Image de l'article :« Cela ne dépendait pas de nous » : Gigi Buffon fait le point à un peu plus d’un mois des barrages qualificatifs pour la Coupe du Monde

Dans une interview accordée à La Stampa, Gianluigi Buffon, chef de délégation de la Nazionale, a fait le point sur l’Equipe d’Italie à un peu plus d’un mois des barrages qualificatif de la Coupe du Monde. En voici les meilleurs extraits

À une quarantaine de jours du début des barrages pour la Coupe du monde, le stage de préparation n’a pas été accordé et aucun signal positif ne laisse espérer davantage de temps de travail à Coverciano. Comment vit-on cette situation ?


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« J’ai toujours fait de la nécessité une vertu. En tant qu’homme, joueur puis dirigeant, je n’ai jamais cherché à me créer des alibis. Nous avons fait des propositions, elles n’ont malheureusement pas abouti, et c’est tout. La raison pour laquelle nous nous battons avec autant d’acharnement est tellement grande, élevée, forte et belle… »

Les clubs semblent être les seuls à ne pas l’avoir compris… « Nous ne nous attendions pas à recevoir de l’aide. Notre seul objectif est donc d’arriver à ces deux matchs dans les meilleures conditions possibles, en donnant une image de collectif et d’altruisme hors du commun. »

Vous avez rencontré certains joueurs à Londres et d’autres ailleurs en Italie. Que peuvent apporter ces dîners ? « Nous voulons préserver le groupe et Rino ne laisse rien au hasard, car il y croit énormément. Les joueurs nous ont transmis des énergies positives : ils sont encore des rêveurs, avec l’enthousiasme qu’il faut. La disponibilité est totale : Chiesa, par exemple, devait s’entraîner tôt le matin à Liverpool et a fait quatre heures de voiture pour passer une petite heure avec nous. »

Depuis son arrivée, Gattuso travaille à recréer un esprit de famille. Où en êtes-vous ? « Le sélectionneur a été vraiment exceptionnel. Personne, comme lui, n’appelle chaque semaine tous les joueurs et ne sait mieux sur quels leviers agir pour éviter que cette énergie positive ne se disperse. Nous sommes convaincus qu’il apporte, et apportera encore, énormément à l’équipe. »

Qu’est-ce qui inquiète avant Italie–Irlande du Nord du 26 mars, puis une éventuelle finale contre le pays de Galles ou la Bosnie ? « Que l’équipe conserve cette condition psychophysique. Mais nous avons déjà reçu des signaux forts, notamment de la part des joueurs de l’Inter, au vu de la manière dont s’est terminée leur saison. »

Avec le recul, referiez-vous quelque chose différemment ? « Cela ne dépendait pas de nous, mais le tirage de la seconde rencontre aurait pu être plus favorable : jouer à domicile aide. Cela dit, nous devons d’abord penser au match de Bergame. Si nous parvenons à donner une image forte de nous-mêmes, le reste suivra naturellement. »

Les supporters rêvent de revoir l’Italie au Mondial et vous ont toujours soutenus. Est-ce une force compensatrice ? « C’est une force dont nous sommes conscients. Nous ressentons et touchons du doigt l’attente, l’affection et la proximité des supporters. Ce sentiment n’est pas artificiel : il est instinctif, presque animal. Les gens se sentent représentés par ces joueurs et par cet entraîneur. Ils se sentent partie prenante, et c’est la plus belle chose. »

La passion entraîne aussi une forte pression. Comment la gérer en tant que chef de délégation ? « Ces joueurs ont déjà une grande expérience pour y faire face. Certains ont gagné un Euro, d’autres ont vécu une élimination en barrages ou joué des finales de coupes européennes. Il faut garder une pensée positive : pouvoir se battre pour une qualification à la Coupe du monde est, dans ce moment historique, l’objectif numéro un. Pas seulement pour le football italien, mais pour la nation tout entière. »

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