OnzeMondial
·13 mai 2026
"C’est du mépris social !", avant Lens-Nice, la Populaire Sud explose et flingue la SNCF et la direction

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·13 mai 2026

Alors que le Stade de France s’apprête à vibrer pour la grande finale, le ciel s’assombrit au-dessus de la Côte d’Azur. En cause : une logistique ferroviaire impossible qui prive des milliers de fans du voyage de leur vie.
Nice-Paris. Un trajet classique, presque banal. Mais pour un supporter de l'OGC Nice, ce trajet est devenu un parcours du combattant financier et politique. Depuis des semaines, les groupes de supporters et le club s'activaient en coulisses pour organiser la marée rouge et noire dans la capitale pour la finale de la Coupe de France. Mais à mesure que les jours défilent, l’enthousiasme laisse place à une amère réalité, le parcage niçois, d'ordinaire bouillant, peine à faire le plein.
L'explication est tombée, cinglante, dans un communiqué du groupe Populaire Sud. Le coupable est désigné : la SNCF. Malgré l'anticipation des besoins, aucun train spécial à tarif décent n'a été affrété. "Quand on demande plus de 350 euros à un supporter niçois pour suivre son club, ce n’est plus du transport : c’est du mépris social", fustigent les Ultras.
Le groupe dénonce une sélection par l'argent et un désintérêt total pour le football populaire. Selon eux, le réveil tardif du club n'a pas suffi à briser l'immobilisme des transporteurs : "Au final, la réponse de la SNCF a été un non catégorique. Une nouvelle preuve que les supporters sont toujours les derniers pris en considération".
Conséquence directe de ce fiasco logistique et de l'absence d'un déplacement officiel organisé, le secteur Populaire ne sera pas plein. Un crève-cœur, surtout que le tifo prévu pour la finale est annulé. Des semaines de travail et d'investissement partent en fumée. Pour les Ultras, les discours politiques ne sont que de la « communication » et de l'« hypocrisie ». La fracture est désormais totale, non seulement avec les autorités, mais aussi avec la direction d'un club qu'ils jugent « en ruine » et ayant « perdu toute identité ».
L'ambiance s'annonce électrique, mais pas forcément de la manière attendue par les instances. Si les supporters assurent qu'ils seront présents à Paris par leurs propres moyens, le message envoyé aux joueurs et aux dirigeants est glacial, inutile de venir les saluer. "Nous arriverons sur Paris quand nous voulons, et où nous voulons", prévient le groupe.
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