Olympique-et-Lyonnais
·30 mars 2026
Christian Bassila, directeur de l'OL Académie : "Important que les jeunes puissent voir les pros"

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·30 mars 2026

L'un des gros chantiers de l'OL est le changement de site pour l'Académie. En tant que nouveau directeur, pouvez-vous nous donner des nouvelles ?
Christian Bassila : Ça fait à peu près un an, plus ou moins un an, qu'on a annoncé le swap. Bon, là, on avait une période électorale. On n'allait pas faire des dépôts pour faire des choses comme ça. Pour le moment, c'est encore à l'étude au niveau de l'implantation sur Décines, mais c'est toujours dans les projets. Donner une durée comme ça, ça va être compliqué. Mais on se dit qu'il faut que d'ici 24 mois, on ait fait des choses. Au moins qu'on ait une visibilité claire sur l'échéance rapide.
Vous avez connu Tola Vologe et Gerland. Vous faites partie de ces gens qui disent que ça va être un bien de se remettre avec les pros ?
Après, c'est fait, c'est fait. L'Académie a été scindée en deux, je ne vais pas revenir dessus. Demain, il va y avoir une nouvelle organisation.
Ça fait peut-être partie aussi des choses qui vous ont fait revenir, le fait de se rassembler avec les pros ?
Non, pas forcément. Après, vous savez, vous allez avoir deux écoles. Il y a une école qui va dire que le fait d'avoir les pros, c'est bien parce que ça donne un visuel pour les jeunes. Et puis l'autre, que le fait d'avoir scindé est un faux problème. Moi, la vraie question, aujourd'hui posée, est de savoir si ce changement a eu un impact sur la qualité des joueurs qui ont été formés ?
Et quel est votre avis là-dessus ?
Pour moi, à partir du moment où ça n'impacte pas la qualité des joueurs qui ont été formés, moi, je suis vraiment formateur. C'est-à-dire, ce qui va m'intéresser, c'est le développement du joueur et la formation du joueur. Si, effectivement, on me dit que le fait de ne pas être sur le même site que les pros, on a formé des joueurs qui sont moins performants, je me questionnerais. Moi, je ne suis pas persuadé que ç'a eu un impact... Peut-être pour le joueur, et ça, je ne suis pas à la place des joueurs. Moi, je peux juste vous dire ce que ça faisait avant. C'est vrai que, quand je suis arrivé, c'est vrai que de mon balcon, je voyais l'entraînement des grands. Forcément ça donne envie. Ça renforce l'attachement.
Pour vous dire, j'étais à Clairefontaine, avec l'INF. Il y avait l'équipe de France. On n'a été voir aucun entraînement de l'équipe de France. Pourquoi ? Je leur ai dit : "non, mon rôle, ce n'est pas de vous rajouter du rêve au rêve. Mon rôle, c'est de vous laisser dans une réalité et de vous faire travailler." Parce qu'en plus de ça, moi, l'INF, je devais sélectionner des ligues pour les équipes de France. Donc, vous pouvez très bien être sur le même site et pas forcément avoir une interaction.
C'était une vraie volonté de votre part ?
C'est une vraie volonté. Je préfère laisser les jeunes dans leur projet, dans leur réalité. Et ça ne va pas les impacter puisqu'il y a Mathys Tel qui est en équipe de France Espoirs. Et c'est bien parce que moi, quand j'avais des joueurs qui étaient dans l'équipe de France, c'est eux qui revenaient au bâtiment. Je disais : "Ah, vous revenez parce que vous vous rappelez". Ils savaient très bien que les jeunes qui étaient maintenant à leur place n'allaient pas venir à l'entraînement. C'était même bien car des fois, ces anciens joueurs de l'INF venaient eux-mêmes voir nos séances. Ce sont eux qui venaient voir les séances. Les Griezmann, les Thuram, c'est eux qui s'arrêtaient sur le côté pour voir les séances.
C'était une bonne chose et une source de motivation?
Oui, mais attention... Je disais, quand l'équipe de France passait, aux joueurs "Il y a un joueur qui tourne la tête, il rentre au bâtiment". Parce que souvent, on s'entraînait sur un terrain et les joueurs de l'équipe de France passaient à côté. Donc, vous imaginez bien qu'ils avaient tous envie d'aller les voir. Mais en fait, je leur ai expliqué que leur état d'esprit, c'est bien. Moi, mon état d'esprit, c'est que demain, ils devaient prendre leur place.









































